Salut à tous !
Me voilà de retour, après un long silence, du à une surcharge de travail n’ayant d’égale que la surcharge pondérale de
En fait, ce qui prend du temps, c’est de réunir les souvenirs dignes d’intérêt, avant de les compiler. Il faut dire que la plupart des événements marquants, quoique souvent anodins, interviennent très tôt dans la matinée ! Curieusement, ce phénomène, que je ne m’explique pas, a tendance à se répéter les samedis et dimanches, même si il y a parfois de douloureuses exceptions…
Mais commençons par le commencement : les fêtes sous les tropiques. Je dois bien avouer que j’étais dubitatif a l’idée de passer cette période sous ces latitudes.
Quid du Père Noel, de la neige, des sapins, du ski, et des gros pulls ? Et bien, après avoir testé, sans aller jusqu'à dire que j’ai adopté, je peux dire que j’ai bien aimé !
Le Père Noel ? Il existe aussi ici, et malgré les yeux bridés, la magie fonctionne toujours à plein régime.
La neige ? Pas de problème ! Un petit réveillon sur la terrasse par 30 ˚C en pleine nuit, c’est pas désagréable !
Les sapins ? On en avait un, même qu’il était en plastique avec guirlandes intégrées (photo ci-jointe)… et toc ! (c’est le cas de le dire)
Pour le ski, effectivement, je repasserai, mais apparemment, c’était pas tellement mieux en France, alors sans conséquence.
Pour ce qui est des gros pulls, même si on n’en porte pas, les Vietnamiens, eux, sont frigorifiés ! Rendez-vous compte : il ne fait plus que 25 ˚C ! J’ai même un peu honte d’avouer que je me suis aussi surpris à avoir froid… petite nature !
Apres nous être assurés d’avoir tout le matos nécessaire pour pouvoir célébrer Noel dignement (foie gras, CD de chants de Noel traduits en Viet, bougies, alcool, sapin-toc, décorations, cadeaux), on a donc organisé un réveillon sur notre terrasse. Plutôt sympathique, d’autant que comme je l’ai dit précédemment, les températures étaient plus que clémentes. On a donc expédié les affaires courantes : goinfrade, gavage, bourrage de panse, remplissage de vessie, échange de cadeaux (j’ai eu une jolie laque qui trône fièrement dans notre salon) et de points de vue sur l’actualité, le tout agrémenté d’autres pitreries. C’est ensuite qu’on s’est dit que ce serait un peu dommage de ne pas bouger et de profiter de la trépidation de Saigon en ce soir de fête.
Nous nous sommes donc dirigés vers le Lush, qui a la double particularité d’être une boite en vogue fort sympathique et d’être à 5 minutes à pied de notre maison. Difficile de lutter contre de tels arguments, et après avoir resserré les rangs – un peu clairsemés du à une consommation excessive de spiritueux en tout genre – nous nous sommes donc attelés à parcourir le court chemin séparant notre terrasse de notre salon de substitution. On est logiquement arrivés une vingtaine de minutes plus tard et quelle ne fut pas notre surprise en rentrant ! Ma bonne dame, c’est que l’endroit était blindé et il semblait que tout ce que Saigon comptait comme âmes en peine, soulards désœuvrés, et autres joyeux drilles, s’était retrouvé dans le même établissement. Je vous laisse libre de nous affecter dans la catégorie qui vous siéra. La soirée fut bonne, et on a pu danser jusqu'à 4h du matin sur du bon son comme je l’aime, tout en fraternisant avec le staff du Lush, composé de petites vietnamiennes – en robe blanche pour l’occasion – aussi serviables que charmantes !
Le lendemain, inutile de préciser que la journée fut consacrée à la récupération, car à l’instar de l’OL, les fêtes occasionnent un embouteillage dans le calendrier, ce qui nous a forcé à jouer tous les trois jours. Il est vrai que l’on a déploré un nombre de blessés inhabituel, et que les organismes ont souffert de la répétition des matches de gala. En guise de pièce de résistance, nous sommes allés disputer le Tournoi du Nouvel An à Nha Trang, pour clôturer l’année en beauté. Le tout pour un résultat qui fut mi-mangue, mi-papaye. Il est vrai qu’il est difficile de tout mener de front, mais ca ne nous a pas empêché d’essayer !
Nous partîmes à deux, avec Yann, amateur de gros son qui tache et esthète patenté, en train, pour un voyage d’une petite dizaine d’heures. Arrivés le soir dans notre lieu de villégiature, nous sommes partis nous abreuver, desséchés que nous étions par ce long et pénible voyage, effectué dans des conditions de confort pour le moins discutables. Le but avoué de la manœuvre était de tuer le temps, en attendant Chloé qui nous rejoignait par le train suivant. Apres un repas frugal mais revigorant, nous sommes convenus d’effectuer un repérage des lieux en vue de la soirée du Nouvel An et nous sommes mis en route pour le Sailing Club, qui, comme son nom ne l’indique pas, est une boite de nuit sise sur la plage.
Apres deux verres, nous étions fait comme des Mickeys, et il fut entendu que Chloé pourrait bien se débrouiller pour trouver l’hôtel et nous retrouver en boite. Je précise que les verres en question sont réputés dans tout le Vietnam – au moins dans les milieux autorisés – étant donné que pour un total d’une cinquantaine de centilitres, les proportions sont assez effrayantes : 50% d’alcool Viet, 30% de glaçons, et 20% de soft-drink. Ils sont affectueusement appelés « seaux », voire « buckets », ce qui, j’en conviens, est exactement la même chose. La soirée se passe, des verres sont ingérés, d’autres renversés, certains offerts (merci Chloé !) par des âmes charitables, jusqu'à ce que, à l’image du club de mon cœur, je craque dans les dernières minutes… mu par une incoercible envie de soulager ma vessie, j’ai été victime d’un tacle par derrière d’un transat de plage, ainsi que d’un mouvement d’estomac aussi désagréable que puissant. La suite est connue – au moins par ceux qui m’ont côtoyés à Sup2Co – et je jetterai un voile pudique sur ce qui s’ensuivit, ce genre d’épisode étant plutôt inconfortable pour les âmes sensibles.
Le lendemain, nous avons récupéré Valérie et Sybil, nos deux autres colocs venues en bus de nuit. Apres les railleries d’usage, pimentées de quelques quolibets et autres « j’en étais sure », nous avons décidé de la jouer souple et sommes allés louer des motos pour découvrir un peu la région. Pas de but précis, du fait que nous avions tous – à l’exception notable de Valérie qui n’avait pas voix au chapitre – déjà visité la région et tous les sites majeurs. On s’est baladés un peu au hasard, en longeant la cote vers le Nord, l’estomac et le cerveau portant encore les stigmates de la soirée de la veille… Apres ce petit voyage, nous sommes revenus au camp de base, pour préparer l’événement du jour : l’anniversaire de Sybil. Et oui ! La pauvre est née un 30 décembre, et en plus fêtait ce soir-là ses 25 ans. J’ai eu une pensée émue pour
Le lendemain, après un petit-déjeuner revigorant car extrêmement équilibré (voir photo), et un tour dans les vagues, nous avons repris nos montures pour un nouveau road-trip. Cette fois, nous avions quand même une destination en tête : le tombeau du Dr Yersin. Pour la page culturelle, sachez que Yersin était un français amoureux de l’Indochine, et qu’il est l’un des trois seuls français dont la rue n’a pas été débaptisée après la « libération du Sud par le Nord ». Surnommé « Monsieur Vietnam », Yersin doit principalement son statut de bienfaiteur à la découverte du plateau de Dalat (sortez vos atlas, pour plus de précisions !), à l’introduction de l’arbre à caoutchouc dans le pays, et surtout à la préparation d’un sérum anti-pesteux à la fin du XIXe siècle. Voila pour la page culturelle. Revenons à nos moutons.
C’est qu’on était déjà à la Saint-Sylvestre, et il était temps d’aller se mettre en route pour le gros morceau : la teuf sur la plage du Sailing Club. On est d’abord allés au resto, pour gouter encore une fois aux spécialités locales (lasagnes, escalopes à la crème, sole meunière, etc.), ou on a eu une petite mésaventure. Enfin, je dis « on », mais il s’agit plutôt de Valérie, « poisse-woman » officielle, qui s’est ramassé un verre de rouge sur la tête (les cheveux, pour être parfaitement précis). Je sais pas si c’est à cause de ca, mais elle est rentrée a l’hôtel après le resto, vers 22h30, pour ne plus en ressortir. Qu’à cela ne tienne, après avoir perdu une roue superflue, notre carrosse s’est mis en route pour ce haut-lieu de la nuit Nha Trangoise qu’est le Sailing-Club. Une fois de plus, difficile de raconter une soirée, donc je resterai succinct. En bref, on a eu du gros son jusqu'à 5 heures du matin, dans une ambiance digne du Studio 54, sauf qu’on était sur la plage. Deux points noirs : la pluie, intermittente, et la présence visible de la mafia locale, de plus en plus désagréable à mesure que la nuit et le taux d’alcoolémie de ces grands buveurs progressait. Faisant contre mauvais environnement bon cœur, on s’est tout de même bien amusés ! Ca devenait un peu trop glauque sur la fin, mais on est rentré content, même si Yann a été malade et que votre serviteur a, quant a lui, signe un joli doublé.
Retour à l’hôtel, donc, et pour ma pomme, une très mauvaise surprise. J’étais tout content à l’idée de consulter mes textos, vu que j’avais envoyé mes messages de bonne année avant de partir au resto. Et bien c’était sans compter sur la dernière tuile de 2006… En effet, impossible de trouver mon portable ! J’ai mis ca sur le compte de l’alcool, et me suis dit que je le trouverais le lendemain. Au petit matin (11AM), coiffé d’une couronne d’épines (c’est l’impression que j’avais, en tout cas), je retourne méthodiquement la chambre, et la mauvaise nouvelle est confirmée : mon portable a disparu. Dire que je l’avais laissé à l’hôtel de peur de le perdre ! C’était pour mieux me le faire chourer par un staff… On appelle le patron – de mèche, bien entendu – qui nous explique que seule sa famille travaille dans l’hôtel et que c’est abso-lu-ment impossible que quelqu’un de sa famille ait volé quoi que ce soit, etc, etc. Apres d’interminables palabres, on appelle la police, pour qu’ils fouillent un peu dans les affaires de ce patron, mais nous étions bien naïfs ! En fait de fouille, le policier dépêché sur les lieux n’a effectué que celle de son pif, et encore, il avait même pas fini la deuxième narine quand on est partis… Le bilan des courses, c’est que je me suis fait enfler mon portable, qu’on n’a pas loupé notre train malgré cela, et je me console en me disant que le proprio de l’hôtel aura été forcé de partager les bénefs avec le flic. Je sais, c’est maigre…
Vous l’aurez compris : pressés par le temps, nous avons du quitter l’hôtel pour attraper le train du retour, nauséeux et énervés que nous étions par cet enchainement de circonstances défavorables. Le pire, c’est qu’on a beau faire et dire tout ce qu’on veut, au final, ca ne change rien : on l’a dans l’os, en restant poli. Et ca n’était pas fini ! Parait-il que le grand jeu des enfants des rizières est de balancer des cailloux sur les trains qui passent. On a pu constater leur grande précision au prix d’une grosse frayeur, d’un infarctus, et d’un œil soulevé distraitement (ca c’était moi, très vif, comme toujours). Un grand « schling ! » nous signifiait que la vitre de notre compartiment était en miettes. En fait de vitre, il ne s’agissait que de la couche extérieure, ce qui fait qu’on n’a pas eu froid, et qu’on s’est bien amusés a achever de la faire tomber, en mettant des grandes claques de notre coté de la paroi. Mis à part cette péripétie, le voyage s’est déroulé sans encombres et nous sommes arrivés le soir à Saigon, fourbus (9h30 de train pour 400 km), mais contents.
Ensuite, pas grand’ chose, pour ma part. La période pré-Nouvel An Lunaire est toujours l’occasion d’un pic d’activité chez nous, et il a fallu bosser un peu ! On rajoute à ca les clients en visite, les audits de ces mêmes clients, et plein de problèmes à régler de toute urgence à chaque fois, et on comprendra que je ne me suis pas ennuyé ! Un peu fatigant, mais au jour ou je vous parle, je pars en vacances demain, pour 10 jours. Cette période a été entrecoupée de sorties en week-end, d’anniversaires, et de farniente au bord de la piscine, un peu comme d’habitude. Ca aide à faire passer la pilule quand on a beaucoup de boulot le reste de la semaine, j’en conviens.
Donc demain, je pars en vacances pour la Thaïlande, et il faut que je m’occupe un peu de mes clients, qui viennent d’arriver à l’usine. Parce que en plus de mon boulot habituel, je suis maintenant chef de projet pour notre plus gros client. Un titre bien ronflant qui fait plaisir, et plein de responsabilités en plus – j’ai failli dire « emmerdes » – qui le fait moins.
Je vous souhaite a tous de bonnes vacances, en espérant que les skieurs trouveront un peu de neige, et les célibataires l’amour. Quant à l’OL, je prie pour la qualification en Ligue des Champions. J’espère trouver un bar retransmettant les matches, mais vu la suprématie médiatique de la Premier League, je ne suis pas très optimiste sur mes chances de voir mes héros en direct. Au pire, j’irai boire des canons, pour montrer mon attachement à Sidney Govou. Ca sera toujours ca de pris !
Gros bisous a tout le monde, et Chuc Mung Nam Moi !
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