Salut a tous et toutes,
Je sais, ca fait longtemps, et si j’en juge par le volume de courrier que j’ai recu pendant mon silence, tout le monde s’en bat l’oeil. Qu’a cela ne tienne, vous me connaissez, ce n’est pas parce que personne n’ecoute que ca va m’empecher de parler pour autant. Alors je me demande un peu par ou commencer cette bafouille, certains souvenirs etant assez lointains, et d’autres voiles dans un nuage ethylique.
Beaucoup d’evenements marquants se sont deroules, ces deux derniers mois, et c’est dur de choisir le plus important : la grippe aviaire qui paralyse l’Europe (0 morts, pourtant), les manifs anti-CPE, la double elimination du quintuple champion de France de football, le chikungunya, bref : que des catastrophes aux consequences horribles. Et au milieu de toutes ces mauvaises nouvelles, un rayon de soleil, illuminant l’actualite internationale tel la torche de la Statue de la Liberte sur des immigres ritaliens accoudes au pont de l’Andrea Doria : mon anniversaire.
Je ne vais pas jeter la pierre a tout ceux qui l’ont oublie, ni remercier les 7 personnes qui y ont pense (c’est deja fait), mais plutot vous conter ma soiree, aux relents Jean-Proutiens, ce qui n’est pas peu dire. Vous excuserez l’absence de details croustillants, mais je suis fidele – “moi”, suis-je tente d’ajouter, mais je n’en ferai rien – et j’etais bourre, donc difficile de se rappeler de tout.
Ca a commence le vendredi 3 mars, qui est donc la date de mon anniversaire – pour ceux qui voudraient la noter pour l’an prochain – ou je suis sorti en mini-comite avec Nico, un glorieux ancien combattant, et Pierrot, mon copain mon poto, pour aller etancher une soif apparemment inextinguible et de bon aloi sous ces temperatures tropicales. Ces-dernieres auront eu raison de ma legendaire resistance a l’alcool, en m’incitant a boire bien plus que de raison. Car a l’envie de faire la fete – ce qui pour les hommes et aussi pour Prestige veut generalement dire “se bourrer la gueule” – s’est ajoutee une soif bien legitime qui me faisait alterner un whisky-coke (pour la deconne) avec une biere (pour les oligo-elements).
A ce rythme-la, tres vite, il n’y avait plus personne ! Heureusement pour moi, pas trop de temoins oculaires ou auditifs de ma decheance… c’en eut ete fait de ma reputation deja bien fragile ! Le fait marquant de la soiree, mis a part la cuite que je me suis prise (j’insiste, car ca faisait vraiment longtemps), c’est que j’ai failli me battre avec un jeune, boutonneux et impetueux, qui faisait rien que me bousculer au bar ! Vraiment glorieux jusqu’au bout, j’vous dis… Enfin bon, il ne s’est rien passe d’autre, mes kilos superflus l’ayant certainement impressionne. Comme quoi etre gros, ca sert, des fois. Dire que je ne croyais pas Gaspard et Belette, sur ce point !
Le deuxieme acte du samedi 4 mars – qui est donc le lendemain de mon anniversaire, ce qui permet d’en deduire la date et d’oublier les oublis malencontreux – a ete plus difficile, mon desormais grand age m’interdisant les regenerations express Sup 2 Cons-style (a prononcer a la Bryce) a base de Coca McDo et de McDo. D’ailleurs, y a pas de McDo, ici. Apres un dejeuner reparateur, au restaurant, et a l’eau, ce qui m’a valu nombre de moqueries de la part des convives presents, j’ai passe le plus clair de mon apres-midi a me prelasser au bord de la piscine et a jouer a la Playstation. Comme quoi, avec un an de plus, j’ai vraiment l’impression d’avoir muri et pris du plomb dans la tete ! Mais faute de plomb, j’avais cette meme tete dans un etau que j’essayais vainement d’oublier tout au long de l’apres-midi. Faute d’y arriver, je me suis donc applique a me souvenir de la soiree de la veille, sans plus de succes.
Et la, coince que j’etais entre souvenir et oubli, il etait deja temps de me bouger pour aller au resto avec des potes du boulot. C’est fou comme le temps passe vite, quand on a la gueule de bois ! Donc un bon petit resto, ou j’ai recu des k-dos supers : un gros orque gonflable pour la piscine, et deux bouquins richement illustres sur le foot. Ce resto a ete suivi d’un gros festival au Lush, petite boite branchouille pour expats HoChiMinhois. Au debut, petites motivation et forme, en particulier pour Nico, Pierrot et moi – on se demande pourquoi ! – mais doucement mais surement, on a remonte la pente, 2 bouteilles de Vodka-Redbull nous servant de tire-fesses, sur ce coup. Ca parait abuse, comme ca, mais on a compare le prix du verre et celui de la bouteille, et y avait pas photo !
C’est toujours difficile de raconter ce genre de moments, mais c’etait bien sympa. On a ensuite ete rejoint par quelques gars de l’equipe de foot, pour le plus grand bonheur des celibataires de l’assistance, car les premiers n’etaient pas venus seuls ! Et Thierry, mon equivalent commercial chez Apex, a ete assez present, c’est le moins qu’on puisse dire. Permettez-moi de jeter un voile pudique sur les activites des personnes concernees, mais la Vodka-Toro Rosso commencait a deja bien faire effet… ce n’est que bien plus tard, en compulsant l’album de photos de mon telephone portable, que j’ai pu lever partiellement le voile sur ce moment, qui n’appartient qu’aux personnes concernees. C’est-a-dire pas a moi.
Apres, c’est le drame : enchainement a l’Eden, un bar beaucoup moins branchouille et beaucoup moins propre du quartier routard (le Dentiste s’en souviendra peut-etre), jusqu’a la fermeture. Il parait que j’ai re-pose ma bouteille de vodka, mais je ne me souviens de rien, si ce n’est en avoir bu. La verite doit etre ailleurs, sans doute... En parlant d’ailleurs, nous avons fini la soiree au Allez Boo, qui avait l’immense avantage d’etre ouvert. Cet argument commercial de poids nous a decide a y finir la soiree. Ne me demandez pas l’heure qu’il etait, je n’en sais rien ! La seule chose que je sais, en fait, c’est que quand je suis alle me coucher, il faisait jour. Bon, d’accord, il faisait pas grand jour, mais c’etait quand meme bien l’aube ! Heureusement, je me suis endormi en 2 mns 12, donc c’etait pas trop grave.
Un grand moment de sport, comme vous pouvez le voir, et la conclusion a laquelle j’arrive, c’est qu’il est vraiment temps que je prenne ma retraite ! Tel Roger Murtaugh, je me fais vraiment trop vieux pour ces conneries… Prochaine cuite : Fetes de Bayonne cet ete. Oui ! J’y serai ! Ben quoi ? Je sais bien que j’ai dit que j’etais a la retraite, mais ca n’empeche pas Platoche de jouer des matches avec le Varietes, non ?
A part ca, j’ai pas mal bosse, je me suis langui de ma chere et tendre qui visitait le Vietnam avec ses parents, je suis parti assister a des salons sur Hong Kong. Un voyage tres constructif, puisque je me suis achete un super jouet : plutot que d’en mettre des tartines sur le fait qu’il est trop top-genial-cool, je vous balance un petit lien, qui vous en dira plus : http://www.bestofmicro.com/actualite/12749-Sanyo-XACTI-C6.html Bien sur, je ne vous dit pas combien je l’ai paye – non pas par lyonnitude “vivons heureux, cachons nos richesses” – mais parce que c’est beaucoup moins que le prix annonce sur cette page et que je ne veux faire ni envieux, ni jaloux (oui oui, il y a une difference).
Pour clore ce message, qui est une fois de plus beaucoup trop long et qui ne manquera pas d’intimider toute personne ayant des velleites de reponse, je finis sur une note un peu plus grave, car l’heure est solennelle. Je vais bientot demenager ! Si. C’est vrai. Meme que. En revanche, je ne sais pas encore ou exactement, vu que je n’ai pas cherche. Mais mes parents ont – enfin – pose la dedite de la maison de An Phu-plage et je vais pouvoir etre de nouveau sevir sur mon motobike. Mais je suis pris d’un doute profond : une dedite se “pose”-t-elle ? Aie aie aie…
Bref, on s’en fout – surtout vous, les matheux et autres financiers – l’information essentielle etant que ma famille ne pourra plus m’appeler “Tanguy” dans mon dos, et que je vais recouvrer ma liberte de circulation. A noter, pour ceux qui ne connaissent pas la maniere de circuler des vietnamiens, que le mot “liberte” prend tout son sens, au pays du klaxon survitamine : sens interdit, feu rouge, autoroute a pied... aucune transgression n’est interdite. Il suffit de savoir jouer du portefeuille au cas exceptionnel ou un policier local, arborant fierement son absence de probite sur son visage et son uniforme rose saumon sur son corps, decide de vous arreter. Mais les policiers n’arretent quasiment plus les blancs non-accompagnes, car il suffit de jouer au gars qui comprend rien et de s’armer de patience, et le policier finit toujours par vous relacher. Ce qui me fait dire que la discrimination positive a du bon, en fin de compte. Et ca permet de verifier que cet adage de Benoit Poolevorde dans C’est arrive pres de chez vous n’est pas tombe dans l’oreille de sourds : “je prefere travailler petit, mais que ca rapporte beaucoup !” Et bien ici, c’est pareil : ils ne pratiquent plus que la population locale, beaucoup plus docile, forcement (les pauvres, quand meme !).
Boucle à boucler…
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Difficile moment que celui de la clôture d’un moment aussi important de
notre vie, à Isabelle comme à moi. Et assez intéressant que je choisisse la
période...
Il y a 17 ans