06 décembre 2007

Monotone, mon automne...

Salut a tous et a toutes,

Ca faisait un bon bout de temps, alors je me lance, sans autre forme de prolegomenes. Tout d’abord, un resume de l’episode precedent, qui date quand même d’il y a 5 mois, car j’avais plusieurs projets dans les tuyaux (je m’auto-cite, summum de la masturbation mentale) : aller visiter les temples d’Angkor et bouger un peu dans le Vietnam, passer une certification pour donner des cours d’anglais (faut bien vivre), réparer mon genou, reprendre le cours de ma vie sociale, interrompu il y à 6 mois environ, suivre une formation en informatique (déjà commencée, à vrai dire), et bien entendu, rechercher un emploi ou démarrer une activité (c’est nouveau, ça).

Faisons donc le point sur toutes ces belles intentions : je ne suis alle ni a Angkor, ni ailleurs au Vietnam, faute de sous. En revanche, j’ai bien avance sur les autres fronts : le genou est bientôt repare, j’ai ma certification de prof d’anglais, et la vie sociale se porte plutôt pas mal, merci pour elle. Niveau emploi, j’ai trouve un emploi de prof, que je commence en janvier, et je suis sur les rangs pour bosser dans un journal en qualite de traducteur. Pour le demarrage d’une activite, ca sera pour plus tard, peut-être…

Finalement, c’est plutôt pas mal, surtout qu’Angkor sera toujours la au printemps, et que je pourrais tenter le carton plein a ce moment-la ! Depuis fin juin, malgré les apparences, il ne s’est pas passe grand-chose : j’ai passe tout juillet a feter le retour du Bijou en terre Viet, puis tout le mois d’aout a preparer mon entree dans le monde de l’enseignement, tout en organisant mon operation du genou. Ensuite, le mois de septembre a été consacre a mon diplôme de prof, et c’était extrêmement intense !

On dirait pas, comme ca, mais prof, c’est du boulot ! Au passage, on a une nouvelle coloc dans ma maison, la pom-pom girl, comme dans les films americains ! En même temps, c’est normal, elle est americaine… Et puis, juste pour que le GQBDNALF fasse dans son petit froc slim : elle a rencontre Michael Jordan, vu qu’elle était dans l’Universite de Caroline du Nord. Amis basketteurs, il est temps de changer de calecon !

Ensuite, octobre a été partage entre shopping de Noel, chopine d’avant depart, et copinage de retour au bercail. Le tout pour une opération rondement menee debut novembre. Et me voila, en plein cœur de ma rééducation, ou je suis – touchons du bois – largement en avance sur les temps de passage. Pour les amateurs, je pliais le genou a 115º a J+7 ! Ca ne dira rien aux beotiens, mais les autres apprécieront…

Voila, pour une fois, je fais court, car un peu en panne d’inspiration, et vu ma mobilite reduite, je tourne un peu au ralenti. Le programme de decembre devrait être un peu plus allechant : Gala de l’ESC le 1er decembre, une semaine a Paname (sous reserve que le RMI tombe), et retour chez les Viet-cons le 29 decembre avec un Nouvel An là-bas. Ca devrait ramener l’inspiration…

En attendant ce moment beni ou je pourrais vous en remettre des tartines, je vous souhaite un bon automne et un bon solstice d’hiver !

21 juin 2007

Passe, passe, passe le Juin...

Salut les aminches, aminchettes, et amateurs d’émincés,

Pour une fois, ça ne fait pas trop longtemps, mais pas mal de nouveautés dans ma petite life, donc je reprends du service plus tôt que prévu. En effet, ceci expliquant cela, je me retrouve, non pas désœuvré, mais avec un peu plus de temps pour réfléchir à d’autres questions que celles relatives à la vie de l’usine. C’est donc tout narcissiquement, et naturellement – on se refait pas ! – que je me suis mis à réfléchir à ma vie, sa direction, et toute cette sorte de bazar, comme disent nos amis d’outre-quiévrain.

Mais je me rends compte que j’ai oublié l’essentiel. Je m’arrête de travailler à la fin du mois, d’où le titre de cette bafouille, que certains esprits chafouins n’auront pas manqué de relier à d’autres activités, beaucoup moins productives, quoique légales outre-outre-quiévrain et largement tolérées de votre côté de Quiévrain. Oui, je dis « de » Quiévrain, vu que c’est l’heure de la minute culturelle, et que tel un Alexandre Ruiz des grands jours, je vais passer la minute culturelle à faire un focus (le grand Alex parlerait d’un « petit » focus, évidemment) sur cette expression, bien connue de tout le monde connu et fréquentable, à savoir tous les gens ayant vu « La cité de la peur ».

Quiévrain est donc une sympathique bourgade, sise en Belgique, entre les deux pays du fromage. Sa notoriété est due à son statut de ville frontalière, et on peut du reste – mon p’tit Jean-Mimi – s’interroger sur cette notoriété, alors que la commune voisine – et française – de Quiévrechain baigne dans un anonymat béat. Leur nom vient du picard Kievrin, ce qui au passage doit expliquer la popularité d’un certain prénom, estampillé d’inch’nord, dans le coin.

Un peu d’histoire, maintenant : Simon Ier de Lalaing fut seigneur de Quiévrain – et plein d’autres titres bien ronflants dont on n’à que faire – au temps où c’était encore cool d’être noble. Cette branche tiendra la seigneurie de Quiévrain jusqu'en 1428, car Simon III, seigneur d’alors, n’aura pas été foutu de viser correctement. Du coup, il n’aura eu que deux filles, dont l'aînée fera passer la terre de Quiévrain dans la famille de Châtilon-Blois en se mariant. Encore plus bête, les deux tourtereaux n'eurent aucune descendance – pour des raisons qui ne nous regardent pas – et c'est l’autre sœur (pas celle qui bat le beurre) qui hérita de Quiévrain. Cette jeune femme d’une clairvoyance Cassandresque épousa Jean de Croÿ, dont le titre de gloire est d’être le premier comte de Chimay en 1467. D’aucuns savent de quel nectar cette respectable famille nous à régalés, en conséquence de quoi il faut toujours y penser à deux fois, avant de faire une blague belge. On ne plaisante pas avec Quiévrain, car ça serait comme plaisanter avec la bière… Et ça, ça se fait pas.

Mais revenons à nos moutons, ou plus précisément à ma vie professionnelle, si passionnante. Lentement, mais surement, je me décharge de toutes ces responsabilités qui commençaient sérieusement à m’étouffer et à devenir un peu lourdes pour mon petit corps fragile (je vous avais dit que j’avais perdu du poids ?). Du coup, j’ai un peu plus de temps libre – mon père ayant gracieusement accepté ma démission et repris le contrôle de la barre – pour penser à mon avenir.

Avant de repasser en mode « recherche d’emploi », je vais surtout m’occuper de récupérer un genou tout neuf. Ça tombe bien, c’est l’intersaison, donc je ne manquerai pas trop à mon club, mais j’ai bien peur qu’il recrute Trézeguet dans le seul et unique but de pallier à cette absence de poids (enfin, un peu moins, maintenant, vu que j’en ai perdu). De la à ce que je me fasse piquer ma place, il n’y à qu’un pas, mais faute de proposition au Qatar, je pensais rejoindre des joueurs aussi mythiques que Nicolas Ouédec ou Gerald Passi dans les oubliettes d’un quelconque championnat du Sud-est asiatique. Pour l’instant, je n’ai pas beaucoup d’infos sur l’opération, mais je vous tiendrais informé, vu que ça va déterminer mes dates de retour en France.

Pour le retour, on m’à beaucoup demandé si je revenais cet été, et la réponse est que je ne sais vraiment pas, mais je ne pense pas. En fait, mon programme non-négociable est que je veux passer la première quinzaine de septembre en France, entre rendez-vous Bobos (10 ans, déjà !), anniversaire du (bis)Cornu (elle nous rajeunit pas, celle-là !), et une semaine à Paris pour voir tout ceux qui me manquent et que je n’ai pas vu depuis très longtemps pour la plupart. Donc pour tout ceux qui sont sur Paris et qui ont envie de me voir, faites-moi signe, que je planifie un peu. Vous êtes tous les bienvenus, surtout que je ne vous recevrai pas : Lyonnais exiles, anciens Sup2Cons, vous que j’ai rencontré à Londres, Ho Chi Minh ou ailleurs, et même toi, public, je ne ferai pas de discrimination !

Après cette partie non-négociable, le reste est beaucoup plus flou car pas mal de contraintes avec lesquelles jongler : un mois d’immobilisation-rééducation intensive après l’opération, 15 jours de marge avant l’opération pour accomplir toutes les démarches nécessaires (anesthésiste, prise en charge 1/3 payant, etc.), l’état de mes finances – qui vont bien mais ne sont pas adaptées à un long séjour Européen, et bien entendu, les vacances de mon chirurgien, qui dépendent elles-mêmes de son handicap au golf. Comme vous le voyez, ce n’est pas hyper simple de concilier tout ça, mais j’ai bon espoir d’arriver à me concocter un programme ménageant Sammy Traoré, le chou, et même Monsieur Seguin.

Voila pour cet été (plutôt automne, en fait). « Mais… et la suite ? » me direz-vous, et bien pour le reste, on verra ! Si vous voulez tout savoir – et je ne doute pas une seconde que vous vouliez tout savoir ! – j’aspire au repos le plus complet, dans l’immédiat. Certes, ce n’est pas vraiment un programme, alors j’ai plusieurs projets dans les tuyaux : aller visiter les temples d’Angkor et bouger un peu dans le Vietnam, passer une certification pour donner des cours d’anglais (faut bien vivre), réparer mon genou, reprendre le cours de ma vie sociale, interrompu il y à 6 mois environ, suivre une formation en informatique (déjà commencée, à vrai dire), et bien entendu, rechercher un emploi ou démarrer une activité (c’est nouveau, ça).

Donc pas vraiment le temps de m’ennuyer, et il me semble qu’il me faudra bien 6 mois pour mener tout cela à bien. L’idée de prendre une année sabbatique me titille de plus en plus, ou plus exactement, c’est le fait d’arrêter la vie d’Euro Top Manager pendant un an qui me chatouille agréablement les méninges. J’ai bien quelques idées de business à monter, mais c’est top secret pour l’instant, alors je ne moufterai pas mot, sauf pour dire que ça serait au Vietnam. Le truc de donner des cours d’Anglais, c’est parce que ça me laisserait pas mal de temps libre pour réfléchir à la suite, tout en assurant mon train de vie ici. En plus, je me dis que ça peut être pas mal d’avoir un tel diplôme pour boucher les éventuels trous d’air dans une carrière. J’aurais bien donné des cours de français, mais pour ça, il faut avoir fait 10 ans d’études, posséder une tripotée de diplômes, et réussi le concours de la fonction publique, donc ça sera l’anglais. Et tant pis pour la promotion de la Francophonie !

En parlant de Francophonie, mardi, il y avait Hightone qui passait à Ho Chi Minh, concert ou je me suis précipité, vous vous en doutez bien. Si vous ne vous en doutiez pas, c’est soit que vous me connaissez très mal, soit que vous n’avez aucune idée de ce qu’est Hightone. Autant le dire tout net : les deux sont également impardonnables ! Une bonne petite soirée (enfin, 20h-22h, on dira « début de soirée », hein), organisée par le réseau des français de l’étranger, ou l’Alliance Française pour ceux qui connaissent. Le clou du spectacle était sans conteste de voir le consul, obligé de rester assis tout le long, de toute évidence désespéré par ce qu’il entendait… et pour être tout à fait juste, sur la fin, il avait presque l’air d’apprécier la musique ! Si, si, il avait un petit doigt pointé vers le ciel (kasdédi Rimy), et un talon chaussé d’un mocassin à glands qui battait la mesure !

Voila pour un point complet de la situation, nettement plus informatif que mes précédents messages. La prochaine fois que j’écrirai, je serai au chomdu pour de bon, tout nu et tout bronzé, et reposé, j’espère. Au programme, le retour du Bijou !!! Enfin, on va pouvoir réactiver le mode « sortie totale », le seul à même d’apporter un peu de sel – ou de piment, restons local – à ces récits dont je vous inonde sans la moindre autorisation de votre part…

28 mai 2007

En Mai, fais ce qu'il ne te plait guere

Salut a tous et a toutes,

Eh oui ! Un mois, ca passe vite, et même deux, d’ailleurs... Me revoilà, rasséréné par 4 jours (!) de vacances sur Saigon (ca date un peu, c’est vrai) et le 6e titre de champion du club de mon cœur (je vous l’accorde, c’était il y a longtemps aussi J ). Petit événement, nous étrennions un nouveau jour férié, cette année. Comme quoi, tout arrive, au pays du riz-roi, même les « avantages acquis ». Encore un petit effort et on travaillera plus pour gagner plus, nous aussi.

Malheureusement (pour moi, pas pour ceux qui trouvent mes messages interminables), je n’ai absolument rien a raconter d’intéressant : pas de voyages exotiques, pas de fête marquante, pas de copine, beaucoup de boulot, et peu de temps libre, en fin de compte…

Du reste, ca explique mon immobilisme pendant les vacances généreusement octroyées au petit peuple dont je fais partie quand ca m’arrange. En effet, j’étais littéralement épuisé par les 6 derniers mois, qui n’ont pas été de tout repos ! Ca valait bien 4 jours consécutifs a pioncer comme une marmotte, je trouve.

Mais commençons par le commencement, c’est-a-dire par la minute culturelle. Nouveauté ce mois-ci, je vous la fait au début du message, pour les indécrottables feignants et autres jean-foutres qui ne sont pas fichus de lire plus d’une page –sans le choc des photos mais avec le poids des mots – sans avoir la migraine. Rassurez-vous si vous vous êtes reconnus : ces messages cesseront bientôt d’arriver, faute de réponse de votre part. Il vous suffit donc d’être un peu plus patients, et l’élimination qui s’impose ne devrait pas tarder…

Voila que je m’égare a nouveau, alors je reprends ma minute culturelle, qui a pour objet l’explication de ces vacances, aussi longues qu’inhabituelles. En effet, la ou en France on parle de retirer des jours fériés, au Vietnam, c’est plutôt le contraire. Et le hasard – mais est-ce vraiment le hasard ? j’y reviendrais – a bien fait les choses cette année, vu que ce jour était le 26 avril, et qu’il célèbre la mort ou la naissance de l’un des multiples empereurs ayant régné sur le pays, voire la région.

Un jour seulement ? C’est vrai que, a l’instar de Dam’s, c’est un peu maigrichon, pour parler de vacances… Mais c’était sans compter sur deux des autres jours fériés du Vietnam, qui eux sont bien en place : le 30 avril et le 1er mai. Je ne m’étends pas sur le 1er mai, car c’est la fête du travail, et sous nos latitudes communistes, c’est un jour sur lequel on peut compter, nous aussi. En revanche, il se trouve que la veille de ce jour férié a eu lieu la prise de Saigon, le 30 avril 1975. Ca valait bien une commémoration digne de ce nom, avec défilé de chars, karaoké géant, et vacances pour tout le monde ! Il faut dire que le Sud du pays est éternellement reconnaissant au Nord pour la libération du joug crypto-ricano-libéral…

Ca faisait deux jours fériés, et la belle surprise de cette année, c’est que ca tombait un lundi et un mardi, ce qui permettait un immense pont de 4 jours. Et avec le nouveau jour de l’empereur, le jeudi précédent, pour peu qu’on prenne un jour de vacances le vendredi, c’est le viaduc de Millau qu’on nous sert sur un plateau ! Bon, pas tout a fait quand même, vu que nos amis vietnamiens ont un mal fou a réaliser le moindre pont correctement (rapport aux joints de dilatation), donc optons pour le Viandox de Millon : tout aussi démodé, mais vaguement kitsch, alors voila. Pour etre vraiment complet, il est a noter que ce jour est place en fonction du calendrier lunaire : rendez-vous l’an prochain pour vérifier si il retombe un jeudi ou un vendredi !

Mais trêve de commentaires là-dessus, car je sais bien qu’il n’y aura pas beaucoup de gens sur cette mailing-list pour baver sur mes vacances, fussent-elles imprévues et riches en histoires salaces, surtout en ce lundi de pentecôte ! Alors voila, on s’est fait plaisir, on a dormi, fait un peu la fête, ainsi que tout ce qu’on a toujours voulu faire sur Saigon sans avoir jamais ose prendre le temps. Rien de très excitant quand on est habitue a la semaine de 35 heures et qu’on se trouve au cœur d’un nombre invraisemblable de jours fériés… mais les ricains ou britons apprécieront !

Voila que ce mois de Mai est passe, et que je n’avais pas encore lâché mon message mensuel. C’est chose faite, et pardonnez la longueur succincte dudit billet, mais tel un comique dans une salle vide, mon aptitude au monologue a elle aussi ses limites. Je vous fais grâce du récit par le menu de mes difficultés professionnelles, peut-être une prochaine fois… Je vous fais également grâce du récit par la carte des vins de mes conquêtes en terre rouge (et jaune aussi, faut pas déconner), car un gentleman ne parle pas de ces choses-la en public. A dire vrai, l’événement le plus excitant en vue pour moi est l’achat d’un motorbike ; c’est dire si ma vie est trépidante en ce moment !

Ca ne m’empêchera pas de vous faire une grosse bise a tous, certains pour la dernière fois, tandis que je retrouverai la plupart d’entre vous le mois prochain. Mention spéciale au Rolo qui fête ses 30 ans : félicitations (rebelote) !!!

30 mars 2007

Amazing Thailand

Salut a tous !

En cette période de nouvelle année, je vous souhaite a tous, toutes, ainsi qu’aux autres une excellente année du Cochon !

Promis, c’est la dernière fois que je présente mes vœux pour la Nouvelle Année, même si je pourrais continuer le mois prochain, vu que nos voisins thaïs et cambodgiens fêtent le Nouvel An au printemps, en vertu d’un calendrier lunaire différent du notre. Bref, on s’en cogne, alors passons au gros morceau : mes vacances au Royaume du Sourire.

Je vous avais quitte avant le Têt (bon d’accord, je l’ai envoyé après, mais c’était rédigé avant… non mais !), fourbu mais content. Content, pour la simple et bonne raison que j’étais désormais en vacances, et que les vacances, c’est cool. Surtout vu l’ambiance de l’usine, avant fermeture du pays pour cause de Nouvel An. En gros, tous les clients veulent qu’on les livre avant de fermer, mais nous on est a la bourre sur tout, car avant de partir en vacances, on pense très fort a ces-dernières, au détriment d’une certaine efficacité… Et a tous ceux qui pensent que j’exagère : repensez en toute honnêteté a votre dernier mois de Juin. Maintenant, imaginez qu’au lieu de 5 semaines de vacances, vous en avez 2 dans l’année. C’est bon ? Et ben voila !

Vous l’aurez compris, la période avant le Têt, c’est la panade, et quand les vacances arrivent, on est bien content de quitter tout ces problèmes ! Pour ma pomme, le menu était copieux, avec 10 jours en Thaïlande, assorti de la promesse d’un isolement total : plus de clients mecontents, plus de fournisseurs attendant leurs paiements, plus de staff démobilisé, plus de cohue dans toute la ville pour les illuminations, etc. En trois mots comme en cent, c’était le pied total.

Tout a commence a Chiang Mai, qui est la capitale du Nord du pays. Elle est située a une centaine de kilomètres du Triangle d’Or, haut-lieu culturel sis sur les frontières Thaïe, Birmane, et Laotienne. Que du beau linge, en somme ! On est arrive assez tard le soir, après une visite pour le moins exhaustive du nouvel aéroport de Bangkok, et nous sommes installes dans une guest-house toute sympathique et charmante. Heureusement, ils avaient des chambres (enfin, une chambre) de libre, vu qu’il n’est pas possible de réserver, aventure oblige. Je voyageais avec Bijou, mon coloc qui fêtait son anniversaire en novembre, pour ceusses et celles d’entre vous qui ont bonne mémoire.

Des le lendemain, nous nous installâmes dans le petit jardin devant un solide petit-déjeuner (poulet curry) fleurant bon la gastronomie locale, et commençâmes a étudier nos options. C’est qu’on avait le choix du roi en matière d’activités ! Apres un rapide comparatif des horaires et quelques arbitrages sur le budget a consacrer, on s’est vite entendu pour essayer de découvrir les trésors culturels de la Thaïlande. C’est pourquoi nous nous sommes inscrits a un cours de cuisine, ainsi qu’un cours de massage. D’ailleurs, et c’était plutôt heureux, le cours de cuisine se déroulait le soir même. On est parti louer une moto, avec pour but l’un des temples les plus sacres de Thaïlande : le Wat Prathat Doi Sutep.

Je vous fais la minute culturelle vite fait : Il y a toute une légende sur la fondation du temple, qui comprend l’omoplate de Bouddha, un moine somnambule, des rois rivaux, et un éléphant blanc. Et si vous voyez pas le rapport, vous n’avez qu’a lui dire que j’ai plus de genou. Je vous avais prévenu, que j’allais le faire vite fait ! Pour plus d’infos, vous avez qu’a aller consulter votre encyclopédie fétiche. Ce temple se trouve donc a flanc de montagne, a une quinzaine de kilomètres du centre, d’où la moto. Apres avoir négocié des obstacles aussi périlleux que la recherche d’une station service et la conduite a gauche, nous arrivâmes a bon port, et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est a couper le souffle !

Non pas que c’est joli – enfin si, ca l’est – mais pour accéder au temple, il faut avaler la bagatelle de 300 marches ! C’est vrai que c’est pas énorme, une volée de 300 marches, mais nos petits poumons, tout encrasses par les cigarettes et la pollution Saïgonnaise, ont eu du mal a tenir le choc… Apres cette visite, ou on en a pris plein les yeux, on est revenu dans le centre, car nous tenions a notre cours de cuisine, sans compter qu’on avait un peu faim, aussi. Au passage, le chemin du retour était beaucoup plus fun : depuis le jour de ma première chute en tire-fesses, je trouve que la montagne, c’est quand même mieux dans le sens de la descente.

La, nous embarquâmes sur le cul d’un pick-up, direction les mille et une saveurs de la Thaïlande, qui font tourner les têtes, les sens, et les estomacs européens depuis Marco Polo, au moins. C’était extrêmement intéressant, mais j’ai connu une petite mésaventure qui m’a complètement gâché le plaisir de manier mon wok… En fait, mon solide petit-déjeuner, couleur locale et tout et tout, est revenu me hanter au pire moment ! Je vous passe les détails techniques, mais je me sentais vraiment pas bien après le premier plat (un Pad Thaï) et même si j’ai continue a cuisiner, plus possible de gouter au fruit de mon labeur. Je vous joins quand même une petite photo qui fera la démonstration de tout mon talent, et vous conduira, j’en suis sur, a l’achat d’un wok dans les plus brefs délais, inspires que vous serez a la vue de cette maestria.

Le lendemain, on s’était inscrits a un mini-trek pour la journée dans les environs de Chiang Mai. Les possibilités d’activité en extérieur sont nombreuses, dans le coin – comme dans tout coin montagneux du monde, je suppose – et on avait le choix entre la promenade a dos d’éléphant (pour se la jouer Livre de la jungle… j’ai toujours adore Mowgli), du rafting (pour avoir une petite pensée pour Dam’s et Mano), la visite d’un village de minorités (pour le cote « routard-authentique-qui-visite-la-vraie-Thaïlande-pas-comme-ces-touristes-de-base-qui-vont-a-Phuket-ces-cons »), et la descente de rivière sur radeau en bambou (pour rien foutre ; ca change). Devant cet éventail d’options, il nous a fallu faire des choix cornéliens, et le processus de décision fut un véritable crève-cœur. Et après moult délibérations, on a choisi de tout faire, en une journée. On est comme ca, nous ! Des vrais oufs !

Vu que j’ai déjà a peu près tout dit sur le contenu de cette journée, je ne m’étendrai pas plus que nécessaire. Si vous voulez vous foutre de ma gueule, car ca fait longtemps que vous en avez pas eu l’occasion, vous pouvez m’imaginer me faire pincer les fesses entre deux bambous sur le radeau mentionne plus haut. Pas de grandes péripéties, comme vous pouvez le voir, mais une journée bien sympa et bien active. Ca fait toujours du bien. Et non content de ce programme Gargantuesque, nous avons continue sur notre lancée avec une réunion de boxe thaïe le soir même. C’était bien marrant, avec des thaïs contre des farangs (occidentaux), et on se laisse rapidement prendre par l’ambiance, une fois qu’on a suffisamment de bières dans l’estomac pour oublier la musique, répétitive et entêtante. Si vous ne vous en souvenez pas, sortez votre vieille console du grenier, et jouer a Street Fighter 2 contre Sagat : c’est exactement la même, tout le long de la soirée. Dépaysement et excitation garantis !

Et le petit plus de notre séjour a Chiang Mai nous attendait le lendemain. Encore un réveil de bonne heure, direction cours intensif de massage thaïlandais. Et oui, toujours soucieux d’en apprendre plus sur la culture locale, il nous a paru important d’apprendre les rudiments de cette technique millénaire et intimement liée au bouddhisme. C’était bien marrant de se tordre mutuellement dans tous les sens. Sur ce coup, Bijou a eu plus de chance que moi : il s’entrainait sur moi, après avoir eu la démonstration par la prof. De mon cote, j’ai du m’exercer sur la prof (pression de malade), et je me suis donc fait torturer par les doigts malhabiles du Bijou… Pauvre de moi ! Cela dit, c’était vraiment très très intéressant, et on est désormais capable de dispenser un massage d’une heure, aux multiples vertus. Avis aux amateurs ! (euh… -trices, plutôt)

Le soir, et bien… on a fait un petit peu la fête, tout en étant raisonnable car on devait partir a Phuket le lendemain. Bon, en fait, on a pas été raisonnable du tout, mais on avait commence tellement tôt et fort qu’on a pas vraiment fait long feu ! Et pour tout vous dire, on s’est même paye une bonne tranche de rire, saouls comme des polonais, a déambuler (« titubuler », plutôt) dans le marche de nuit et a négocier de bon cœur avec les commerçants. Je sais, je devrai avoir honte…

Le lendemain, je me réveille, boucle mon sac et pars prendre mon petit-déjeuner, vu qu’il fallait rendre la chambre a 10h. Le Bijou me suit de près (11h30), et devant un solide petit-déjeuner (œufs, bacon, pommes de terre, faut pas déconner non plus), nous échafaudons nos plans pour Phuket, puis Ko Phi Phi. C’est la qu’on regarde nos billets d’avion, pour se rendre compte qu’il partait dans 5 minutes ! Petite confusion bien naturelle entre notre aller et notre retour de Phuket, entre 11h et 13h, bref, passons, vous voyez le topo. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, on change le programme du tout au tout : ca sera Ko Samet, via Bangkok. Au final, l’opération est juteuse, puisqu‘on économise le trajet vers et depuis Phuket. En effet, la liaison se fait en bus, dans la journée, depuis Bangkok, en passant par l’inénarrable Pattaya (on ne s’est pas arrêté, je vous rassure). On a donc saute dans le premier vol, puis dans le premier bus, puis dans le premier taxi, le tout pour un temps d’attente cumule de 20 minutes ! On aurait voulu le faire expres qu’on n’y serait pas arrives !

Apres une escale a Rayong, qui n’a absolument rien d’intéressante, si ce n’est l’absence quasi-totale d’étrangers, nous nous sommes remis en route : on a saute dans la première navette, puis dans le premier bateau, et nous arrivâmes sur l’ile. Rien de notable, puisque j’ai été malade des le lendemain, pris dans l’étau d’une insolation et d’une infection pulmonaire. Le cote positif, c’est que j’ai pu me ré-arrêter de fumer, série en cours. A part ca, plage, billard, films, et plus généralement : glande. J’ai profite de ma petite faiblesse pour envoyer quelques carte postales. Elles ont du arriver a bon port, depuis le temps.

Apres cet intermède, on a fait le chemin en sens inverse (en une journée, cette fois), direction Bangkok, la Cite des Anges. On retrouvait quelques potes de Saigon, en vacances comme nous, pour faire la fête dans ce haut lieu de la délure, avec l’ambition de faire un maximum de shopping. C’est pas pour dire, mais rien que pour ca, c’est quand même sympa d’être dans un endroit moderne ! A nous le MBK, Patpong, et le Bouddha Couche ! On a applique le triptyque habituel en vigueur lors de visites de toute capitale digne de ce nom : sightseeing, shopping, partying ! Autant dire que toutes ces missions furent remplies, et plutôt trois fois qu’une ! On a pu voir les monuments principaux de la ville, qui ont le bon gout de ne pas être trop éloignés les uns des autres ; on a dépensé a peu près tout ce qu’on avait en fringues de marque et autres t-shirts a messages ; on a peint la ville en rouge, comme disent les anglophones, de Patpong a Soi Nana, tout en fréquentant les lieux de détente de la communauté expat’ locale. Cette mission a Bangkok fut un franc succès et je compte bien approfondir certains points lors d’un prochain séjour.

De retour a Ho Chi Minh, pas le temps de se reposer, car je fêtait mon anniversaire le week-end suivant. Et bien, ce fut assez intéressant, et surtout très calme. En fait, je me réserve pour les 30 ans, quand j’aurai enfin conquis mon titre de vieux prout. Pas beaucoup a raconter, et même si il y avait a dire, personne ne se souvient de ce qui s’est passe, donc ca ne sert a rien de s’épancher. Sachez que j’ai bien aime tous vos messages, plus nombreux que l’an dernier… Ca fait plaisir de voir qu’on ne vous oublie pas, malgré les milliers de kilomètres, les 5 heures de décalage horaire, et une quantité ineffable de points d’avance en championnat pour l’OL. Merci a vous.

Je vous laisse – enfin si vous êtes arrives au bout de ce mail – et vous souhaite une nouvelle fois une bonne année.

Dans le prochain épisode, un énorme cliffhanger : quand vais-je me faire opérer du genou ?

14 février 2007

C'est la fête !

Salut à tous !

Me voilà de retour, après un long silence, du à une surcharge de travail n’ayant d’égale que la surcharge pondérale de Mano après les fêtes. Non, je plaisante… personne ne bosse autant, faut pas déconner ! Evidemment, le travail n’explique pas tout, mais vu comme je déblatère à chaque fois, il me faut pas mal de temps pour donner des nouvelles. Le temps d’écriture, contrairement à ce que l’on pourrait croire, n’est pas la cause majeure, à vrai dire, même si il est vrai que ce message a été écrit en beaucoup de fois.

En fait, ce qui prend du temps, c’est de réunir les souvenirs dignes d’intérêt, avant de les compiler. Il faut dire que la plupart des événements marquants, quoique souvent anodins, interviennent très tôt dans la matinée ! Curieusement, ce phénomène, que je ne m’explique pas, a tendance à se répéter les samedis et dimanches, même si il y a parfois de douloureuses exceptions…

Mais commençons par le commencement : les fêtes sous les tropiques. Je dois bien avouer que j’étais dubitatif a l’idée de passer cette période sous ces latitudes.

Quid du Père Noel, de la neige, des sapins, du ski, et des gros pulls ? Et bien, après avoir testé, sans aller jusqu'à dire que j’ai adopté, je peux dire que j’ai bien aimé !

Le Père Noel ? Il existe aussi ici, et malgré les yeux bridés, la magie fonctionne toujours à plein régime.
La neige ? Pas de problème !
Un petit réveillon sur la terrasse par 30 ˚C en pleine nuit, c’est pas désagréable !
Les sapins ? On en avait un, même qu’il était en plastique avec guirlandes intégrées (photo ci-jointe)… et toc ! (c’est le cas de le dire)
Pour le ski, effectivement, je repasserai, mais apparemment, c’était pas tellement mieux en France, alors sans conséquence.
Pour ce qui est des gros pulls, même si on n’en porte pas, les Vietnamiens, eux, sont frigorifiés ! Rendez-vous compte : il ne fait plus que 25 ˚C ! J’ai même un peu honte d’avouer que je me suis aussi surpris à avoir froid… petite nature !

Apres nous être assurés d’avoir tout le matos nécessaire pour pouvoir célébrer Noel dignement (foie gras, CD de chants de Noel traduits en Viet, bougies, alcool, sapin-toc, décorations, cadeaux), on a donc organisé un réveillon sur notre terrasse. Plutôt sympathique, d’autant que comme je l’ai dit précédemment, les températures étaient plus que clémentes. On a donc expédié les affaires courantes : goinfrade, gavage, bourrage de panse, remplissage de vessie, échange de cadeaux (j’ai eu une jolie laque qui trône fièrement dans notre salon) et de points de vue sur l’actualité, le tout agrémenté d’autres pitreries. C’est ensuite qu’on s’est dit que ce serait un peu dommage de ne pas bouger et de profiter de la trépidation de Saigon en ce soir de fête.

Nous nous sommes donc dirigés vers le Lush, qui a la double particularité d’être une boite en vogue fort sympathique et d’être à 5 minutes à pied de notre maison. Difficile de lutter contre de tels arguments, et après avoir resserré les rangs – un peu clairsemés du à une consommation excessive de spiritueux en tout genre – nous nous sommes donc attelés à parcourir le court chemin séparant notre terrasse de notre salon de substitution. On est logiquement arrivés une vingtaine de minutes plus tard et quelle ne fut pas notre surprise en rentrant ! Ma bonne dame, c’est que l’endroit était blindé et il semblait que tout ce que Saigon comptait comme âmes en peine, soulards désœuvrés, et autres joyeux drilles, s’était retrouvé dans le même établissement. Je vous laisse libre de nous affecter dans la catégorie qui vous siéra. La soirée fut bonne, et on a pu danser jusqu'à 4h du matin sur du bon son comme je l’aime, tout en fraternisant avec le staff du Lush, composé de petites vietnamiennes – en robe blanche pour l’occasion – aussi serviables que charmantes !

Le lendemain, inutile de préciser que la journée fut consacrée à la récupération, car à l’instar de l’OL, les fêtes occasionnent un embouteillage dans le calendrier, ce qui nous a forcé à jouer tous les trois jours. Il est vrai que l’on a déploré un nombre de blessés inhabituel, et que les organismes ont souffert de la répétition des matches de gala. En guise de pièce de résistance, nous sommes allés disputer le Tournoi du Nouvel An à Nha Trang, pour clôturer l’année en beauté. Le tout pour un résultat qui fut mi-mangue, mi-papaye. Il est vrai qu’il est difficile de tout mener de front, mais ca ne nous a pas empêché d’essayer !

Nous partîmes à deux, avec Yann, amateur de gros son qui tache et esthète patenté, en train, pour un voyage d’une petite dizaine d’heures. Arrivés le soir dans notre lieu de villégiature, nous sommes partis nous abreuver, desséchés que nous étions par ce long et pénible voyage, effectué dans des conditions de confort pour le moins discutables. Le but avoué de la manœuvre était de tuer le temps, en attendant Chloé qui nous rejoignait par le train suivant. Apres un repas frugal mais revigorant, nous sommes convenus d’effectuer un repérage des lieux en vue de la soirée du Nouvel An et nous sommes mis en route pour le Sailing Club, qui, comme son nom ne l’indique pas, est une boite de nuit sise sur la plage.

Apres deux verres, nous étions fait comme des Mickeys, et il fut entendu que Chloé pourrait bien se débrouiller pour trouver l’hôtel et nous retrouver en boite. Je précise que les verres en question sont réputés dans tout le Vietnam – au moins dans les milieux autorisés – étant donné que pour un total d’une cinquantaine de centilitres, les proportions sont assez effrayantes : 50% d’alcool Viet, 30% de glaçons, et 20% de soft-drink. Ils sont affectueusement appelés « seaux », voire « buckets », ce qui, j’en conviens, est exactement la même chose. La soirée se passe, des verres sont ingérés, d’autres renversés, certains offerts (merci Chloé !) par des âmes charitables, jusqu'à ce que, à l’image du club de mon cœur, je craque dans les dernières minutes… mu par une incoercible envie de soulager ma vessie, j’ai été victime d’un tacle par derrière d’un transat de plage, ainsi que d’un mouvement d’estomac aussi désagréable que puissant. La suite est connue – au moins par ceux qui m’ont côtoyés à Sup2Co – et je jetterai un voile pudique sur ce qui s’ensuivit, ce genre d’épisode étant plutôt inconfortable pour les âmes sensibles.

Le lendemain, nous avons récupéré Valérie et Sybil, nos deux autres colocs venues en bus de nuit. Apres les railleries d’usage, pimentées de quelques quolibets et autres « j’en étais sure », nous avons décidé de la jouer souple et sommes allés louer des motos pour découvrir un peu la région. Pas de but précis, du fait que nous avions tous – à l’exception notable de Valérie qui n’avait pas voix au chapitre – déjà visité la région et tous les sites majeurs. On s’est baladés un peu au hasard, en longeant la cote vers le Nord, l’estomac et le cerveau portant encore les stigmates de la soirée de la veille… Apres ce petit voyage, nous sommes revenus au camp de base, pour préparer l’événement du jour : l’anniversaire de Sybil. Et oui ! La pauvre est née un 30 décembre, et en plus fêtait ce soir-là ses 25 ans. J’ai eu une pensée émue pour Rastien, qui partage le même sort funeste… Autant dire que l’on avait pas mal la pression, vu que son anniversaire est régulièrement oublie par à peu près tout le monde depuis toujours. Un petit apéro dans un bar-lounge à l’occidentale, suivi d’un repas complètement de saison, puisqu’on a mangé… une raclette ! Je sais, ca fait pas vraiment couleur locale, mais on avait froid – ben oui ! seulement 20 ˚C et la pluie – et ca nous faisait vraiment envie. Ce soir-là, on n’a pas fait long feu, comme vous pouvez aisément le comprendre.

Le lendemain, après un petit-déjeuner revigorant car extrêmement équilibré (voir photo), et un tour dans les vagues, nous avons repris nos montures pour un nouveau road-trip. Cette fois, nous avions quand même une destination en tête : le tombeau du Dr Yersin. Pour la page culturelle, sachez que Yersin était un français amoureux de l’Indochine, et qu’il est l’un des trois seuls français dont la rue n’a pas été débaptisée après la « libération du Sud par le Nord ». Surnommé « Monsieur Vietnam », Yersin doit principalement son statut de bienfaiteur à la découverte du plateau de Dalat (sortez vos atlas, pour plus de précisions !), à l’introduction de l’arbre à caoutchouc dans le pays, et surtout à la préparation d’un sérum anti-pesteux à la fin du XIXe siècle. Voila pour la page culturelle. Revenons à nos moutons.

C’est qu’on était déjà à la Saint-Sylvestre, et il était temps d’aller se mettre en route pour le gros morceau : la teuf sur la plage du Sailing Club. On est d’abord allés au resto, pour gouter encore une fois aux spécialités locales (lasagnes, escalopes à la crème, sole meunière, etc.), ou on a eu une petite mésaventure. Enfin, je dis « on », mais il s’agit plutôt de Valérie, « poisse-woman » officielle, qui s’est ramassé un verre de rouge sur la tête (les cheveux, pour être parfaitement précis). Je sais pas si c’est à cause de ca, mais elle est rentrée a l’hôtel après le resto, vers 22h30, pour ne plus en ressortir. Qu’à cela ne tienne, après avoir perdu une roue superflue, notre carrosse s’est mis en route pour ce haut-lieu de la nuit Nha Trangoise qu’est le Sailing-Club. Une fois de plus, difficile de raconter une soirée, donc je resterai succinct. En bref, on a eu du gros son jusqu'à 5 heures du matin, dans une ambiance digne du Studio 54, sauf qu’on était sur la plage. Deux points noirs : la pluie, intermittente, et la présence visible de la mafia locale, de plus en plus désagréable à mesure que la nuit et le taux d’alcoolémie de ces grands buveurs progressait. Faisant contre mauvais environnement bon cœur, on s’est tout de même bien amusés ! Ca devenait un peu trop glauque sur la fin, mais on est rentré content, même si Yann a été malade et que votre serviteur a, quant a lui, signe un joli doublé.

Retour à l’hôtel, donc, et pour ma pomme, une très mauvaise surprise. J’étais tout content à l’idée de consulter mes textos, vu que j’avais envoyé mes messages de bonne année avant de partir au resto. Et bien c’était sans compter sur la dernière tuile de 2006… En effet, impossible de trouver mon portable ! J’ai mis ca sur le compte de l’alcool, et me suis dit que je le trouverais le lendemain. Au petit matin (11AM), coiffé d’une couronne d’épines (c’est l’impression que j’avais, en tout cas), je retourne méthodiquement la chambre, et la mauvaise nouvelle est confirmée : mon portable a disparu. Dire que je l’avais laissé à l’hôtel de peur de le perdre ! C’était pour mieux me le faire chourer par un staff… On appelle le patron – de mèche, bien entendu – qui nous explique que seule sa famille travaille dans l’hôtel et que c’est abso-lu-ment impossible que quelqu’un de sa famille ait volé quoi que ce soit, etc, etc. Apres d’interminables palabres, on appelle la police, pour qu’ils fouillent un peu dans les affaires de ce patron, mais nous étions bien naïfs ! En fait de fouille, le policier dépêché sur les lieux n’a effectué que celle de son pif, et encore, il avait même pas fini la deuxième narine quand on est partis… Le bilan des courses, c’est que je me suis fait enfler mon portable, qu’on n’a pas loupé notre train malgré cela, et je me console en me disant que le proprio de l’hôtel aura été forcé de partager les bénefs avec le flic. Je sais, c’est maigre…

Vous l’aurez compris : pressés par le temps, nous avons du quitter l’hôtel pour attraper le train du retour, nauséeux et énervés que nous étions par cet enchainement de circonstances défavorables. Le pire, c’est qu’on a beau faire et dire tout ce qu’on veut, au final, ca ne change rien : on l’a dans l’os, en restant poli. Et ca n’était pas fini ! Parait-il que le grand jeu des enfants des rizières est de balancer des cailloux sur les trains qui passent. On a pu constater leur grande précision au prix d’une grosse frayeur, d’un infarctus, et d’un œil soulevé distraitement (ca c’était moi, très vif, comme toujours). Un grand « schling ! » nous signifiait que la vitre de notre compartiment était en miettes. En fait de vitre, il ne s’agissait que de la couche extérieure, ce qui fait qu’on n’a pas eu froid, et qu’on s’est bien amusés a achever de la faire tomber, en mettant des grandes claques de notre coté de la paroi. Mis à part cette péripétie, le voyage s’est déroulé sans encombres et nous sommes arrivés le soir à Saigon, fourbus (9h30 de train pour 400 km), mais contents.

Ensuite, pas grand’ chose, pour ma part. La période pré-Nouvel An Lunaire est toujours l’occasion d’un pic d’activité chez nous, et il a fallu bosser un peu ! On rajoute à ca les clients en visite, les audits de ces mêmes clients, et plein de problèmes à régler de toute urgence à chaque fois, et on comprendra que je ne me suis pas ennuyé ! Un peu fatigant, mais au jour ou je vous parle, je pars en vacances demain, pour 10 jours. Cette période a été entrecoupée de sorties en week-end, d’anniversaires, et de farniente au bord de la piscine, un peu comme d’habitude. Ca aide à faire passer la pilule quand on a beaucoup de boulot le reste de la semaine, j’en conviens.

Donc demain, je pars en vacances pour la Thaïlande, et il faut que je m’occupe un peu de mes clients, qui viennent d’arriver à l’usine. Parce que en plus de mon boulot habituel, je suis maintenant chef de projet pour notre plus gros client. Un titre bien ronflant qui fait plaisir, et plein de responsabilités en plus – j’ai failli dire « emmerdes » – qui le fait moins.

Je vous souhaite a tous de bonnes vacances, en espérant que les skieurs trouveront un peu de neige, et les célibataires l’amour. Quant à l’OL, je prie pour la qualification en Ligue des Champions. J’espère trouver un bar retransmettant les matches, mais vu la suprématie médiatique de la Premier League, je ne suis pas très optimiste sur mes chances de voir mes héros en direct. Au pire, j’irai boire des canons, pour montrer mon attachement à Sidney Govou. Ca sera toujours ca de pris !

Gros bisous a tout le monde, et Chuc Mung Nam Moi !