09 août 2008

Thailand - 9 aout

Aie, aie, aie ! Ma tete ! La nuit fut courte et le sommeil absolument pas reparateur ! L'heure est aux serments d'ivrognes, aux "plus jamais ca", a la contrition generalisee et la repentance.

Cela dit, on s'est bien marre, et en allant prendre mon petit-dej' ce matin, j'apprends que mon meilleur ami de Sukothai (aujourd'hui, point de jeu de mots foireux a base de gay ; je les ai epuises, et il faut bien varier les plaisirs) a fait encore plus fort, puisque lui a score un double ! Apres un echange standard de recits gravleux, de lamentations diverses, de promesses de sobriete et autres solides resolutions, je loue une moto et me dirige vers les ruines a nouveau.

Mon Zidane, que c'est difficile (vous l'auraez compris, mon nouveau Dieu porte le #10) ! Le ventre bougonne, la tete bourdonne, et le coeur palpitonne. Vaille que vaille, je m'efforce de tout voir, apres un petit-dejeuner et un cafe salvateurs.
Malgre mon etat de faiblesse, j'en prends plein les yeux, et je ne me lasse pas de la beaute du parc et de toutes ces ruines. Bien entendu, j'ai mitraille l'endroit sous tous les angles, tel un japonais sous ecstasy, et malgre toute ces briques rouges, aucune pulsion violente ne m'assaille. C'est meme tout le contraire, mais peut-etre est-ce l'effet de la gueule de bois...

Toujours est-il que je n'en suis toujours pas revenu. Je ne suis pas franchement le genre a debiter du "Oh my god!" (ou "Oh my Zid'!") a tout bout de champ, mais je n'ai pas arrete de me le dire, tout au long de la journee. Il devait y avoir un cote comique, a me voir marmonner des "Petain, que c'est beau !", ou encore "Bordeaux de mer, c'est incroyable". Mais ca l'etait vraiment a ce point-la. En vrai, le langage etait un peu plus, comment dire, fleuri, mais vous n'avez qu'a inserer votre juron prefere a la place, et ca marche pareil.

Je ne saurais trop vous conseiller Sukothai, c'est completement magique. J'ai bien entendu 1 million de photos, que je tiens a la disposition de quiconque est interesse, mais c'est vrai que ca ne remplace pas la vision directe.

Apres cette belle journee, je me suis remis en route, pour Phitsanulok, ou se trouve la maison des trains ( (c) Dam's). Et c'est la que tout a deaille (sauf mon train, heureusement pour moi). Mon meilleur ami de Sukothai est desormais mon ex-meilleur ami ! Apres m'avoir jure-crache, croix de bois, croix de fer, qu'il avait fait le necessaire pour changer mon billet de train, j'ai eu une bien desagreable surprise, arrive a la gare...

J'etais cense me presenter au guichet, montrer mon billet et une note manuscrite, et en echange de 50B, on me fournissait un nouveau ticket. Sauf que le guichetier me montre mon billet et me dit que mon train est deja parti...
Merci je uis au curant, mais j'ai une reservation et il faut juste me fournir un nouveau bout de papier, fut ma reaction, en substance. Et c'est la qu'il me montre le dos dudit billet... en gros, pour changer l'heure de son train, il faut s'y prendre maximum 1h AVANT le depart d'icelui, et, comme il l'avait fait remarquer, ,on train etait parti depuis longtemps !

Qu'a cela ne tienne, je demande un nouveau billet pour Bangkok, et - surprise surprisee - le train de minuit affiche complet ! Pas grave, je prends celui d'avant, celui qui arrive en theorie a 5h du mat', et paie mon billet. Sauf que, apres avoir paye mon billet, il ne me restait plus que 60B en poche !

Evidemment, l'heure est trop tardive pour changer de l'argent, et adieu mes reves de bon repas et d'internet en attendant mon train. A la place, ce fut un pad thai sur un trottoir, ce qui n'est pas deramatique, loin s'en faut.
Le proleme va plus se poser demain, a Bangkok. En gros, il va falloir que sqatte la gare de 5h a 8h, en attendant que le bureau de change ouvre, et ca fait iech', quand meme ! En plus, ca va retarder d'autatn mon arrivee a la plage, rognant sur mon precieux et limite temps de rotissoire...

On verra bien demain, mais ce qui est sur, c'est que Eok m'a enculer ! Comme quoi, il est parvenu a ses fins, le salaud.

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