24 décembre 2008
Ca caille au bercail !
Je prends la plume pour une occasion de taille : je ne suis plus chômeur ! Je vais reprendre une activité professionnelle 4 mois jour pour jour après avoir atterri sur le tarmac familier de Lyon St-Exupery, puisque je commence le 5 janvier 2009. Mais c’est déjà dans les tuyaux depuis deux semaines, comme le savent quelques-uns d’entre vous. Zidane que ce fut long ! Même si tout le monde me dit que c’est un délai normal, voire rapide, j’avoue que ma motivation était un peu entamée…
Mais commençons par le commencement, à savoir mon retour au pays du fromage.
Tout a commencé sur le tarmac de St Ex’, que j’ai bisé tendrement, à l’instar de feu Jean-Paul II vingt ans plus tôt. Je suis arrivé le mercredi, complètement explosé par le décalage horaire, bien décidé à en découdre avec le marché du travail hexagonal. Mais la priorité n’était pas là, étant donné que le timing de mon retour était avant tout motivé par le mariage de Jimmy et Noémie, le vendredi. Le temps de repasser une chemise, de faire deux demi-nuits de sommeil, et de laisser retomber l’excitation, et me voila dans l’église de mon enfance, à St Pothin, qui, comme son nom l’indique, n’est PAS le saint patron des paparazzi et des chroniqueurs mondains (mais nous y reviendrons). Un battement de cil plus tard, c’est le début du cocktail, ou je m’engraine avec le Cornu, et où le serveur semble se prendre d’amitié pour nous. Un autre clin d’œil, et nous voila à table, en train d’écouter de forts émouvants discours… puis c’est le drame, je n’arrive pas à rentrer dans mon duvet, histoire de gouter un repos bien mérité. Le lendemain, groooooos mal de tête, mais une bonne leçon, j’espère !
A propos de leçon, je vous sens intrigués par ce Saint Pothin, qui en plus d’être un excellent gâteau (le favori de mon tonton), était un homme proprement fascinant. Vous l’aurez compris : c’est l’heure de la minute culturelle, dont c’est le Season Finale ! Saint Pothin était le premier évêque de Lyon, qui fut envoyé à la capitale (eh oui, à cette époque, c’était le cas !) depuis le Proche-Orient. Après une vie bien remplie, et une petite pause dans la persécution des chrétiens, il fut martyrisé avec Ste Blandine. Ce qui explique le design de l’église, ressemblant à un temple romain. C’est également le saint patron de Varrages, vers Draguignan. Mais revenons à notre mouton (ou chni, pour parler franc-comtois).
Après ces entrechats, je me suis mis en mode recherche d’emploi, avec abonnement aux newsletters sur les différents sites, contact avec les cabinets de recrutement, et mobilisation de mon réseau. Je passe pas mal de temps au cyber café (3-4 heures par jour), je me prends un abonnement de portable (et un iPhone, trodlabal !), et passe du temps avec Cornu, avant son retour en AfSud. Ensuite, une certaine routine s’installe : lecture de l’Equipe, repas, session quotidienne d’internet, passage d’entretiens, démarches administratives en tous genres (RMI, ANPE, Banque), diner, dodo… Le tout jusqu’au traditionnel apéro du vendredi, généreusement sponsorisé par mes amis plus fortunés… Pas mal d’entretiens, pas mal de réponses négatives, et pas mal d’aller-retour sur Paris (aux frais de lA NPrincEsse), en quête d’emploi, toujours.
La recherche s’avéra plutôt fructueuse, car j’ai été convoqué à beaucoup d’entretiens, ce qui est toujours encourageant, et surtout, qui permet de s’exercer pour « l’oral » (parce que je le vaux bien). C’est vrai que mes premiers entretiens n’étaient pas très bons, faute de préparation… cela dit, à force d’en passer, je me suis amélioré, après analyse de mes erreurs ou hésitations. Les conseils avisés de mes proches m’ont aussi été très utiles, notamment ceux du Dentiste, le go-getter absolu. Merci à lui ! Malheureusement, j’ai souvent perdu en finale… souvent short-listé, jamais choisi. En fait, je pense que mon parcours atypique attisait la curiosité des potentiels employeurs, qui m’ont donc volontiers rencontré. En revanche, en finale, j’étais souvent opposé a des profils plus expérimentés, plus diplômés, plus complets, et mon parcours atypique me desservait. Maintenant que c’est fini, je me dis que c’est pas trop grave, et qu’après une période prolongée en poste en France, mon CV sera encore plus percutant !
Pendant cette période rythmée par les entretiens d’embauche, peu de faits marquants, au final. Quelques anniversaires, pour célébrer les nouveaux trentenaires : Alessandra, Daphnée (2 fois !), Caner, Camille, plus la thèse de Dam’s, les 50 ans de mon tonton et les 18 de ma cousine. Des naissances aussi, avec le dernier opus des Malandrin, et le premier des Rivoire et des Femelat-Porte (j’ai pas pu résister). Rayon déménagements, mon autre cousine et Jimmy, et voila. Mine de rien, j’ai été bien occupé, surtout si on rajoute à cette liste les matches de foot au stade, à la télé, et ceux sur le terrain, ainsi que les « petites » bouffes entre amis (raclettes, fondue, bouchons lyonnais).
Le dernier point sur les résolutions, pour un résultat encourageant :
Ø Perdre les 10 kilos que j’ai ramenés de France ; ca, c’est fait, même si je suis en train de les reprendre, fin d’année oblige…
Ø Passer un cap dans l’écriture, pour essayer que ma plume mette du beurre dans mes épinards et/ou de produire quelque chose d’un peu plus concret que ces emails sans foie ni tête ; sauf si on compte du travail de traduction, c’est pas gagné ! Mais après tout, traduction ou pas, ma plume m’a permis de mettre du beurre dans les épinards, donc c’est rempli !
Ø En finir avec le célibat mode « one night stand » ; fini, et bien fini. Le fait de pas sortir, ca doit aider un peu à faire moins de conneries…
Ø Ranger ma chambre ; c’est fait en permanence, comme quoi il y a des choses qui changent…
Ø Voyager un peu plus en Asie du Sud-est. L’objectif est de voir le Cambodge, le Laos, et le Nord du Vietnam. Un petit tour supplémentaire en Thaïlande, ça serait pas dégueu non plus, du reste. Bon, le Cambodge, c’est râpé, mais j’ai fait un bon voyage en Thaïlande, donc c’est rempli. Pour plus de détails sur le voyage, je vous renvoie a mon blog : http://bricethenice.blogspot.com
Ø Assister au mariage de Jim et No, et pour ceux ou celles qui vont se marier cette année, c’est le moment de me le dire ! J’étais physiquement présent, même si j’ai peu de souvenirs de la soirée. Je soupçonne Mano d’avoir mis un truc dans mon champagne pour abuser de moi !
Ø Revoir ma Normandie ; j’y suis !
Ø Jouer à la Wii à la maison (appel aux colocs !) ; merci à Rigondas pour m’avoir prêté sa console, et permis de remplir l’objectif.
Ø Retrouver un job stable dans mon secteur d’activité, ou, comme dirait ma grand’mère : « avoir une situation » ; c’est la grande nouvelle de ce mail !.
Ø Rejouer au foot, au tennis, et pourquoi pas snowboarder en décembre, inch’Allah, ce qui implique d’être en bonne santé toute l’année. Ah oui, et il faut que je me fasse opérer d’un kyste dans le dos, mais ca n’urge pas ; le retour sur les terrains a été fracassant (déjà 2 buts !), et le kyste s’est mystérieusement résorbé a mon retour. Vivement le retour de la sécu et de la mutuelle d’entreprise pour faire un check-up complet.
Ø Faire une putain d’énoooooorme teuf pour mes 30 ans, tous vous voir à cette occasion, voir la fin de la soirée, et surtout m’en souvenir (appel aux photographes !) ; ca, par contre, je pense que ca va pas être possible, surtout que le moment est quand même bien passé. J’ai vraiment l’impression d’être maudit, dès que je me mets en tête d’organiser une teuf ! A la place, ca sera plein de petites teufs avec tous ceux disponibles. Pas mal non plus, comme programme !
Ø Mettre des ronds – pas de serviette – de côté. ; on reporte cette résolution au prochain exercice, en tête de liste.
Ø Prendre des cours de méditation transcendantale, pour ouvrir mes chakras et ainsi attirer la bonne fortune. Tant pis, ca sera pour l’an prochain !
Bilan : 10 / 13. Pas mal, pour une première ! Ce n’est pas un grand chelem, mais les objectifs principaux ont été remplis. Dommage pour les économies et les 30 ans, mais ce n’est que party remise… pour info, je ferai une fête pour mes 33 ans, histoire de célébrer ma date de naissance (le 3/3). A part ca, il va être temps de commencer à penser à la liste pour 2009…
Pour parler un peu plus en détail du boulot en question, il s’agit d’un poste d’acheteur dans une société qui produit des pétards et des feux d’artifice. C’est donc fort légitimement que je me sens prêt à faire des étincelles (rires enregistrés) ! Si tout se passe bien, dans un an je passe responsable Achats. C’est intéressant car ils ont 90% de leurs fournisseurs en Chine, donc je vais être amené à beaucoup voyager là-bas, et peut-être apprendre une nouvelle langue. Il veulent aussi développer des sources dans d’autres pays d’Asie, donc je devrais pouvoir faire financer un petit voyage au Vietnam aux frais de la princesse Pétard. Beaucoup de travail en perspective, mais un challenge motivant, donc je suis tout feu tout flamme (re-rires enregistrés).
Je vous souhaite à tous, à toutes, à vos moitiés et autres rejetons, de joyeuses fêtes de fin d’année !
16 septembre 2008
Thailande - 15 aout (avec beaucoup de retard!!!)
Pas beaucoup de choses me sont arrivées aujourd’hui, alors autant raconter le peu que j’ai fait, avant de passer à la minute culturelle.
Je me suis levé assez tôt, vers 8h30, car je n’arrivais plus à dormir, malgré tous mes efforts. Il faut croire que mes 2 soirées consécutives à recharger les accus ont porté leur
Du coup, j’en ai profité pour tenter ma chance avec les transports publics pour rallier l’aéroport. Un coup de Skytrain, le bus #551, et me voilà arrivé ! Ensuite, j’ai pas mal attendu, car arrivé un peu avant 11h, mais ca m’a permis de bouquiner, et de petit-déjeuner.
Et maintenant, dans la rubrique « le saviez-vous ? » : le véritable nom de Bangkok n’est en fait pas du tout apparenté. En thaï, le nom complet est le suivant : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit.
43 syllabes qui , apparemment sont une source intarissable de jeux à boire. La traduction complète, maintenant : « Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn. ».
Quand même, les thaïs ne sont pas fous, et le nom a été raccourci en « Krung Thep » (Cité des Anges) pour la vie de tous les jours. Ca doit surement vouloir dire que le dimanche, pendant les repas de famille, ils utilisent le nom complet.
Alors pourquoi « Bangkok » ? Ben, à cause des étrangers, évidemment ! En fait, quel que soit le pays et quel que soit le problème, c’est toujours de la faute aux étrangers. Ce qu’il s’est passé, c’est que la capitale a été fondée sur un petit village appelé Bang Makok, et ces vils étrangers, plutôt têtus dans leur genre, n’ont jamais fait l’effort de s’adapter. Etonnant, non ?
J’ai ensuite embarqué pour mon vol, et dès la salle d’embarquement, j’ai retrouvé les Vietnamiens tels que je les avais laissés : bruyants, sans-gêne, et malpolis. Un vrai bonheur ! Malgré ca, j’étais content de rentrer, car ca me rapprochait du retour au pays.
14 août 2008
Thailand - 14 aout
Je me suis donc dirige vers l'un des mega-centres commerciaux du quartier, le MBK. Un mil-shake pour la gorge - made in Burger King pour Colt - des cachetons pour la fievre, et une paire de jeans, en guise de shopping therapeutique.
Apres, j'ai profite du fait de me trouver dans un pays technologiquement superieur pour aller au cinema. Mais pas n'importe quel cinoche : l'IMAX, excusez du peu ! Et je suis alle voir le dernier Batman, que j'ai beaucoup apprecie, du reste.
D'ailleurs, c'est marrant, parce qu'avant le film, ils jouent l'hymne royal, et tout le monde se leve. Moi qui croyait que ce genre de choses n'arrivait que pour Danette...
En resume, une journee plutot lente, avec un Bryce mou du genou. En fait, je n'ai rien fait d'autre que glander au centre commercial, tel un teenager americain. Et demain, c'est le grand depart, donc ca sera tout pour Bangkok. Enfin, presque tout, puisque je consacrerai ma minute culturelle de demain a la cite des anges.
Pourquoi "Cite des Anges" ? Vous le saurez demain !
13 août 2008
Thailand - 13 aout
En fait, j'ai passe la soiree avec une petite thaie, etudiante en pharma, et en vacances apres ses exams. Je vous arrete tout de suite : on n'a QUE regarde la teloche et discute. Enfin disons plutot que l'on a converse, car "discuter" a ete perverti il y a une quinzaine d'annees de ca (le coupable se reconnaitra).
C'etait mignon comme tout, et vraiment relaxant. Apres une bonne nuit de sommeil, je me suis mis en route pour la plage, une derniere fois. Et ca n'a pas loupe : j'ai pris un coup de soleil ! Bon, c'est pas trop grave : j'ai bien mis du lait apres-soleil, et je ne vais plus m'exposer. "I will survive", diraient Ses apotres.
Je suis ensuite monte dans un mini-van, direction Bangkok. Grace a ce trajet, j'ai desormais emprunte tous les modes de transport disponibles en Thailande : des infames tuk-tuk a l'avion. Petite perf' qui me conforte dans l'idee que je suis vraiment un homme du peuple, a l'instar de notre grrrrrrrrand timonier (roulements de tambour, tagada bling-bling).
Arrive a Bangkok, ce n'etait pas completement la meme histoire. Le trajet en mini-van s'est revele etre mi-figue, mi-raisin. Pas glop : pas de place pour les jambes, et la radio thaie ; Glop-glop : rapide (moins de 3h) et arrivee en plein centre-ville. En revanche, "mon coup de soleil qu'il est pas trop grave" m'a completement demonte : grosse fievre, sueurs froides, et plus un poil d'energie. C'est bien simple, pour rallier mon hotel, j'arrivais a peine a mettre un pied devant l'autre.
C'est pour ca qu'une fois arrive, j'ai tout simplement tire le rideau.
12 août 2008
Thailand - 12 aout
Depuis le debut de mon sejour, je vois partout des portraits d'elle, les petits drapeaux bleus (sa couleur) ornes de son sceau sur toutes sortes de batiments, et des polos bleux en plus grand nombre qu'habituellement.
Mais je realise que je vais un peu vite en besogne. Il faut d'abord que je vous explique vite fait l'importance de la famille royale en Thailande. Ici, le roi - et donc la reine, le prince, et les princesses - est absolument venere, et le mot n'est pas trop fort.
Il n'a aucun pouvoir politique theorique, a l'instar de la reine d'Angleterre, mais son autorite morale et spirituelle est en pratique immense, a l'exact oppose du prince Charles. Et malgre les nombreux coups d'Etat qui jalonnent son regne (depuis 1948, excusez du peu), il est le seul element stable d'un pays politiquement bancal.
Bref, on ne plaisante pas avec le roi : son portrait est partout, tout comme son sceau, et sa couleur, le jaune. Et le crime de lese-majeste est severement reprime, avec 7 ans d'emprisonnement pour le coupable. 2 exemples recents de condamnation : un touriste suisse qui, bourre un soir, a dessine des moustaches sur un portrait ; et un poete celebre qui l'a compare a un skipper, allusion a son gout pour la voile. Comme vous le voyez, il faut faire attention a ce qu'on dit !
Donc aujourd'hui, c'est happy birthday pour la reine, et c'est aussi le jour de la fete des meres. Normal, vu que la reine est LA mere. Donc c'est un jour ferie, permettant aux thais d'honorer leurs meres et leurs epouses comme il sied. Toutes les villes montent des podiums, avec pestacle et bal , un peu partout.
Contamine par tout cet amour ambiant, j'ai moi aussi honore a ma facon les meres thaies et envoye des cartes postales a ma maman, ma grand-maman, et ma vieille tante indigne. Je prie pour qu'elles arrivent, car je ne sais pas si elles sont suffisamment affranchies ! Jour ferie oblige, le bureau de poste etait ferme, et j'ai achete mes timbres au 7 eleven. Le caissier m'a assure que c'etait suffisant, mais bon... si ca se trouve, il comprenait rien et s'est contente de repondre par l'affirmative a toute mes questions. A l'asiat', en somme.
Donc si vous me lisez, bonne fete a toutes les mamans ! J'espere que ca repare mon oubli des fetes des meres francaise et viet. Et longue vie a la reine Sirikit !
Pour le reste, il a beaucoup plu aujourd'hui, donc pas de plage mais une longue balade a pied, du bouquinage, et une orgie de fruits de mer au marche nuit pour diner. Ce soir, je me couche tot pour bien profiter de ma derniere journee a la mer.
Demain en fin d'apres-midi, je reprends le bus pour Bangkok. Au programme : shopping et cinema, plus un petit tour en ville pour voir les quelques endroits que je n'avais pas eu le temps de voir la derniere fois.
11 août 2008
Thailand - 11 aout
Hier, je suis alle boire des coups a cote du mache de nuit et j'ai rencontre un couple d'Australiens bien sympas. Un peu trop sympas, en fait, ce qui a bouti a 2-3 bieres de trop et a une bonne flemme ce matin !
Reveil paisible, petit-dej' solide et direction la plage. C'est qu'il faut en profiter un max' le matin, car les apres-midis sont en general gris (grises ?), pendant la mousson. D'ailleurs, il faisait tellemetn beau et chaud que le sable me brulait les pieds ! J'ai donc installe mon campement au pied d'un cocotier, a l'ombre.
Ensuite, la routine : bouquin, plouf, musique, plouf, creme solaire, et on recommence. Bouffe, puis rebelote, meme si le temps etait crachineux. L'eau restait a bonne temperature et au moins le sable ne brulait-il plus mes petits petons fragiles et delicats. Ensuite, je suis parti boire une biere en attendant que le nuage passe.
Bon, vous etiez prevenu : le recit de mon farniente n'a rien d'un thriller ! Rassurez-vous : demain, on fera le plein de culture.
10 août 2008
Thailand - 10 aout
Je suis arrive a 6h et des brouettes, ce qui m'arrangeait bien, en fait. J'ai pu faire du change immediatement au guichet "information", et meme si je me suis fait baiser sur le taux, je n'avais pas beaucoup le choix, vu qu'on est dimanche. J'avais evidemment occulte ce detail...
Apres cela, j'ai suate dans un taxi. Ma destination finale : la gare routiere de Sai Tai Mai, qui dessert le Sud du pays. La, je prends un ticket pour Hua-Hin, avec depart a 7h30, arrivee 11h. Finalement, je l'aurais eue, mon apres-midi de bronzette !
J'ai pris une chambre dans une guest-house, tenue par un couple nollandais-thai fort sympathique. J'ai eu un bon prix - saison des pluies oblige - et je suis installe dans une chambre qui a tout de la cabane dans un arbre. Certes, c'est petit, mais confortable et j'ai egalement le petit-dej' et l'internet illimite compris dans le forfait. D'ailleurs, merci la basse saison, car la chambre que j'occupe est normalement devolue a un employe. Bref, c'est decide, je reste jusqu'a mercredi !
L'apres-midi s'est derooulee sans evenement marquant : j'ai mate un peu l'halterophilie, avec une medaille d'or a la cle pour la Thailande, j'ai re-dedicace un Burger King a Colt, et j'ai rattrape mon retard sur la mise a jour de mon blog, grace a l'internet illimite.
Sinon, j'ai passe un bon bout de temps a bouquiner. Je suis en train de lire un livre absolument bouleversant: D'abord ils ont tue mon pere, de Loung Ung. C'est l'hstoire vraie d'une petite cambodgienne qui a 5 ans en 1975, au moment ou les Khmer Rouge accedent au pouvoir. Franchement, ce recit est a peine croyable et en le lisant, je suis tour a tour horrifie, degoute, scandalise, revolte, triste, bref, toute la palette des emotions y passe.
Je vous exhorte a le lire, car on est finalement assez mal informe sur ce regime, qui a decime la population. du Cambodge. Et encore, "decime" est loin de la verite ; ce n'est pas un dixieme, mais bien un quart (!) qui a peri lors de cette triste periode. Completement hallucinant...
A part ca, je suis alle me faire des fruits de mer au bord de l'eau pour diner, suivi de quelques bieres dans un bar, mais en restant raisonnable cette fois.
En parlant de foot, toutes mes prieres sont dirigees vers l'OL et la 8e merveille du monde, pour ce soir. Et oui, j'ai bien dit "prieres". Si Zidane est mon nouveau Dieu, Karim est son prophete. Ou plutot sa reincarnation, bouddhisme ambiant oblige, d'autant plus qu'ils portent tous deux le #10. Si c'est pas un signe, ca ! Bref, allez l'OL !
09 août 2008
Thailand - 9 aout
Cela dit, on s'est bien marre, et en allant prendre mon petit-dej' ce matin, j'apprends que mon meilleur ami de Sukothai (aujourd'hui, point de jeu de mots foireux a base de gay ; je les ai epuises, et il faut bien varier les plaisirs) a fait encore plus fort, puisque lui a score un double ! Apres un echange standard de recits gravleux, de lamentations diverses, de promesses de sobriete et autres solides resolutions, je loue une moto et me dirige vers les ruines a nouveau.
Mon Zidane, que c'est difficile (vous l'auraez compris, mon nouveau Dieu porte le #10) ! Le ventre bougonne, la tete bourdonne, et le coeur palpitonne. Vaille que vaille, je m'efforce de tout voir, apres un petit-dejeuner et un cafe salvateurs.
Malgre mon etat de faiblesse, j'en prends plein les yeux, et je ne me lasse pas de la beaute du parc et de toutes ces ruines. Bien entendu, j'ai mitraille l'endroit sous tous les angles, tel un japonais sous ecstasy, et malgre toute ces briques rouges, aucune pulsion violente ne m'assaille. C'est meme tout le contraire, mais peut-etre est-ce l'effet de la gueule de bois...
Toujours est-il que je n'en suis toujours pas revenu. Je ne suis pas franchement le genre a debiter du "Oh my god!" (ou "Oh my Zid'!") a tout bout de champ, mais je n'ai pas arrete de me le dire, tout au long de la journee. Il devait y avoir un cote comique, a me voir marmonner des "Petain, que c'est beau !", ou encore "Bordeaux de mer, c'est incroyable". Mais ca l'etait vraiment a ce point-la. En vrai, le langage etait un peu plus, comment dire, fleuri, mais vous n'avez qu'a inserer votre juron prefere a la place, et ca marche pareil.
Je ne saurais trop vous conseiller Sukothai, c'est completement magique. J'ai bien entendu 1 million de photos, que je tiens a la disposition de quiconque est interesse, mais c'est vrai que ca ne remplace pas la vision directe.
Apres cette belle journee, je me suis remis en route, pour Phitsanulok, ou se trouve la maison des trains ( (c) Dam's). Et c'est la que tout a deaille (sauf mon train, heureusement pour moi). Mon meilleur ami de Sukothai est desormais mon ex-meilleur ami ! Apres m'avoir jure-crache, croix de bois, croix de fer, qu'il avait fait le necessaire pour changer mon billet de train, j'ai eu une bien desagreable surprise, arrive a la gare...
J'etais cense me presenter au guichet, montrer mon billet et une note manuscrite, et en echange de 50B, on me fournissait un nouveau ticket. Sauf que le guichetier me montre mon billet et me dit que mon train est deja parti...
Merci je uis au curant, mais j'ai une reservation et il faut juste me fournir un nouveau bout de papier, fut ma reaction, en substance. Et c'est la qu'il me montre le dos dudit billet... en gros, pour changer l'heure de son train, il faut s'y prendre maximum 1h AVANT le depart d'icelui, et, comme il l'avait fait remarquer, ,on train etait parti depuis longtemps !
Qu'a cela ne tienne, je demande un nouveau billet pour Bangkok, et - surprise surprisee - le train de minuit affiche complet ! Pas grave, je prends celui d'avant, celui qui arrive en theorie a 5h du mat', et paie mon billet. Sauf que, apres avoir paye mon billet, il ne me restait plus que 60B en poche !
Evidemment, l'heure est trop tardive pour changer de l'argent, et adieu mes reves de bon repas et d'internet en attendant mon train. A la place, ce fut un pad thai sur un trottoir, ce qui n'est pas deramatique, loin s'en faut.
Le proleme va plus se poser demain, a Bangkok. En gros, il va falloir que sqatte la gare de 5h a 8h, en attendant que le bureau de change ouvre, et ca fait iech', quand meme ! En plus, ca va retarder d'autatn mon arrivee a la plage, rognant sur mon precieux et limite temps de rotissoire...
On verra bien demain, mais ce qui est sur, c'est que Eok m'a enculer ! Comme quoi, il est parvenu a ses fins, le salaud.
08 août 2008
Thailand - 8 aout
Et le bouquet final, hier soir en rentrant : la musique en provenance de la boite d'a cote. Enfin, quand je dis "musique", il faudrait plutot parler de "boum-boum", et pas dans le bon sens du terme !
Je ne suis pas le dernier a apprecier la musique electronique, ce que certains d'entre vous qualifieraient de "boum-boum", je l'admets. Mais ce n'etait pas le cas ici. Ce boum-boum etait aussi desagreable que le 2e volet du film eponyme, et aussi repetitifs que les aces du tennisman surnomme ainsi. Et ce, jusqu'a plus de 3h du mat', heure a laquelle j'ai enfin succombe a l'epuisement.
Du coup, mes projets de partir a l'aube en furent compromis. Au lieu de prendre le 1er bus, a 7h, j'ai pris le suivant, a 8h45. En revanche, j'ai eu le temps de passer a la gare pour prendre mn billet de train pour Bangkok demain. Petit bemol: le train que je voulais prendre pour le sud est complet. En meme temps, j'aurai pu m'en douter.. On verra une fois sur Bangkok si je peux choper un bus ou si je dois adapter mes plans pour la enieme fois : aller ailleurs, ou a un autre moment... rien n'est jamais definitif au pays du bouddhisme !
Arrive a Sukothai sur le coup de 14h, tout est devenu limpide : plus la peine d'aller a Ko Pha-Ngan, surtout que les temps de trajet, ainsi que les horaires, ne sont plus du tout adaptes. J'avais tout calcule avec un train de nuit, me permettant d['attraper le bateau de 7h, ce qui me permttait de choper les 2e bateau a temps, et d'avoir un bonne apres-midi de bronzette.
Mais j'y reviendrais en temps et en heure, quand je serais la-bas. Pour l'heure, je suis a Sukothai, ancienne capitale du royaume, et inscrite au patrimoine mondial ed l'UNESCO. Ca se comprend, car c'est vrament charmant.
Je me suis fait un petit plaisir, apres la turne de la veille, en me prenant un bungalow dans une charmant guest house. J'ai ete accueilli par le managre e l'endroit, Eok, et il avait l'air extremement content de me voir. N'ayons pas peur des mots, il etait meme franchement gay.
J'ai donc use sans honte de mon legendaire pouvoir d'attraction pour qu'il m'emmene voir un peu les ruines, m'economisant ainsi un aller-retour en taxi. J'avais prevu de visiter le lendemain, mais l'occasion fait le larron. Et je dois dire que Sukothai es vraiment a couper le souffle. En gros, le parc forme un carre d'environ 1 mile de cote, et tout y est paisible.
J'ose meme l'emprunt : là, tout n’est qu’ordre et beauté, / Luxe, calme et volupté. Desole pour le plagiat, mais il faut savoir reconnaitre quand les mots nous manquent. Et n'allez pas vous faire des idees: "volupte" n'indique en rien une quelconque experience avec mon gay lurron de chauffeur !
Ensuite, il fallait rentrer, car la nuit tombant, la guest-house a vu arriver plein de clients et mon meilleur ami de Sukothai ( (c) Jean-Prout) devait retourner vaquer. Quelques bieres plus tard, je m'etais fait tout un tas de connaissances. Il faut croire que Sukothai figure en bonne place dans les guides francais, car il n'y avait que ca ! On a donc bouffe tous ensemble, en regardant les JO d'un oeil distrait. D'ailleurs, on n'a regarde que le defile des delegations, tout le monde partageant a la fois mon sentiment sur ces JO - aux relents de 1936 - et mon desir de boycott televisuel.
Ensuite, on es allae boire encore un peu plus, avec tout le groupe, ainsi que mon meilleur ami de Sukothai ( (c) Jean-Prout), completment bourre aprs ses 4 bieres. Ce qui devait arriver arriva, et je ne suis pas rentre seul ce soir-la... Heureusement, malgre mon etat d'ebriete tres avance, j'ai preserve l'essentiel, c'est-a-dire que je suis rentre avec un membre du sexe oppose. On a les objectifs qu'on peut, mais au moins ne suis-je pas tombe, le dard le premier, dans le gay tapant. Je me suis donc tire sans encombres de ce gay pied !
07 août 2008
Thailand - 7 aout
Ma journee a commence de maniere fort similaire a celle de la veille: par un reveil au chant du coq. A la difference pres que cette fois, c'est un vrai coq qui m'a tire des bras de Morphee, un peu avant 6h du mat' ! Le poste-frontiere n'ouvrant qu'a 8h, je me suis permis un peu de rab', le coq Nokia veillant au grain.
J'ai donc entame ma journee par une escapade au Myanmar. On entend tellement de choses sur ce pays ferme a double tour, et donc necessairement plein de mysteres, que j'aprehendais un peu.
Le passage de la frontiere s'est passe sans encombres, ce qui est sans doute du au fait que je ne depassais pas la ville frontaliere. Sinon, il aurait fallu que je declare mon itineraire, que j'en fasse des copies, pour qu'elles soient tamponnees regulierement aux differents points de controle jonchant les routes. Mais point de tout ca, vu que je n'allais pas loin.
Sitot du cote birman, je fus litteralement pris d'assaut par les vendeurs du marche. A les ecouter, les visiteurs etrangers sont interesses par 3 choses:
- les clopes ;
- les contrefacons ;
- le Q : prostituees ("Myanmar lady, you ?"), viagra, et films pornos.
J'ai enfin fini par trouver ces fichues cartes postales, mais la poste etait fermee... j'ai donc laisse un peu de thunes a mon meilleur ami du Myanmar ( (c) Jean-Prout) pour qu'il les poste. On verra bien si ca arrive...
Avant de refermer cette parenthese birmane, 2 faits interessants:
- j'ai contribue de maniere cruciale a la destabilisation du regime en place en offrant a mon meilleur ami du Myanmar ( (c) Jean-Prout) un exemplaire de 1984, de George Orwell. Je sais, chui un ouf', j'ai pu faire rentrer ca dans le coffre-fort birman. Dans mes moments de transe metaphorique les plus intenses, j'ose esperer que ce petit prout lache au coeur de la montagne fasse de l'echo et - pourquoi pas ? - une avalanche fatale a la tristement celebre junte en place. J'ai quand meme mis en garde mon pote qui m'a dit, l'air pas inquiet: "de toute facon, ils savent pas lire !"
- au Myanmar, il est 1/2 h de moins qu'en Thailande. Un fait assez cocasse, surtout quand on passe la frontiere en marchant plein Nord ! On savait que la junte vivait dans sa propre interpretation de la realite exterieure et sa propre interpretation de l'Histoire, on sait desormais qu'ils vivent dans leur propre espace-temps.
Apres avoir repasse la douane, pas peu fier de mon tampon Myanmar sur mon passeport, j'ai pris un sawngthaew (pick-up reconverti en mini-bus) pour Sop Ruak, le "Triangle d'Or". Je vous ai dit hier que cette appellation etait abusive, voila pourquoi: en fait, le Triangle d'Or designe toute une region, s'etendant sur les 3 pays, et pas seulement un village en Thailande. Seulement, ce village-la se situe pile-poil a la jonction des 3 frontieres. Du coup, pour attirer le chaland, il a mise sur cette marque. Et ca marche ! Cela dit, tant mieux : il est preferable de vivre du tourisme que du commerce de l'opium, n'en deplaise aux bien-pensants du guide du Routard. Mais ce n'est que mon avis, meme si je le partage sans reserve.
Ensuite, j'ai affrete un bateau pour rejoindre ma prochaine destination, Chiang Saen, egalement sur les bords du Mekong. Au passage, petit crochet par l'ile de Dao Son, au Laos. Je n'avais pas de visa (hors budget), mais il y a une tolerance pour cette ile. J'ai donc envoye une autre paire de cartes postales, pour mon 3e pays de la matinee !
D'ailleurs, il est marrant de noter que la carte postale coute 5B, tandis que le seul timbre coute 45B ! Rien de grave, ca ne fait jamais qu' 1 Euro, mais j'ai trouve ca singulier...
Arrive a Chiang Saen, j'ai dejeune, fait un tour en ville, et j'ai repris un bus - bien folklo - pour Chiang Rai. Encore des controles de police sur la route, decidement, on sent la mystique du Triangle d'Or ! Definitivement, il ne s'agit pas des sandwiches autoroutes, meme si je vais dorenavant les appeler comme ca.
Cela dit, on peut reconnaitre un merite a la police thaie, outre leurs uniformes ajustes pres du corps, c'est qu'ils semblent prendre la lutte contre le trafic d'opium tres au serieux. Lors de mes differents trajets en bus, nous avons subi 6 controles, dont un trs pousse, avec interrogatoire de 3 personnes, fouille des sacs de riz, et tout le toutim. Bon, en fait, rien de plus, mais j'avais envie de dire "toutim", c'est pas souvent qu'on peut la placer a bon (Michael) escient.
La suite de ma journee fut pauvre en evenements, puisque j'ai ensuite rallie Chiang Mai, toujours en bus (sans panne, cette fois). J'ai quand meme trouve un maillot de bain, ce qui est toujours un souci de moins.
Petite guest-house pour la nuit, avant de me remettre en route a l'aube, direction Sukothai. Un petit mot sur ma chambre, car j'en ai eu pour mon pognon. Si je vous dis que j'ai paye 3 Euro pour la nuit, ca vous donne une idee de la turne ! Mais bon, pour un pit-stop, c'est assez.
06 août 2008
Thailand - 6 aout
Las, l'agence etait fermee (trop tot), et de toute facon, le tour demarrait a 7h, soit un petit quart d'heure auparavant. Rolo vous confirmera que ce n'est vraiment pas grand' chose... Un petit contretemps qui bouleverse mon programme des 2 prochains jours, mais qu'a cela ne tienne, je me decide a faire mon propre tour, tout seul comme un grand.
Direction la gare routiere, pour choper un bus a destination de Chiang Rai (same same but different), apres avoir enfile un solide petit-dejeuner et une paire de baskets, un peu plus adaptes a la marche qui m'attend.
Apres une attente assez longue - les 2 bus suivants affichaient complet - j'embarque enfin, sur le coup de 11h. Mais voila que, alors que j'etais en plein reflexion sur la suite a donner a ma journee, l'aventure est revenue s'imposer a moi, en faisant voler mes jolis petits plans en eclats !
En effet, apres une petite heure de route, le soleil etait a son zenith et le moteur se mit soudainement a toussoter... et ce qui ne devait pas arriver arriva, a savoir le coup de la panne ! Assez old school de la part du chauffeur, mais toujours est-il qe nous nous arretames au milieu de nulle part. Outre le charme bucolique du lieu et l'anachronisme de ce genre de desagrements, j'ai du me resoudre a une enieme refonte de mon programme de vacances.
D'un autre cote, cela m'a permis de mettre le doigt sur tout un tas d'interrogations essentielles. Morceaux choisis:
- si on salue un Thai du bord de la route pendant qu'il conduit, vous rend-il la pareille ? (non, 6 fois sur 6)
- est-il socialement acceptable de pisser sur le bord de la route dans les circonstances presentes ? Et si oui, combien de metres doivent separer le sujet des autres passagers ? (pas tente, car pas de quoi se laver les mains apres)
- qu'est-ce-qui separe un Thai d'un Viet ?
- pourquoi le drapeau thai ressemble-t-il a 2 drapeaux francais symetriques ?
Finalement, une succession d'evenements m'ont arrache a ma contemplation:
- un autre bus est tombe en rade au meme endroit que nous ;
- une thaie s'est prise d'affection pour moi et m'a montre une plante dont les feuilles se referment quand on les touche (voir video), ce qui m'a bien occupe un petit quart d'heure. Je sais pas pourquoi, mais j'ai pense a Rolo ;
- un bus de remplacement est venu nous sauver, apres tout de meme 1h30 sur le bord de la route.
Enfin, j'arrivais a Chiang Rai, a 16h15, alors que j'etais parti de ma guest house vers 8h30 du matin ! Environ 8 heures pour 200 kilometres, c'est digne du Vietnam !
Pour essayer de rattraper le temps perdu, je monte dare-dare dans un autre bus, a destination de Mae Sai, qui est la pointe septentrionale de la Thailande. C'est egalement l'un des rares postes frontieres ouvert aux etrangers desireux de se rendre au Myanmar. Avec un peu de chance, la frontiere serait encore ouverte, le temps d'un saut de puce.
Helas, je suis arrive - apres 2 barrages de police sur la route me rappelant pourquoi la region est celebre - une bonne heure trop tard, et il ne me restait plus qu'a poser mes frusques dans une guest-house, en attendant le lendemain...
A cause de toutes ces peripeties, je me prepare un copieux programme pour demain:
- un petit tour au Myanmar ;
- trajet a Sop Ruak, le fameux triangle d'Or, ainsi nommee - abusivement, comme on le verra demain pour le retour de la minute culturelle - car sise a l'intersection des 3 frontieres Myanmar-Lao-Thai ;
- trajet a Chiang Saen, d'ou je vais tenter une mini-incursion semi-legale au Laos ;
- retour a Chiang Mai en soiree.
Ca m'etonnerait que ce plan se deroule sans accroc, mais ca vaut le coup d'essayer ! 3 pays dans la meme journee, ca se tente, quand meme. On va dire que ca sera un hommage a mon cascadeur prefere, qui devient un vieux prout demain.
05 août 2008
Thailand - 5 aout
Je me suis reveille environ 1h avant l'arrivee, le temps de consulter mon guide et de bouquiner un coup.
J'ai passe une journee pepere, avec une bonne douche - une benediction apres le cagnard d'hier - et un bon dejeuner, compose de pad thai et de biere.
Dans l'apres-midi, j'ai achete un appareil photo (moins de 100 euro !) et j'ai mitraille les quelques coins de la ville que j'avais epargnes l'an dernier.
Je me suis aussi mis en quete d'informations pour la suite du sejour, et j'ai fini par une seance de reflexologie dans un temple.
Le soir, je suis alle faire un peu de shopping dans le bazaar de nuit - d'ailleurs, j'ai oublie de chercher un maillot de bain - et un bon repas bien merite.
Une bonne nuit de sommeil et demain, c'est le depart pour le triangle d'Or (rien a voir avec les sandwiches autoroute, meme s'ils sont tres chers, quoique bons) sur les traces de Largo Winch.
04 août 2008
Thailand - 4 aout
03 août 2008
Thailand - 3 aout
30 juin 2008
Ca s'en va, et ca revient !
Salut a tous et toutes,
Après un long silence, revoilà la livraison de mes pensées, en même temps que quelques nouvelles, à moins que ce soit l’inverse, je vous laisse en juger… Comme d’habitude, ce message est très long, alors mettez vos casques, parce que je vous ai balancé un de ces pavés dont j’ai le secret !
Le temps passe, vite comme toujours, mais cela ne veut pas dire que je vous oublie, bien au contraire… Cela dit, à en juger par le volume de courrier que je reçois, il semble que ce même temps fasse son office, et que mon verbiage sans queue ni tête vous manque de moins en moins.
Alors que se passe-t-il dans ma vie ? C’est la question qui brule de moins en moins vos lèvres pour la plupart trentenaires, et je m’empresse – à une vitesse de pointe LilanThuramesque – d’y répondre !
La réponse tient en un mot, mais ce n’est pas le même, que l’on parle de ce qui se passe entre mes deux oreilles, ou de mon quotidien. En deux mots, donc : beaucoup, et pas grand-chose…
Beaucoup dans ma tête, ou c’est un peu la tempête dans un bocal, mais peu dans les faits. Les résolutions sont toujours d’actualité, mais, plan éco oblige, elles sont un peu mises de coté devant la grande interrogation qui me taraude : What’s next ? Alors que dans les faits, la situation est plutôt stable, à l’instar d’une mer d’huile qui ne serait troublée par aucune brise, fut-elle le fruit d’un battement d’aile de papillon dans le brouillard de pollution recouvrant Pékin.
Concrètement, je suis toujours prof d’anglais, avec un nombre d’heures stable, une performance stable, et un rythme stable. Bref, vous l’aurez deviné, ma situation est stable ! J’enchaine les cours et les élèves, ce qui m’a permis de faire une étude extrêmement poussée sur l’emploi des prénoms dans la génération Y vietnamienne, et c’est d’ailleurs le sujet de ma minute culturelle, qui n’intéresse personne à part moi, mais vu que je n’ai pas grand-chose à raconter, je vais quand même vous la faire !
Il faut savoir que les vietnamiens ont pour habitude de donner des noms communs en guise de prénoms à leurs chères têtes brunes, et je me suis dit qu’il serait intéressant d’y consacrer quelques lignes… Ca montre beaucoup de choses sur les valeurs chères à ce peuple singulier, quoique jamais à court d’une astuce pour attirer la bonne fortune sur leur foyer.
Après beaucoup de cours, et beaucoup d’élèves, voici les top 3 des prénoms les plus en vogue, avec leurs traductions, et un modeste commentaire :
Pour les hommes :
- Loc : jeune bourgeon. C’est toutes les promesses de régénération de la famille qui repose sur les épaules du pauvre enfant nomme Loc. En même temps, les parents sont friands de noms associés à la végétation. Certains y voient un rapport privilégié et quasi-mystique avec Mère Nature, d’autres esprits chafouins y voient le manque d’imagination d’un peuple de paysans sous-éduqués. Comme toujours, la vérité se situe quelque part entre les deux… ou ailleurs, c’est pas exclu.
- Tien : Argent, Thunes, Pognon. C’est important d’avoir un fils qui s’appelle comme ca, car ca lui permettra de devenir riche, et de s’occuper de ses parents par la suite… D’autre part, l’argent est LA valeur qui réunit tous les vietnamiens. C’est synonyme de pouvoir, de beauté physique et intérieure, et d’accomplissement. Tous ceux qui pensent que les asiatiques sont des spirituels en quête de transcendance n’y sont pas resté assez longtemps. La seule transcendance recherchée étant celle du statut social, la « face », qui est primordiale pour eux.
- Tuan : Semaine. Franchement, difficile de comprendre le but recherche. Peut-être était-ce l’espérance de vie de l’enfant ? Si les Viets de cette mailing-list ont des explications, je suis à l’écoute.
Pour les filles :
- Nhi : Nourrisson. Certainement un manque d’inspiration de la part des parents, qui n’ont fait que décrire ce qu’ils voyaient, sans penser que ce nourrisson cesserait de l’être au bout d’un an ou deux. Il faut dire qu’un tel niveau de planification est impensable ici… ils ne savent déjà pas ce qu’ils vont faire le lendemain, alors 2 ans ! L’autre hypothèse est celle de la rigidité des fonctionnaires de l’état-civil vietnamien qui, entendant des cris dans la maternité, venaient au chevet dudit nourrisson pour lui procurer sa carte de membre du Parti – et ne demandez pas lequel, il n’y en a qu’un. Le tout, en restant sourd aux protestations des parents (« Mais laissez-la tranquille ! Ce n’est qu’un nourrisson ! » - « Nous disons donc : Nhi. N-H-I. Très bien, camarade Nhi, bienvenue chez toi ! »). Faire un recours administratif étant l’équivalent de la recherche de la sortie du labyrinthe du Minotaure, des millions de vietnamiennes se sont retrouvées à s’appeler comme ca, pour la vie.
- Ngan : Richesse, argent. Une fois de plus, on découvre les priorités du peuple vietnamien, et son sens de la superstition : on nomme un de ses enfants « thune », en espérant qu’il ou elle en rapporte un maximum. Et tant pis, si c’est en répétant a l’envi « meloveyoulongtimedarling »
- Thao : herbe (pas la ganja, hein !). C’est le pendant féminin de Loc, avec une fois de plus un symbolisme végétal. A noter que ce gazon est souvent maudit, si l’on en croit la proportion de courtisanes prénommées ainsi.
Après cette plongée en apnée dans la psyché vietnamienne, il est temps de revenir à une chose beaucoup plus importante : MOI. Ou plus précisément, que se passe-t-il dans mon cerveau à moi ?
Je vous l’ai dit plus haut, ma situation est extrêmement stable. Et, à l’instar d’un dirigeant PSGien, la stabilité, je supporte pas. Le climat est donc propice à un coup de pied dans la fourmilière, une tabula rasa, un nettoyage de printemps, en bref, un changement radical s’impose.
C’est pour cela que j’ai enfin décidé de mettre un terme à mon expatriation au pays du motorbike assourdissant. Les 12 hommes (pas) en colère du jury ont atteint un verdict unanime, pour une décision sans appel : je me rentre. Ca peut paraitre soudain, mais la vérité, c’est que l’idée me titille depuis près d’un an, comme ont pu en juger ceux que j’ai vu l’hiver dernier. Je voulais donner une dernière chance au Vietnam, mais je n’en peux plus, et la chance est passée.
Le pays part pas mal en cahouètes (ou plutôt en noix de cajou, spécialité locale), avec une inflation à 30%, le dollar et la bourse qui se cassent la gueule, des embouteillages chaque jour un peu plus insupportables, des infrastructures pourries et toujours un climat général de défiance envers les étrangers, entre petites arnaques quotidiennes sans conséquence et des droits limités (propriété, investissements, etc.). Donc quitte à vivre en semi-galère, je préfère encore que cela se passe dans le doux pays de mon enfance plutôt que dans la pollution à l’autre bout du monde, qu’elle soit olfactive, sonore, mentale, ou pulmonaire.
En outre, je me suis laissé vivre suffisamment longtemps comme ca. Il est plus que temps de renouer le fil d’une carrière interrompu un peu trop brusquement. Enfin, si on vous demande, je suis resté 3 ans chez Apex, et non pas deux ! J Je rentre au bercail vers la fin aout, après 3 semaines de vacances amplement méritées, dont une partie en Thaïlande grâce à mon billet gratuit Luftwaffe (vive les miles !). C’est donc le cœur léger que j’entame la dernière ligne droite d’un séjour qui ne fut pas de tout repos, malgré d’indéniables avantages, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain non plus ! Dirigeant PSGien, oui, mais faut pas non plus pousser Mémé Jacquet dans les orties !
Le petit point promis sur les résolutions, à mi-parcours :
Ø Perdre les 10 kilos que j’ai ramenés de France ; ca, c’est fait !
Ø Passer un cap dans l’écriture, pour essayer que ma plume mette du beurre dans mes épinards et/ou de produire quelque chose d’un peu plus concret que ces emails sans foie ni tête ; sauf si on compte du travail de traduction, c’est pas gagné ! Mais après tout, traduction ou pas, ma plume m’a permis de mettre du beurre dans les épinards, donc c’est rempli !
Ø En finir avec le célibat mode « one night stand » ; fini, et bien fini. Le fait de pas sortir, ca doit aider un peu à faire moins de conneries…
Ø Ranger ma chambre ; c’est fait en permanence, comme quoi il y a des choses qui changent…
Ø Voyager un peu plus en Asie du Sud-est. L’objectif est de voir le Cambodge, le Laos, et le Nord du Vietnam. Un petit tour supplémentaire en Thaïlande, ça serait pas dégueu non plus, du reste.Bon, le Cambodge, c’est râpé, mais j’ai mon billet pour la Thaïlande, donc c’est rempli, et c’est tout ! Je prévois aussi un petit tour dans le Nord, après la Thaïlande.
Ø Assister au mariage de Jim et No, et pour ceux ou celles qui vont se marier cette année, c’est le moment de me le dire !Je rentre fin aout, donc j’y serais. J’ai bien hâte, du reste !
Ø Revoir ma Normandie ; j’ai pas encore la date exacte du retour, mais le billet est en train d’être réservé (n’est-ce pas, maman ? J)
Ø Jouer à la Wii à la maison (appel aux colocs !) ; dommage, il va falloir que je m’en achète une, sitôt la résolution ci-dessous accomplie.
Ø Retrouver un job stable dans mon secteur d’activité, ou, comme dirait ma grand’mère : « avoir une situation » ; c’est le gros morceau, et j’espère pouvoir rayer cette ligne d’ici au prochain point.
Ø Faire une putain d’énoooooorme teuf pour mes 30 ans, tous vous voir à cette occasion, voir la fin de la soirée, et surtout m’en souvenir (appel aux photographes !) ; ca, par contre, je pense que ca va pas être possible. J’ai vraiment l’impression d’être maudit, dès que je me mets en tête d’organiser une teuf, surtout que le moment est quand même bien passé. A la place, ca sera plein de petites teufs avec tous ceux disponibles. Pas mal non plus, comme programme !
Ø Mettre des ronds – pas de serviette – de côté. ; pas encore, mais le Graal n’est pas loin.
Ø Rejouer au foot, au tennis, et pourquoi pas snowboarder en décembre, inch’Allah, ce qui implique d’être en bonne santé toute l’année. Ah oui, et il faut que je me fasse opérer d’un kyste dans le dos, mais ca n’urge pas ; ca devrait être pour bientôt, car je vais retrouver une couverture sociale, ce qui me permettra – enfin – d’achever ma rééducation et de m’occuper de ce kyste. Peut-être pas avant le prochain point trimestriel, mais avant la fin de l’année !
Ø Prendre des cours de méditation transcendantale, pour ouvrir mes chakras et ainsi attirer la bonne fortune. On verra dans le dernier trimestre !
Bilan : 7 / 13. Pas mal, toujours dans les temps pour un grand chelem, ce qui serait inouï, pour quiconque connait mon opiniâtreté et ma constance dans l’effort. Pour le prochain point, j’espère bien avoir 3 points de plus dans la besace. Mais n’anticipons pas, prenons les matches les uns après les autres, et si ca veut rigoler…
Sur ce, je vous laisse, et je vous donne rendez-vous depuis la Thaïlande, si possible au bord d’une plage et sans coups de soleil, pour ce qui sera le dernier épisode asiatique de cette saga dramatico-comico-tragico-absurde qui me tient lieu de vie. Gageons – et surtout prions pour – que le prochain chapitre soit à la hauteur des précédents !
16 avril 2008
Que dire ? Que faire ? Que choisir ?
Salut les aminches,
Je vous écris de mon nouvel appartement, en direct du 14e étage de la tour. Bon, en vrai, on est au 13e étage, mais comme les Américains ont décrété que ca portait malheur, on passe directement au 14e étage. D’ailleurs, si on compte comme les français – ou le rez-de-chaussée remplace le 1er étage, et le 1er le 2e – on vit au 12e. La question qui me brule les lèvres ? Est-ce que ca porte malheur, ou pas ? Vous avez 2 heures.
Mais on me fait signe dans l’oreillette que tout le monde s’en fout, alors je laisse béton. De quoi vais-je donc bien pouvoir parler ? Pour être franc, a ce stade du message, je ne sais pas encore. Je vois bien que mes histoires de numérotation d’étage ne vous passionnent pas plus que ca, mais il ne se passe strictement rien dans ma vie, ou si peu que même un fieffé verbeux dans mon genre ne peut broder éternellement dessus.
La vérité, je suis en mode monastique, tellement je ne fais rien. Pourquoi ce soudain accès de vertu ? Certains l’attribueront a la toute nouvelle sagesse acquise lors de mon intronisation dans le monde des vieux prouts (© Brice pour tous les nouveaux trentenaires, j’y tiens), d’autres y verront les effets pervers d’un PET malencontreux (Plan Eco Temporaire, n’allez pas vous faire des idées), et les plus chafouins y verront les prémices d’un irrémédiable déclin de l’Olympique Lyonnais, dont la courbe de résultat épouse celle de ma pression artérielle, a moins que ce ne soit l’inverse.
Pour être honnête, c’est un peu tout cela a la fois, même si le facteur-clé, c’est le fait que je travaille 7 jours sur 7, en ce moment. D’une part, ca m’empêche de sortir avec mes potes, qui ont tout compris et travaillent du lundi au vendredi, comme le vulgum pecus, ce qui est d’un commun, j’vous jure ! D’autre part, je sors souvent tard du boulot (9h – 9h30, régulièrement), et je suis un peu trop naze – et un peu trop en costard-cravate aussi – pour aller remettre ca.
Du coup, je me suis mis en plan éco – une fois n’est pas coutume – ce qui est certes un peu déprimant, mais bien meilleur pour ma santé, en particulier dans le domaine hépatique (a vos dictionnaires, les non-mes2seins J). Et je dois dire que ca se passe bien : certes, je dois encore un peu de sous a mes colocs et mon père, mais les remboursements sont bien avances, et j’ai réussi dans le même temps a lâcher la caution pour le nouvel appart et même a acheter un bureau et une bibliothèque ! Le mois prochain, j’achète une lampe de chevet et je solde les comptes ! Après, il sera temps de mettre un peu de cote pour la France (septembre pour le mariage de Jim&No, probablement), et un petit saut de puce au Cambodge.
D’ailleurs, ca me fait penser qu’il est temps pour un petit point sur les résolutions du Nouvel An, alors que l’année achève tranquillement son premier tiers. Revoilà la liste :
Ø Perdre les 10 kilos que j’ai ramenés de France ; ca, c’est fait !
Ø Passer un cap dans l’écriture, pour essayer que ma plume mette du beurre dans mes épinards et/ou de produire quelque chose d’un peu plus concret que ces emails sans foie ni tête ; sauf si on compte du travail de traduction, c’est pas gagne ! Mais après tout, traduction ou pas, ma plume m’a permis de mettre du beurre dans les épinards, donc c’est rempli !
Ø En finir avec le célibat mode « one night stand » ; fini, et bien fini. Le fait de pas sortir, ca doit aider un peu a faire moins de conneries…
Ø Ranger ma chambre ; c’est fait en permanence, comme quoi il y a des choses qui changent…
Ø Jouer à la Wii à la maison (appel aux colocs !) ; pas encore, mais je les travaille !
Ø Voyager un peu plus en Asie du Sud-est. L’objectif est de voir le Cambodge, le Laos, et le Nord du Vietnam. Un petit tour supplémentaire en Thaïlande, ça serait pas dégueu non plus, du reste. Rien vu encore, mais le Cambodge avant fin juin, c’est sur.
Ø Assister au mariage de Jim et No, et pour ceux ou celles qui vont se marier cette année, c’est le moment de me le dire ! C’est en bonne voie, a priori, je rentre pour ca, début septembre.
Ø Faire une putain d’énoooooorme teuf pour mes 30 ans, tous vous voir à cette occasion, voir la fin de la soirée, et surtout m’en souvenir (appel aux photographes !) ; J’ai bien fait une teuf au Vietnam, mais la pluie a choisi ce jour-la pour faire son apparition du semestre, donc c’était un peu moisi, et puis il y a plein de monde que j’ai pas vu, et je me souviens pas de la fin (pas de photos non plus)… Ce n’est que party remise ! (ho ho ho J)
Ø Mettre des ronds – pas de serviette – de côté. ; pas encore, mais en bonne voie.
Ø Rejouer au foot, au tennis, et pourquoi pas snowboarder en décembre, inch’Allah, ce qui implique d’être en bonne santé toute l’année. Ah oui, et il faut que je me fasse opérer d’un kyste dans le dos, mais ca n’urge pas ; la, c’est un peu complique, car je n’ai plus de couverture sociale, donc il faut que j’attende encore un peu, que j’ai les moyens de payer mon trimestre CFE. Ensuite, la rééducation, ca coute cher, et c’est payable d’avance, donc je ronge mon frein, en allant nager un peu pour entretenir ce qui peut l’être.
Ø Revoir ma Normandie ; pas encore, mais en septembre…
Ø Retrouver un job stable dans mon secteur d’activité, ou, comme dirait ma grand’mère : « avoir une situation » ; c’est pas passe loin avec Babolat, j’ai une piste en ce moment avec Decathlon, mais loin d’etre fait. D’ailleurs, que ce soit mon secteur ou non, je m’en fous : je prends tout ce qui est a peu près stable, âge avance oblige… Si c’est a Lyon, c’est encore mieux !
Ø Prendre des cours de méditation transcendantale, pour ouvrir mes chakras et ainsi attirer la bonne fortune. Pas encore, mais je progresse en Vietnamien a grands pas, ce qui améliore sans conteste ma sérénité face a l’adversité.
Bilan : 4 / 13. C’est pas si mal, et complètement dans le rythme idéal. En effet, 1/3 des objectifs remplis au tiers de l’année, ca me parait bon. Reste a accélérer la cadence, dès le PET rangé aux oubliettes (jusqu'à la prochaine fois, évidemment). Je vous laisse à vos pronostics pour savoir quels sont les 3-4 objectifs qui auront été remplis fin juin, pour le 2e point sur les résolutions.
A part ca, j’ai fêté mon anniversaire, mais même si c’était sympa, il n’y a rien eu de notable non plus. Sauf à considérer que le seul jour de pluie en 4 mois est tombe le jour de ma teuf, on comprendra que je ne veuille pas spécialement en parler. Grosse dédicace à Nico pour la maison, Bijou pour les courses de dernière minute, le Manwhore pour le BBQ, et à Phuc pour le rangement du lendemain ! Heureusement qu’ils était la pour sauver la soirée, sinon je crois que je me serais flingué de dépit...
Pour le point sur ma situation professionnelle, ça se passe plutôt bien. Je bosse pas mal, mais j’ai réussi à me rapproprier mes samedi matin, ce qui est tout de même bien agréable. Je bosse encore les dimanche matin, mais je m’y suis fait maintenant. Cela dit, j’ai commence à me sortir un peu les doigts du nez, et je recherche du boulot. Comme je le disais plus haut, je suis ouvert à tout, même si ma priorité est de revenir à Lyon, pour des raisons évidentes de désir de réabonnement à l’OL. A cet effet, je vous fais passer mon CV (Anglais et Français), histoire que vous l’ayez sous la main si vous entendez les couloirs bruisser près de vos oreilles… Réactivité, crédibilité, ca peut le faire, sait-on jamais. Merci d’avance !
Voilà, c’est tout ce que j’ai à dire sur ce sujet.
Je vous embrasse tous très fort (et toutes sur la bouche ;-) )
11 janvier 2008
Reveillons-nous ! On est en 2008 !
Salut à tous et à toutes,
Comme il est de circonstance en cette période d’agapes orgiaques et de célébration de notre glorieux et débridé - consumérisme, je vous souhaite une excellente année 2008 !
J’ai eu un peu peur d’être à la bourre, et vu le nombre de cartes de vœux électroniques garnissant le manteau de mon ordinateur, il fallait que je me grouille, sous peine d’être le vilain petit canard de mon cercle social. Oui, je parle de vous, joyeux bougres et bougresses, qui avez épargné un peu de votre précieux temps – espérons que ce fût du temps de travail – pour me présenter vos vœux. Y a pas à dire, on a beau se draper dans la vertu d’un cynisme de bon aloi (voir §1), ca fait toujours bien plaisir.
Alors, je le dis tout net, sans avoir peur des mots, dans un langage châtié et garanti sans langue de bois : « merci, à vous aussi ! »
Je sais, vous vous demandez ou je vais chercher tout ça, comment il est possible d’être spirituel, loquace et inspiré à la fois, le tout en quatre mots seulement. Je répondrais : « à chacun son talent ! », de nouveau en quatre mots, seulement un de plus que mon chiffre porte-bonheur et un de moins que le nombre de joueurs d’une équipe de basket, ce qui n’a rien à voir mais je m’égare, car de talent il n’est point question, si ce n’est de celui de noyer le poisson, ce qui n’est éventuellement utile qu’à des pêcheurs d’un genre un peu douteux.
Il est donc question de bonne année, et qui dit bonne année – ben oui, il dit « bonne année » mais là je parle d’autre chose – dit bonnes résolutions. Et pour éviter de reproduire un schéma défaillant fut-il presque trentenaire – « presque » j’y tiens ! – je me suis décidé à dévoiler la liste des miennes, en dépit du caractère hautement sensible des dites intentions et d’un bon sens bien lyonnais consistant à vivre caché pour vivre heureux. C’est le moment, si vous avez des enfants entre 5 et 18 ans, de détourner leur regard virginal et innocent de cet email encore plus explosif que le Watergate et Clearstream réunis. Si ils ont moins de 5 ans, ca devrait aller, ils ne savent pas encore lire, détendez-vous !
Alors c’est parti pour la liste, qui, je n’en doute pas, provoquera de nombreuses et antagonistes réactions, de la bienveillante tape sur le dos à l’outrage le plus complet. Ca concernera ce qui est dans cette liste, bien sur, mais encore plus surement ce qui n’y est pas. Mais après tout, on ne peut pas plaire à tout le monde, et au final, tout ca n’est que conjectures, plans sur la comète, ou simples espoirs un peu naïfs. A ne pas prendre trop au sérieux, mais juste pour voir, je l’écris et on en reparle le 31 décembre 2008 !
Ø Perdre les 10 kilos que j’ai ramenés de France (et je ne parle pas de mes bagages…). Ca parait superficiel, futile ou que sais-je encore, et ça l’est, mais j’en ai marre de recevoir des compliments toute la journée sur mon nouveau physique. Il faut dire que pour les Viêt, être gros, c’est un compliment car ça veut dire qu’on a les moyens de s’empiffrer, et ils ne se privent pas de me le faire savoir, croyant certainement me faire plaisir (les salauds) ;
Ø Jouer à la Wii à la maison (appel aux colocs !) ;
Ø Voyager un peu plus en Asie du Sud-est. L’objectif est de voir le Cambodge, le Laos, et le Nord du Vietnam. Un petit tour supplémentaire en Thaïlande, ça serait pas dégueu non plus, du reste.
Ø Passer un cap dans l’écriture, pour essayer de vivre de ma plume. Mais dans un premier temps, je vais m’assigner un objectif plus modeste, qui est que ma plume mette du beurre dans mes épinards et/ou de produire quelque chose d’un peu plus concret que ces emails sans foie ni tête ;
Ø Assister au mariage de Jim et No, et pour ceux ou celles qui vont se marier cette année, c’est le moment de me le dire ! N’est ce pas, trucmuche* !!! En même temps, le célibataire étant une espèce menacée, l’Eto’o se resserre…
* « trucmuche » ne fait pas référence à une personne réellement appelée trucmuche, ni même à une personne précise, mais est un pseudonyme savamment employé pour non moins savamment éviter de dévoiler les projets des uns ou des autres. Je décline toute responsabilité quant à d’éventuelles demandes rejetées et autres surprises éventées. Je ne suis pas une balance ! Par exemple, je n’ai jamais dit à personne que Dam’s écoutait du Jenifer même quand il est tout seul et que j’aime bien aussi. Non mais !
Ø En finir avec le célibat mode « one night stand » ;
Ø Faire une putain d’énoooooorme teuf pour mes 30 ans, tous vous voir à cette occasion, voir la fin de la soirée, et surtout m’en souvenir (appel aux photographes !) ;
Ø Ranger ma chambre ;
Ø Mettre des ronds – pas de serviette – de côté, vu que je n’ai plus un sou vaillant, après mon chômage et mon opération. Selon de savants calculs, j’ai estimé qu’il faudrait que je mette environ… le maximum de côté. Je sais, on est matheux ou on l’est pas, mais ce n’est qu’une première estimation ;
Ø Rejouer au foot, au tennis, et pourquoi pas snowboarder en décembre, inch’Allah, ce qui implique d’être en bonne santé toute l’année. Ah oui, et il faut que je me fasse opérer d’un kyste dans le dos, mais ca n’urge pas ;
Ø Revoir ma Normandie ;
Ø Retrouver un job stable dans mon secteur d’activité, ou, comme dirait ma grand’mère : « avoir une situation » (comme le cousin Michel, vous savez, celui qui est ingénieur) ;
Ø Prendre des cours de méditation transcendantale, pour ouvrir mes chakras et ainsi attirer la bonne fortune.
Voila, c’est déjà pas mal, vous en conviendrez, et ça suffira pour l’instant. A chaque année suffit sa peine, et 2008 sera l’année de stabilisation (la vraie, pas la même qu’à l’OM ou au PSG), après une 2007 de transition.
A ce propos, je suis bien rentré, et même si j’ai eu un peu de mal à me remettre du décalage horaire, dans l’ensemble ça s’est plutôt passé sans heurts majeurs. J’ai quand même eu droit à ma « spéciale de la Saint-Sylvestre » : le soir de mon retour, retour au bercail oblige, on est allé se faire une mini-tournée des bars (une petite demi-douzaine seulement) pour fêter ça. Et ce qui devait arriver arriva : je me suis fait voler mon joli téléphone portable presque tout neuf, ainsi que les clés de chez moi ! Résultat des courses : j’ai passé ma gueule de bois du 31 à faire changer les serrures (avec l’aide ô combien précieuse du non moins précieux Bijou) et une partie de la soirée à traquer mes deux autres colocs pour leur faire passer la nouvelle clé !
A part ce léger désagrément, j’ai passé un réveillon d’enfer à Saigon, ou on a terminé à minuit (heure de St Trop’) et des poussières. On n’a pas réussi à se faufiler sur le yacht de Fashion TV, mais c’était pour le mieux, vu que j’ai appris ultérieurement que la soirée était un désastre (trop de monde dans trop peu d’espace). Du coup, un réveillon en famille avec mon père, mon parrain et ma cousine jusqu’après minuit (heure de Jakarta), et ensuite, j’ai retrouvé la petite bande de joyeux drilles de la veille pour écluser quelques godets et ainsi réhydrater mon gosier qui n’en avait pas besoin.
Côté boulot, tout baigne, ou presque. J’ai été engagé chez VUS, une école pas loin de chez moi, mais le hic est qu’ils ne me garantissent pas assez d’heures pour l’instant (10-12/semaine). Après la nouvelle année (la Viêt, pas la nôtre), ca devrait rentrer dans l’ordre, mais vu que c’est à ce moment-là que je rentrerai pour mon anniversaire, je ne sais pas trop comment je vais gérer tout ca. J’ai un plan pour donner des cours particuliers (je rencontre un gars ce soir qui a plus de boulot qu’il ne peut en gérer) et toujours le plan pour le journal, mais rien ne devrait arriver avant le Têt (la nouvelle année Viêt, pour nos lecteurs les plus récents).
Voila pour les news, pas d’inter et minables PS aujourd’hui : j’ai la flemme olympique, à l’instar d’un Pékinois sous opium.
Ca ne m’empêche pas de vous embrasser bien fort et de vous retrouver juste avant mon retour et après mon retour de vacances du Têt, aux alentours de mi-février. Take care !