14 août 2008
Thailand - 14 aout
Je me suis donc dirige vers l'un des mega-centres commerciaux du quartier, le MBK. Un mil-shake pour la gorge - made in Burger King pour Colt - des cachetons pour la fievre, et une paire de jeans, en guise de shopping therapeutique.
Apres, j'ai profite du fait de me trouver dans un pays technologiquement superieur pour aller au cinema. Mais pas n'importe quel cinoche : l'IMAX, excusez du peu ! Et je suis alle voir le dernier Batman, que j'ai beaucoup apprecie, du reste.
D'ailleurs, c'est marrant, parce qu'avant le film, ils jouent l'hymne royal, et tout le monde se leve. Moi qui croyait que ce genre de choses n'arrivait que pour Danette...
En resume, une journee plutot lente, avec un Bryce mou du genou. En fait, je n'ai rien fait d'autre que glander au centre commercial, tel un teenager americain. Et demain, c'est le grand depart, donc ca sera tout pour Bangkok. Enfin, presque tout, puisque je consacrerai ma minute culturelle de demain a la cite des anges.
Pourquoi "Cite des Anges" ? Vous le saurez demain !
13 août 2008
Thailand - 13 aout
En fait, j'ai passe la soiree avec une petite thaie, etudiante en pharma, et en vacances apres ses exams. Je vous arrete tout de suite : on n'a QUE regarde la teloche et discute. Enfin disons plutot que l'on a converse, car "discuter" a ete perverti il y a une quinzaine d'annees de ca (le coupable se reconnaitra).
C'etait mignon comme tout, et vraiment relaxant. Apres une bonne nuit de sommeil, je me suis mis en route pour la plage, une derniere fois. Et ca n'a pas loupe : j'ai pris un coup de soleil ! Bon, c'est pas trop grave : j'ai bien mis du lait apres-soleil, et je ne vais plus m'exposer. "I will survive", diraient Ses apotres.
Je suis ensuite monte dans un mini-van, direction Bangkok. Grace a ce trajet, j'ai desormais emprunte tous les modes de transport disponibles en Thailande : des infames tuk-tuk a l'avion. Petite perf' qui me conforte dans l'idee que je suis vraiment un homme du peuple, a l'instar de notre grrrrrrrrand timonier (roulements de tambour, tagada bling-bling).
Arrive a Bangkok, ce n'etait pas completement la meme histoire. Le trajet en mini-van s'est revele etre mi-figue, mi-raisin. Pas glop : pas de place pour les jambes, et la radio thaie ; Glop-glop : rapide (moins de 3h) et arrivee en plein centre-ville. En revanche, "mon coup de soleil qu'il est pas trop grave" m'a completement demonte : grosse fievre, sueurs froides, et plus un poil d'energie. C'est bien simple, pour rallier mon hotel, j'arrivais a peine a mettre un pied devant l'autre.
C'est pour ca qu'une fois arrive, j'ai tout simplement tire le rideau.
12 août 2008
Thailand - 12 aout
Depuis le debut de mon sejour, je vois partout des portraits d'elle, les petits drapeaux bleus (sa couleur) ornes de son sceau sur toutes sortes de batiments, et des polos bleux en plus grand nombre qu'habituellement.
Mais je realise que je vais un peu vite en besogne. Il faut d'abord que je vous explique vite fait l'importance de la famille royale en Thailande. Ici, le roi - et donc la reine, le prince, et les princesses - est absolument venere, et le mot n'est pas trop fort.
Il n'a aucun pouvoir politique theorique, a l'instar de la reine d'Angleterre, mais son autorite morale et spirituelle est en pratique immense, a l'exact oppose du prince Charles. Et malgre les nombreux coups d'Etat qui jalonnent son regne (depuis 1948, excusez du peu), il est le seul element stable d'un pays politiquement bancal.
Bref, on ne plaisante pas avec le roi : son portrait est partout, tout comme son sceau, et sa couleur, le jaune. Et le crime de lese-majeste est severement reprime, avec 7 ans d'emprisonnement pour le coupable. 2 exemples recents de condamnation : un touriste suisse qui, bourre un soir, a dessine des moustaches sur un portrait ; et un poete celebre qui l'a compare a un skipper, allusion a son gout pour la voile. Comme vous le voyez, il faut faire attention a ce qu'on dit !
Donc aujourd'hui, c'est happy birthday pour la reine, et c'est aussi le jour de la fete des meres. Normal, vu que la reine est LA mere. Donc c'est un jour ferie, permettant aux thais d'honorer leurs meres et leurs epouses comme il sied. Toutes les villes montent des podiums, avec pestacle et bal , un peu partout.
Contamine par tout cet amour ambiant, j'ai moi aussi honore a ma facon les meres thaies et envoye des cartes postales a ma maman, ma grand-maman, et ma vieille tante indigne. Je prie pour qu'elles arrivent, car je ne sais pas si elles sont suffisamment affranchies ! Jour ferie oblige, le bureau de poste etait ferme, et j'ai achete mes timbres au 7 eleven. Le caissier m'a assure que c'etait suffisant, mais bon... si ca se trouve, il comprenait rien et s'est contente de repondre par l'affirmative a toute mes questions. A l'asiat', en somme.
Donc si vous me lisez, bonne fete a toutes les mamans ! J'espere que ca repare mon oubli des fetes des meres francaise et viet. Et longue vie a la reine Sirikit !
Pour le reste, il a beaucoup plu aujourd'hui, donc pas de plage mais une longue balade a pied, du bouquinage, et une orgie de fruits de mer au marche nuit pour diner. Ce soir, je me couche tot pour bien profiter de ma derniere journee a la mer.
Demain en fin d'apres-midi, je reprends le bus pour Bangkok. Au programme : shopping et cinema, plus un petit tour en ville pour voir les quelques endroits que je n'avais pas eu le temps de voir la derniere fois.
11 août 2008
Thailand - 11 aout
Hier, je suis alle boire des coups a cote du mache de nuit et j'ai rencontre un couple d'Australiens bien sympas. Un peu trop sympas, en fait, ce qui a bouti a 2-3 bieres de trop et a une bonne flemme ce matin !
Reveil paisible, petit-dej' solide et direction la plage. C'est qu'il faut en profiter un max' le matin, car les apres-midis sont en general gris (grises ?), pendant la mousson. D'ailleurs, il faisait tellemetn beau et chaud que le sable me brulait les pieds ! J'ai donc installe mon campement au pied d'un cocotier, a l'ombre.
Ensuite, la routine : bouquin, plouf, musique, plouf, creme solaire, et on recommence. Bouffe, puis rebelote, meme si le temps etait crachineux. L'eau restait a bonne temperature et au moins le sable ne brulait-il plus mes petits petons fragiles et delicats. Ensuite, je suis parti boire une biere en attendant que le nuage passe.
Bon, vous etiez prevenu : le recit de mon farniente n'a rien d'un thriller ! Rassurez-vous : demain, on fera le plein de culture.
10 août 2008
Thailand - 10 aout
Je suis arrive a 6h et des brouettes, ce qui m'arrangeait bien, en fait. J'ai pu faire du change immediatement au guichet "information", et meme si je me suis fait baiser sur le taux, je n'avais pas beaucoup le choix, vu qu'on est dimanche. J'avais evidemment occulte ce detail...
Apres cela, j'ai suate dans un taxi. Ma destination finale : la gare routiere de Sai Tai Mai, qui dessert le Sud du pays. La, je prends un ticket pour Hua-Hin, avec depart a 7h30, arrivee 11h. Finalement, je l'aurais eue, mon apres-midi de bronzette !
J'ai pris une chambre dans une guest-house, tenue par un couple nollandais-thai fort sympathique. J'ai eu un bon prix - saison des pluies oblige - et je suis installe dans une chambre qui a tout de la cabane dans un arbre. Certes, c'est petit, mais confortable et j'ai egalement le petit-dej' et l'internet illimite compris dans le forfait. D'ailleurs, merci la basse saison, car la chambre que j'occupe est normalement devolue a un employe. Bref, c'est decide, je reste jusqu'a mercredi !
L'apres-midi s'est derooulee sans evenement marquant : j'ai mate un peu l'halterophilie, avec une medaille d'or a la cle pour la Thailande, j'ai re-dedicace un Burger King a Colt, et j'ai rattrape mon retard sur la mise a jour de mon blog, grace a l'internet illimite.
Sinon, j'ai passe un bon bout de temps a bouquiner. Je suis en train de lire un livre absolument bouleversant: D'abord ils ont tue mon pere, de Loung Ung. C'est l'hstoire vraie d'une petite cambodgienne qui a 5 ans en 1975, au moment ou les Khmer Rouge accedent au pouvoir. Franchement, ce recit est a peine croyable et en le lisant, je suis tour a tour horrifie, degoute, scandalise, revolte, triste, bref, toute la palette des emotions y passe.
Je vous exhorte a le lire, car on est finalement assez mal informe sur ce regime, qui a decime la population. du Cambodge. Et encore, "decime" est loin de la verite ; ce n'est pas un dixieme, mais bien un quart (!) qui a peri lors de cette triste periode. Completement hallucinant...
A part ca, je suis alle me faire des fruits de mer au bord de l'eau pour diner, suivi de quelques bieres dans un bar, mais en restant raisonnable cette fois.
En parlant de foot, toutes mes prieres sont dirigees vers l'OL et la 8e merveille du monde, pour ce soir. Et oui, j'ai bien dit "prieres". Si Zidane est mon nouveau Dieu, Karim est son prophete. Ou plutot sa reincarnation, bouddhisme ambiant oblige, d'autant plus qu'ils portent tous deux le #10. Si c'est pas un signe, ca ! Bref, allez l'OL !
09 août 2008
Thailand - 9 aout
Cela dit, on s'est bien marre, et en allant prendre mon petit-dej' ce matin, j'apprends que mon meilleur ami de Sukothai (aujourd'hui, point de jeu de mots foireux a base de gay ; je les ai epuises, et il faut bien varier les plaisirs) a fait encore plus fort, puisque lui a score un double ! Apres un echange standard de recits gravleux, de lamentations diverses, de promesses de sobriete et autres solides resolutions, je loue une moto et me dirige vers les ruines a nouveau.
Mon Zidane, que c'est difficile (vous l'auraez compris, mon nouveau Dieu porte le #10) ! Le ventre bougonne, la tete bourdonne, et le coeur palpitonne. Vaille que vaille, je m'efforce de tout voir, apres un petit-dejeuner et un cafe salvateurs.
Malgre mon etat de faiblesse, j'en prends plein les yeux, et je ne me lasse pas de la beaute du parc et de toutes ces ruines. Bien entendu, j'ai mitraille l'endroit sous tous les angles, tel un japonais sous ecstasy, et malgre toute ces briques rouges, aucune pulsion violente ne m'assaille. C'est meme tout le contraire, mais peut-etre est-ce l'effet de la gueule de bois...
Toujours est-il que je n'en suis toujours pas revenu. Je ne suis pas franchement le genre a debiter du "Oh my god!" (ou "Oh my Zid'!") a tout bout de champ, mais je n'ai pas arrete de me le dire, tout au long de la journee. Il devait y avoir un cote comique, a me voir marmonner des "Petain, que c'est beau !", ou encore "Bordeaux de mer, c'est incroyable". Mais ca l'etait vraiment a ce point-la. En vrai, le langage etait un peu plus, comment dire, fleuri, mais vous n'avez qu'a inserer votre juron prefere a la place, et ca marche pareil.
Je ne saurais trop vous conseiller Sukothai, c'est completement magique. J'ai bien entendu 1 million de photos, que je tiens a la disposition de quiconque est interesse, mais c'est vrai que ca ne remplace pas la vision directe.
Apres cette belle journee, je me suis remis en route, pour Phitsanulok, ou se trouve la maison des trains ( (c) Dam's). Et c'est la que tout a deaille (sauf mon train, heureusement pour moi). Mon meilleur ami de Sukothai est desormais mon ex-meilleur ami ! Apres m'avoir jure-crache, croix de bois, croix de fer, qu'il avait fait le necessaire pour changer mon billet de train, j'ai eu une bien desagreable surprise, arrive a la gare...
J'etais cense me presenter au guichet, montrer mon billet et une note manuscrite, et en echange de 50B, on me fournissait un nouveau ticket. Sauf que le guichetier me montre mon billet et me dit que mon train est deja parti...
Merci je uis au curant, mais j'ai une reservation et il faut juste me fournir un nouveau bout de papier, fut ma reaction, en substance. Et c'est la qu'il me montre le dos dudit billet... en gros, pour changer l'heure de son train, il faut s'y prendre maximum 1h AVANT le depart d'icelui, et, comme il l'avait fait remarquer, ,on train etait parti depuis longtemps !
Qu'a cela ne tienne, je demande un nouveau billet pour Bangkok, et - surprise surprisee - le train de minuit affiche complet ! Pas grave, je prends celui d'avant, celui qui arrive en theorie a 5h du mat', et paie mon billet. Sauf que, apres avoir paye mon billet, il ne me restait plus que 60B en poche !
Evidemment, l'heure est trop tardive pour changer de l'argent, et adieu mes reves de bon repas et d'internet en attendant mon train. A la place, ce fut un pad thai sur un trottoir, ce qui n'est pas deramatique, loin s'en faut.
Le proleme va plus se poser demain, a Bangkok. En gros, il va falloir que sqatte la gare de 5h a 8h, en attendant que le bureau de change ouvre, et ca fait iech', quand meme ! En plus, ca va retarder d'autatn mon arrivee a la plage, rognant sur mon precieux et limite temps de rotissoire...
On verra bien demain, mais ce qui est sur, c'est que Eok m'a enculer ! Comme quoi, il est parvenu a ses fins, le salaud.
08 août 2008
Thailand - 8 aout
Et le bouquet final, hier soir en rentrant : la musique en provenance de la boite d'a cote. Enfin, quand je dis "musique", il faudrait plutot parler de "boum-boum", et pas dans le bon sens du terme !
Je ne suis pas le dernier a apprecier la musique electronique, ce que certains d'entre vous qualifieraient de "boum-boum", je l'admets. Mais ce n'etait pas le cas ici. Ce boum-boum etait aussi desagreable que le 2e volet du film eponyme, et aussi repetitifs que les aces du tennisman surnomme ainsi. Et ce, jusqu'a plus de 3h du mat', heure a laquelle j'ai enfin succombe a l'epuisement.
Du coup, mes projets de partir a l'aube en furent compromis. Au lieu de prendre le 1er bus, a 7h, j'ai pris le suivant, a 8h45. En revanche, j'ai eu le temps de passer a la gare pour prendre mn billet de train pour Bangkok demain. Petit bemol: le train que je voulais prendre pour le sud est complet. En meme temps, j'aurai pu m'en douter.. On verra une fois sur Bangkok si je peux choper un bus ou si je dois adapter mes plans pour la enieme fois : aller ailleurs, ou a un autre moment... rien n'est jamais definitif au pays du bouddhisme !
Arrive a Sukothai sur le coup de 14h, tout est devenu limpide : plus la peine d'aller a Ko Pha-Ngan, surtout que les temps de trajet, ainsi que les horaires, ne sont plus du tout adaptes. J'avais tout calcule avec un train de nuit, me permettant d['attraper le bateau de 7h, ce qui me permttait de choper les 2e bateau a temps, et d'avoir un bonne apres-midi de bronzette.
Mais j'y reviendrais en temps et en heure, quand je serais la-bas. Pour l'heure, je suis a Sukothai, ancienne capitale du royaume, et inscrite au patrimoine mondial ed l'UNESCO. Ca se comprend, car c'est vrament charmant.
Je me suis fait un petit plaisir, apres la turne de la veille, en me prenant un bungalow dans une charmant guest house. J'ai ete accueilli par le managre e l'endroit, Eok, et il avait l'air extremement content de me voir. N'ayons pas peur des mots, il etait meme franchement gay.
J'ai donc use sans honte de mon legendaire pouvoir d'attraction pour qu'il m'emmene voir un peu les ruines, m'economisant ainsi un aller-retour en taxi. J'avais prevu de visiter le lendemain, mais l'occasion fait le larron. Et je dois dire que Sukothai es vraiment a couper le souffle. En gros, le parc forme un carre d'environ 1 mile de cote, et tout y est paisible.
J'ose meme l'emprunt : là, tout n’est qu’ordre et beauté, / Luxe, calme et volupté. Desole pour le plagiat, mais il faut savoir reconnaitre quand les mots nous manquent. Et n'allez pas vous faire des idees: "volupte" n'indique en rien une quelconque experience avec mon gay lurron de chauffeur !
Ensuite, il fallait rentrer, car la nuit tombant, la guest-house a vu arriver plein de clients et mon meilleur ami de Sukothai ( (c) Jean-Prout) devait retourner vaquer. Quelques bieres plus tard, je m'etais fait tout un tas de connaissances. Il faut croire que Sukothai figure en bonne place dans les guides francais, car il n'y avait que ca ! On a donc bouffe tous ensemble, en regardant les JO d'un oeil distrait. D'ailleurs, on n'a regarde que le defile des delegations, tout le monde partageant a la fois mon sentiment sur ces JO - aux relents de 1936 - et mon desir de boycott televisuel.
Ensuite, on es allae boire encore un peu plus, avec tout le groupe, ainsi que mon meilleur ami de Sukothai ( (c) Jean-Prout), completment bourre aprs ses 4 bieres. Ce qui devait arriver arriva, et je ne suis pas rentre seul ce soir-la... Heureusement, malgre mon etat d'ebriete tres avance, j'ai preserve l'essentiel, c'est-a-dire que je suis rentre avec un membre du sexe oppose. On a les objectifs qu'on peut, mais au moins ne suis-je pas tombe, le dard le premier, dans le gay tapant. Je me suis donc tire sans encombres de ce gay pied !
07 août 2008
Thailand - 7 aout
Ma journee a commence de maniere fort similaire a celle de la veille: par un reveil au chant du coq. A la difference pres que cette fois, c'est un vrai coq qui m'a tire des bras de Morphee, un peu avant 6h du mat' ! Le poste-frontiere n'ouvrant qu'a 8h, je me suis permis un peu de rab', le coq Nokia veillant au grain.
J'ai donc entame ma journee par une escapade au Myanmar. On entend tellement de choses sur ce pays ferme a double tour, et donc necessairement plein de mysteres, que j'aprehendais un peu.
Le passage de la frontiere s'est passe sans encombres, ce qui est sans doute du au fait que je ne depassais pas la ville frontaliere. Sinon, il aurait fallu que je declare mon itineraire, que j'en fasse des copies, pour qu'elles soient tamponnees regulierement aux differents points de controle jonchant les routes. Mais point de tout ca, vu que je n'allais pas loin.
Sitot du cote birman, je fus litteralement pris d'assaut par les vendeurs du marche. A les ecouter, les visiteurs etrangers sont interesses par 3 choses:
- les clopes ;
- les contrefacons ;
- le Q : prostituees ("Myanmar lady, you ?"), viagra, et films pornos.
J'ai enfin fini par trouver ces fichues cartes postales, mais la poste etait fermee... j'ai donc laisse un peu de thunes a mon meilleur ami du Myanmar ( (c) Jean-Prout) pour qu'il les poste. On verra bien si ca arrive...
Avant de refermer cette parenthese birmane, 2 faits interessants:
- j'ai contribue de maniere cruciale a la destabilisation du regime en place en offrant a mon meilleur ami du Myanmar ( (c) Jean-Prout) un exemplaire de 1984, de George Orwell. Je sais, chui un ouf', j'ai pu faire rentrer ca dans le coffre-fort birman. Dans mes moments de transe metaphorique les plus intenses, j'ose esperer que ce petit prout lache au coeur de la montagne fasse de l'echo et - pourquoi pas ? - une avalanche fatale a la tristement celebre junte en place. J'ai quand meme mis en garde mon pote qui m'a dit, l'air pas inquiet: "de toute facon, ils savent pas lire !"
- au Myanmar, il est 1/2 h de moins qu'en Thailande. Un fait assez cocasse, surtout quand on passe la frontiere en marchant plein Nord ! On savait que la junte vivait dans sa propre interpretation de la realite exterieure et sa propre interpretation de l'Histoire, on sait desormais qu'ils vivent dans leur propre espace-temps.
Apres avoir repasse la douane, pas peu fier de mon tampon Myanmar sur mon passeport, j'ai pris un sawngthaew (pick-up reconverti en mini-bus) pour Sop Ruak, le "Triangle d'Or". Je vous ai dit hier que cette appellation etait abusive, voila pourquoi: en fait, le Triangle d'Or designe toute une region, s'etendant sur les 3 pays, et pas seulement un village en Thailande. Seulement, ce village-la se situe pile-poil a la jonction des 3 frontieres. Du coup, pour attirer le chaland, il a mise sur cette marque. Et ca marche ! Cela dit, tant mieux : il est preferable de vivre du tourisme que du commerce de l'opium, n'en deplaise aux bien-pensants du guide du Routard. Mais ce n'est que mon avis, meme si je le partage sans reserve.
Ensuite, j'ai affrete un bateau pour rejoindre ma prochaine destination, Chiang Saen, egalement sur les bords du Mekong. Au passage, petit crochet par l'ile de Dao Son, au Laos. Je n'avais pas de visa (hors budget), mais il y a une tolerance pour cette ile. J'ai donc envoye une autre paire de cartes postales, pour mon 3e pays de la matinee !
D'ailleurs, il est marrant de noter que la carte postale coute 5B, tandis que le seul timbre coute 45B ! Rien de grave, ca ne fait jamais qu' 1 Euro, mais j'ai trouve ca singulier...
Arrive a Chiang Saen, j'ai dejeune, fait un tour en ville, et j'ai repris un bus - bien folklo - pour Chiang Rai. Encore des controles de police sur la route, decidement, on sent la mystique du Triangle d'Or ! Definitivement, il ne s'agit pas des sandwiches autoroutes, meme si je vais dorenavant les appeler comme ca.
Cela dit, on peut reconnaitre un merite a la police thaie, outre leurs uniformes ajustes pres du corps, c'est qu'ils semblent prendre la lutte contre le trafic d'opium tres au serieux. Lors de mes differents trajets en bus, nous avons subi 6 controles, dont un trs pousse, avec interrogatoire de 3 personnes, fouille des sacs de riz, et tout le toutim. Bon, en fait, rien de plus, mais j'avais envie de dire "toutim", c'est pas souvent qu'on peut la placer a bon (Michael) escient.
La suite de ma journee fut pauvre en evenements, puisque j'ai ensuite rallie Chiang Mai, toujours en bus (sans panne, cette fois). J'ai quand meme trouve un maillot de bain, ce qui est toujours un souci de moins.
Petite guest-house pour la nuit, avant de me remettre en route a l'aube, direction Sukothai. Un petit mot sur ma chambre, car j'en ai eu pour mon pognon. Si je vous dis que j'ai paye 3 Euro pour la nuit, ca vous donne une idee de la turne ! Mais bon, pour un pit-stop, c'est assez.
06 août 2008
Thailand - 6 aout
Las, l'agence etait fermee (trop tot), et de toute facon, le tour demarrait a 7h, soit un petit quart d'heure auparavant. Rolo vous confirmera que ce n'est vraiment pas grand' chose... Un petit contretemps qui bouleverse mon programme des 2 prochains jours, mais qu'a cela ne tienne, je me decide a faire mon propre tour, tout seul comme un grand.
Direction la gare routiere, pour choper un bus a destination de Chiang Rai (same same but different), apres avoir enfile un solide petit-dejeuner et une paire de baskets, un peu plus adaptes a la marche qui m'attend.
Apres une attente assez longue - les 2 bus suivants affichaient complet - j'embarque enfin, sur le coup de 11h. Mais voila que, alors que j'etais en plein reflexion sur la suite a donner a ma journee, l'aventure est revenue s'imposer a moi, en faisant voler mes jolis petits plans en eclats !
En effet, apres une petite heure de route, le soleil etait a son zenith et le moteur se mit soudainement a toussoter... et ce qui ne devait pas arriver arriva, a savoir le coup de la panne ! Assez old school de la part du chauffeur, mais toujours est-il qe nous nous arretames au milieu de nulle part. Outre le charme bucolique du lieu et l'anachronisme de ce genre de desagrements, j'ai du me resoudre a une enieme refonte de mon programme de vacances.
D'un autre cote, cela m'a permis de mettre le doigt sur tout un tas d'interrogations essentielles. Morceaux choisis:
- si on salue un Thai du bord de la route pendant qu'il conduit, vous rend-il la pareille ? (non, 6 fois sur 6)
- est-il socialement acceptable de pisser sur le bord de la route dans les circonstances presentes ? Et si oui, combien de metres doivent separer le sujet des autres passagers ? (pas tente, car pas de quoi se laver les mains apres)
- qu'est-ce-qui separe un Thai d'un Viet ?
- pourquoi le drapeau thai ressemble-t-il a 2 drapeaux francais symetriques ?
Finalement, une succession d'evenements m'ont arrache a ma contemplation:
- un autre bus est tombe en rade au meme endroit que nous ;
- une thaie s'est prise d'affection pour moi et m'a montre une plante dont les feuilles se referment quand on les touche (voir video), ce qui m'a bien occupe un petit quart d'heure. Je sais pas pourquoi, mais j'ai pense a Rolo ;
- un bus de remplacement est venu nous sauver, apres tout de meme 1h30 sur le bord de la route.
Enfin, j'arrivais a Chiang Rai, a 16h15, alors que j'etais parti de ma guest house vers 8h30 du matin ! Environ 8 heures pour 200 kilometres, c'est digne du Vietnam !
Pour essayer de rattraper le temps perdu, je monte dare-dare dans un autre bus, a destination de Mae Sai, qui est la pointe septentrionale de la Thailande. C'est egalement l'un des rares postes frontieres ouvert aux etrangers desireux de se rendre au Myanmar. Avec un peu de chance, la frontiere serait encore ouverte, le temps d'un saut de puce.
Helas, je suis arrive - apres 2 barrages de police sur la route me rappelant pourquoi la region est celebre - une bonne heure trop tard, et il ne me restait plus qu'a poser mes frusques dans une guest-house, en attendant le lendemain...
A cause de toutes ces peripeties, je me prepare un copieux programme pour demain:
- un petit tour au Myanmar ;
- trajet a Sop Ruak, le fameux triangle d'Or, ainsi nommee - abusivement, comme on le verra demain pour le retour de la minute culturelle - car sise a l'intersection des 3 frontieres Myanmar-Lao-Thai ;
- trajet a Chiang Saen, d'ou je vais tenter une mini-incursion semi-legale au Laos ;
- retour a Chiang Mai en soiree.
Ca m'etonnerait que ce plan se deroule sans accroc, mais ca vaut le coup d'essayer ! 3 pays dans la meme journee, ca se tente, quand meme. On va dire que ca sera un hommage a mon cascadeur prefere, qui devient un vieux prout demain.
05 août 2008
Thailand - 5 aout
Je me suis reveille environ 1h avant l'arrivee, le temps de consulter mon guide et de bouquiner un coup.
J'ai passe une journee pepere, avec une bonne douche - une benediction apres le cagnard d'hier - et un bon dejeuner, compose de pad thai et de biere.
Dans l'apres-midi, j'ai achete un appareil photo (moins de 100 euro !) et j'ai mitraille les quelques coins de la ville que j'avais epargnes l'an dernier.
Je me suis aussi mis en quete d'informations pour la suite du sejour, et j'ai fini par une seance de reflexologie dans un temple.
Le soir, je suis alle faire un peu de shopping dans le bazaar de nuit - d'ailleurs, j'ai oublie de chercher un maillot de bain - et un bon repas bien merite.
Une bonne nuit de sommeil et demain, c'est le depart pour le triangle d'Or (rien a voir avec les sandwiches autoroute, meme s'ils sont tres chers, quoique bons) sur les traces de Largo Winch.