Salut les aminches, aminchettes, et amateurs d’émincés,
Pour une fois, ça ne fait pas trop longtemps, mais pas mal de nouveautés dans ma petite life, donc je reprends du service plus tôt que prévu. En effet, ceci expliquant cela, je me retrouve, non pas désœuvré, mais avec un peu plus de temps pour réfléchir à d’autres questions que celles relatives à la vie de l’usine. C’est donc tout narcissiquement, et naturellement – on se refait pas ! – que je me suis mis à réfléchir à ma vie, sa direction, et toute cette sorte de bazar, comme disent nos amis d’outre-quiévrain.
Mais je me rends compte que j’ai oublié l’essentiel. Je m’arrête de travailler à la fin du mois, d’où le titre de cette bafouille, que certains esprits chafouins n’auront pas manqué de relier à d’autres activités, beaucoup moins productives, quoique légales outre-outre-quiévrain et largement tolérées de votre côté de Quiévrain. Oui, je dis « de » Quiévrain, vu que c’est l’heure de la minute culturelle, et que tel un Alexandre Ruiz des grands jours, je vais passer la minute culturelle à faire un focus (le grand Alex parlerait d’un « petit » focus, évidemment) sur cette expression, bien connue de tout le monde connu et fréquentable, à savoir tous les gens ayant vu « La cité de la peur ».
Quiévrain est donc une sympathique bourgade, sise en Belgique, entre les deux pays du fromage. Sa notoriété est due à son statut de ville frontalière, et on peut du reste – mon p’tit Jean-Mimi – s’interroger sur cette notoriété, alors que la commune voisine – et française – de Quiévrechain baigne dans un anonymat béat. Leur nom vient du picard Kievrin, ce qui au passage doit expliquer la popularité d’un certain prénom, estampillé d’inch’nord, dans le coin.
Un peu d’histoire, maintenant : Simon Ier de Lalaing fut seigneur de Quiévrain – et plein d’autres titres bien ronflants dont on n’à que faire – au temps où c’était encore cool d’être noble. Cette branche tiendra la seigneurie de Quiévrain jusqu'en 1428, car Simon III, seigneur d’alors, n’aura pas été foutu de viser correctement. Du coup, il n’aura eu que deux filles, dont l'aînée fera passer la terre de Quiévrain dans la famille de Châtilon-Blois en se mariant. Encore plus bête, les deux tourtereaux n'eurent aucune descendance – pour des raisons qui ne nous regardent pas – et c'est l’autre sœur (pas celle qui bat le beurre) qui hérita de Quiévrain. Cette jeune femme d’une clairvoyance Cassandresque épousa Jean de Croÿ, dont le titre de gloire est d’être le premier comte de Chimay en 1467. D’aucuns savent de quel nectar cette respectable famille nous à régalés, en conséquence de quoi il faut toujours y penser à deux fois, avant de faire une blague belge. On ne plaisante pas avec Quiévrain, car ça serait comme plaisanter avec la bière… Et ça, ça se fait pas.
Mais revenons à nos moutons, ou plus précisément à ma vie professionnelle, si passionnante. Lentement, mais surement, je me décharge de toutes ces responsabilités qui commençaient sérieusement à m’étouffer et à devenir un peu lourdes pour mon petit corps fragile (je vous avais dit que j’avais perdu du poids ?). Du coup, j’ai un peu plus de temps libre – mon père ayant gracieusement accepté ma démission et repris le contrôle de la barre – pour penser à mon avenir.
Avant de repasser en mode « recherche d’emploi », je vais surtout m’occuper de récupérer un genou tout neuf. Ça tombe bien, c’est l’intersaison, donc je ne manquerai pas trop à mon club, mais j’ai bien peur qu’il recrute Trézeguet dans le seul et unique but de pallier à cette absence de poids (enfin, un peu moins, maintenant, vu que j’en ai perdu). De la à ce que je me fasse piquer ma place, il n’y à qu’un pas, mais faute de proposition au Qatar, je pensais rejoindre des joueurs aussi mythiques que Nicolas Ouédec ou Gerald Passi dans les oubliettes d’un quelconque championnat du Sud-est asiatique. Pour l’instant, je n’ai pas beaucoup d’infos sur l’opération, mais je vous tiendrais informé, vu que ça va déterminer mes dates de retour en France.
Pour le retour, on m’à beaucoup demandé si je revenais cet été, et la réponse est que je ne sais vraiment pas, mais je ne pense pas. En fait, mon programme non-négociable est que je veux passer la première quinzaine de septembre en France, entre rendez-vous Bobos (10 ans, déjà !), anniversaire du (bis)Cornu (elle nous rajeunit pas, celle-là !), et une semaine à Paris pour voir tout ceux qui me manquent et que je n’ai pas vu depuis très longtemps pour la plupart. Donc pour tout ceux qui sont sur Paris et qui ont envie de me voir, faites-moi signe, que je planifie un peu. Vous êtes tous les bienvenus, surtout que je ne vous recevrai pas : Lyonnais exiles, anciens Sup2Cons, vous que j’ai rencontré à Londres, Ho Chi Minh ou ailleurs, et même toi, public, je ne ferai pas de discrimination !
Après cette partie non-négociable, le reste est beaucoup plus flou car pas mal de contraintes avec lesquelles jongler : un mois d’immobilisation-rééducation intensive après l’opération, 15 jours de marge avant l’opération pour accomplir toutes les démarches nécessaires (anesthésiste, prise en charge 1/3 payant, etc.), l’état de mes finances – qui vont bien mais ne sont pas adaptées à un long séjour Européen, et bien entendu, les vacances de mon chirurgien, qui dépendent elles-mêmes de son handicap au golf. Comme vous le voyez, ce n’est pas hyper simple de concilier tout ça, mais j’ai bon espoir d’arriver à me concocter un programme ménageant Sammy Traoré, le chou, et même Monsieur Seguin.
Voila pour cet été (plutôt automne, en fait). « Mais… et la suite ? » me direz-vous, et bien pour le reste, on verra ! Si vous voulez tout savoir – et je ne doute pas une seconde que vous vouliez tout savoir ! – j’aspire au repos le plus complet, dans l’immédiat. Certes, ce n’est pas vraiment un programme, alors j’ai plusieurs projets dans les tuyaux : aller visiter les temples d’Angkor et bouger un peu dans le Vietnam, passer une certification pour donner des cours d’anglais (faut bien vivre), réparer mon genou, reprendre le cours de ma vie sociale, interrompu il y à 6 mois environ, suivre une formation en informatique (déjà commencée, à vrai dire), et bien entendu, rechercher un emploi ou démarrer une activité (c’est nouveau, ça).
Donc pas vraiment le temps de m’ennuyer, et il me semble qu’il me faudra bien 6 mois pour mener tout cela à bien. L’idée de prendre une année sabbatique me titille de plus en plus, ou plus exactement, c’est le fait d’arrêter la vie d’Euro Top Manager pendant un an qui me chatouille agréablement les méninges. J’ai bien quelques idées de business à monter, mais c’est top secret pour l’instant, alors je ne moufterai pas mot, sauf pour dire que ça serait au Vietnam. Le truc de donner des cours d’Anglais, c’est parce que ça me laisserait pas mal de temps libre pour réfléchir à la suite, tout en assurant mon train de vie ici. En plus, je me dis que ça peut être pas mal d’avoir un tel diplôme pour boucher les éventuels trous d’air dans une carrière. J’aurais bien donné des cours de français, mais pour ça, il faut avoir fait 10 ans d’études, posséder une tripotée de diplômes, et réussi le concours de la fonction publique, donc ça sera l’anglais. Et tant pis pour la promotion de la Francophonie !
En parlant de Francophonie, mardi, il y avait Hightone qui passait à Ho Chi Minh, concert ou je me suis précipité, vous vous en doutez bien. Si vous ne vous en doutiez pas, c’est soit que vous me connaissez très mal, soit que vous n’avez aucune idée de ce qu’est Hightone. Autant le dire tout net : les deux sont également impardonnables ! Une bonne petite soirée (enfin, 20h-22h, on dira « début de soirée », hein), organisée par le réseau des français de l’étranger, ou l’Alliance Française pour ceux qui connaissent. Le clou du spectacle était sans conteste de voir le consul, obligé de rester assis tout le long, de toute évidence désespéré par ce qu’il entendait… et pour être tout à fait juste, sur la fin, il avait presque l’air d’apprécier la musique ! Si, si, il avait un petit doigt pointé vers le ciel (kasdédi Rimy), et un talon chaussé d’un mocassin à glands qui battait la mesure !
Voila pour un point complet de la situation, nettement plus informatif que mes précédents messages. La prochaine fois que j’écrirai, je serai au chomdu pour de bon, tout nu et tout bronzé, et reposé, j’espère. Au programme, le retour du Bijou !!! Enfin, on va pouvoir réactiver le mode « sortie totale », le seul à même d’apporter un peu de sel – ou de piment, restons local – à ces récits dont je vous inonde sans la moindre autorisation de votre part…
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