12 décembre 2006

Dernieres Nouvelles...

Salut a tous, a toutes, et aux autres !

Me voila de retour, après un intervalle aussi long qu’inhabituel. J’imagine que je vous ai manque, et quand bien même une âme mal intentionnée me dirait le contraire, je ne la croirais pas !

Il est vrai que depuis le temps, on pourrait presque croire que j’ai quelque chose a dire. Et bien c’est rate. J’avoue qu’il s’est passe pas mal de choses, mais que très peu sont intéressantes a raconter… Cela dit, ce genre de détails ne m’a que rarement arrêté, et tel un Guy Lacombe s’obstinant a faire jouer Edouard Cissé (connaissez-vous son blog ? http://doudou.blogspirit.com/) en dépit du bon sens, je vais quand même m’y essayer.

Je vous avais laisse dans les brumes déprimantes du décalage horaire post-retour aux affaires, et me voila tout change, ce qui explique au passage pourquoi j’ai mis si longtemps a donner un signe de vie.

La dernière fois, je vous avais promis un message a caractère informatif – forcement très très intéressant – sur les changements intervenus au Vietnam pendant mon absence, ainsi qu’un parfum de souffre avec le compte-rendu de nos sorties mythiques sur Saigon. Permettez-moi de dégager en touche concernant les changements : il y en a très peu.

Certes, il y a l’air d’avoir encore plus de motos qu’avant, et surtout ceux qui les montent ont l’air encore plus débiles et inconscients que d’habitude ; certes, la pollution ne s’arrange pas, que ce soit au niveau sonore ou atmosphérique ; le seul changement notable en cette période, c’est… la devanture des magasins ! Et oui, tous sont passes en mode « Noel », et ce depuis le 1er décembre. Quelques camarades dissipes ont bien attendu le 2 pour décorer leurs vitrines, mais rassurez-vous : ils sont depuis rentres dans le droit chemin.

C’est donc un festival de guirlandes, de sapins en plastique, de petites lumières, et surtout de chants de Noel auquel j’assiste quotidiennement. Misère.

Mis a part ca, notre usine a déménagé. Maintenant, je travaille dans une autre province, ce qui me permet d’accroitre ma connaissance de la géographie vietnamienne, tout en découvrant les joies des réveils a 5h45. Tous les matins, j’ai la joie immense de prendre le bus a 7h, pour un trajet d’une heure environ. Et le soir, retour chez moi vers 18h30… après, faut pas s’étonner que je n’ai rien a dire ! J’ai plus le temps de rien faire, car les poules n’attendent pas, et je me couche avec elles.

Je précise a toutes fins utiles que les poules dont je parle sont celles du proverbe, et pas celles qui parsèment les différents débits de boissons saïgonnais… Le « me » qui figure avant « couche » est également important. Ca parait évident, comme ca, mais avec des Jean-Prout qui lisent, ca me parait nécessaire de le préciser.

Mis a part ca, j’ai eu droit a un bel aperçu de ce que peut être une relation avec une vietnamienne. Figurez-vous que si on n’y prend garde, on peut se retrouver marie avec enfant(s) en moins de temps qu’il n’en faut a Dassault pour dilapider l’héritage du FCNA ! Certains étaient au courant, mais j’ai rencontre une vietnamienne, il y a deux mois de ca. Et quand je dis « rencontre », c’est vraiment au sens littéral. Dans une démarche purement sociologique, je me suis dit que ca pourrait être intéressant de trainer mes guêtres avec des locaux, histoire de pas mourir idiot… Quelle idée je n’avais pas eue !

Il se trouve que cette vietnamienne est une actrice, connue pour son rôle dans le soap-opera phare de HTV7, qui passe quotidiennement entre 18h et 19h. Finalement, c’était plutôt sympa, indifférent que j’étais a son statut de semi-célébrité locale. En gros, j’ai pris mon potos, que j’appellerai Bijou pour la circonstance, et on s’est mis a la suivre dans ses sorties ; c’était extrêmement instructif. Elle nous a permis de découvrir tous les endroits branches d’Ho Chi Minh. Pensez Bains Douches ou VIP, et vous aurez une idée du trip. Des vrais clubs, au sens occidental du terme, avec de la bonne musique qui fait boum-boum et des verres hors de prix (au moins €4 le verre ! un vrai scandale). Des bourgeois vietnamiens, des mafieux, des starlettes, des coréens… toute la jeunesse dorée de Saigon, en somme.

Ci-joint une photo de Bijou, vers la fin d’une soirée ou on s’était déguisés en jeunesse dorée, pour la circonstance. (je sais ! on avait pris cher...)

Quelques semaines se passent, je la vois de temps a autre, et un beau dimanche, elle commence a me parler de sa vision de l’avenir. Complètement surréaliste ! Il faut que je précise qu’a ce moment-la, mis a part quelques pas de danse travoltesques, il n’y avait pas vraiment de sous-entendus, ni quoi que ce soit indiquant ce qui allait suivre.

Donc sa vision de l’avenir : faire construire sa maison sur le terrain qu’elle a acheté a Saigon (dans un endroit plutôt sympa, d’ailleurs), acheter une voiture, se marier et avoir des enfants… avec moi, pourquoi pas ? J’en étais encore a digérer cette dernière assertion, me disant que j’avais du mal comprendre, lorsqu’elle dégaine son Blackberry et me montre des photos de gamins. Et la, elle me sort qu’elle a pris ces photos un peu plus tôt dans la journée, et qu’elle pensait que si on avait des enfants, ils ressembleraient a ca, et regarde comme ils sont mignons, et tout et tout…

Difficile de trouver les mots pour décrire le choc reçu en pleine face a ce moment-la. On m’en avait parle, mais j’avoue que même prévenu, ca surprend ! Inutile de préciser que j’ai freine des 4 fers, et que j’ai mis fin a cette cour que je faisais sans vraiment m’en rendre compte. Je me console en me disant que j’aurais pu avoir mon ¼ d’heure de célébrité, si il y avait eu des tabloïds au Vietnam. Fort de ce succès inattendu bien qu’incontestable, nous avons continue a évoluer dans les paillettes en allant assister a la finale de la version locale de Pop Idol : Project Superstar.

On avait un copain qui avait un copain qui avait une copine qui faisait partie des participantes. Un peu tire par les cheveux, j’en conviens, mais ca ne nous a pas empêché d’y aller ! Parce que figurez-vous que la copine en question était finaliste, et opposée a un jeune éphèbe, déclencheur de cris stridents d’adolescentes hystériques. John, Paul, George et Ringo, a cote, c’était de la gnognotte… Une émission fort intéressante, avec un animateur haut en couleurs, et la victoire au bout pour notre amie. Ben oui, vu qu’elle a gagne, c’est désormais notre amie !

Ci-joint une petite photo des présentateurs et de notre nouvelle amie de 30 ans.

Apres, on a un peu fait les cons sur le plateau. En fait, c’était assez bizarre, mais juste avant l’annonce du nom du gagnant – et juste après l’annonce des gagnants du jeu-concours Nokia – la salle s’est vidée aux ¾ !!! Du coup, autant vous dire qu’une fois le générique de fin commence, il ne restait plus que nous dans la salle, ainsi que les photographes venus couvrir l’événement. On en a donc profite pour aller poser sur le plateau avec les demi-finalistes, et Bijou a pu prendre plein de photos, vu que ma batterie était morte depuis bien longtemps, épuisée a force de filmer cet événement a nul autre pareil. Plus de photos la prochaine fois, car je les ai pas encore récupérées.

A part cette incursion dans la jet-set, je me suis également re-bousille le genou, en jouant au tennis, cette fois. Ca fait vraiment chier, surtout que c’était a la retombée d’un smash millésimé (Becker 85), qui venait ponctuer une folle remontée au score, lors du tournoi de la HSBC. D’un autre cote, j’ai eu droit a mon fameux ¼ d’heure (pas celui de Rol, celui d’Andy Wa-Rol), car un blanc écroulé par terre qui hurle de douleur, ca ne passe pas inaperçu, de ce cote du monde ! Bref, bien dommage pour moi, et pour mon partenaire (c’était en double), et un bilan douloureux pour mon ménisque que je vais arthroscoper ce vendredi. Y a des années, comme ca…

Sur une note un peu plus gaie, on est en plein préparatifs pour le Nouvel An (la Saint-Sly, pas le Chuc Mung Nam Moi) qui devrait consister en une grosse teuf sur la plage a Nha Trang. Au moment ou je vous écris, une copine essaie de prendre les billets. Le programme est limpide : grosse cuite et musique boum-boum jusqu'à ce qu’on n’en puisse plus ! Moi, ca me va, mais le compte-rendu, si comptes a rendre il y a, sera pour la prochaine fois.

Alors je vous laisse, puisqu’une fois n’est pas coutume, ce message est déjà beaucoup trop long. J’attends de vos nouvelles, vu que nouvelle année dit nouvelle mailing-list, et que beaucoup d’éliminations sont a prévoir. Ce qui est d’ailleurs une bonne chose pour ceux dont les anti-spams bloquent mes messages

Gros bisous, joyeux Noel et bonne année !

19 septembre 2006

Douce France...

Salut les gens,

Ca faisait longtemps que je n’avais pas donné signe de vie, et il est plus que temps de réparer cela ! Cela dit, on ne peut pas dire que je vous ai manqué, bande de petits saligauds… Comme d’habitude, le courrier de mes admirateurs – chaque jour plus nombreux – s’est amoncelé a une vitesse stupéfiante, et je dois inventer de nouveaux stratagèmes pour trouver le temps de répondre aux lecteurs, tel un Gaston Lagaffe de bas étage (le 6e, en fait, donc c’est pas si bas non plus).

L’explication est toute simple : j’étais rentré en France pour me faire opérer de mon genou a moi qu’est tout cassé. Ou pas. Et du coup, le médecin m’a dit que ca serait pas avant de faire la rééducation appropriée. Du coup, en guise d’opération, j’ai eu droit a un copieux programme de kiné, grâce auquel j’ai pu me maintenir a mon poids de forme, malgré un grand nombre de ripailles orgiaques, et un gout prononcé pour la bonne chère. Saluons l’exploit, qui, a l’instar de votre serviteur, n’est pas mince !

Mais ces vacances ne se sont pas résumées a des séances de kiné et a faire la fête. Tout d’abord, la fête ca coute beaucoup trop cher, dans ce pays. Et deuzio, j’ai réussi a pas mal bouger, dans l’ensemble. Au menu : un WE dans le Sud, deux semaines au Pays Basque, un WE a la montagne, trois jours a Pierrefitte, et deux mariages. Pour vous dire, je devais même aller en Italie, a Paris, et a Cannes, et je n’ai pas trouve le temps !

Pour donner quelques précisions sur ces différentes activités, le WE dans le Sud était celui du 14 juillet, chez Juju !, qui nous a fait l’amitié de nous accueillir chez lui, même si c’était pas chez lui, mais chez son père. Un excellent WE, ou a part bouffer, picoler, se marrer, écouter du gros son, et se baigner, on a rien fait… Ah si ! On a dormi… un peu. Je vous fais grâce des parties endiablées de Uno, il fallait y être. En tout cas, un super WE prolonge, loin de la canicule lyonnaise, et près des cigales : a refaire.

Au niveau des deux semaines au Pays Basque, c’était comme d’habitude : reposant, avec une bonne cure de sommeil, satisfaisant avec la victoire annuelle de l’OL en Trophée des Champions, et épuisant, avec la visite d’éléments perturbateurs pour le sommeil du juste. (le juste, c’est moi, au cas ou). Cette année, le rôle d’élément perturbateur était confiée a Grand Gui, ou Grand Gay, selon la prononciation. Une bien plaisante surprise de recevoir un message sur mon tel, ou il me dit en substance : « je suis a Biarritz dans 3 heures ». Vaille que vaille, je m’en vais le rejoindre a notre point de rendez-vous (ben oui, j’avais pas de voiture J) et nous voila parti a Anglet, en marge du Beach Rugby Tour. On y a passe un excellent moment, avec un super open-buffet et open-bar, grâce aux pass backstage de l’ami Fred, exposant son art pour la circonstance. S’en est suivi une belle série de deux grosses soirées comme on les aime tous (a condition de ne pas compter le portefeuille dans le « tous »), a base de boite branchouille, de bar tendance, et de grosse gueule de bois !

Evidemment, tout ceci s’est passé vers la fin de mon séjour, histoire d’annihiler tous les effets du bon repos que j’avais pris jusque la… On est intelligent ou on ne l’est pas ! D’ailleurs, j’ai même perdu un peu de bronzage, avec ces histoires… Petite péripétie : je me suis fait pirater mon numéro de CB par quelque obscur Bulgare, ce qui m’a valu une fin de séjour très calme, aux crochets de ma tata adorée-même-si-indigne, faute de deniers et d’autres moyens de paiement. On a enchainé sur le mariage de Ben et Sandra, qui, comme seuls les plus proches amis peuvent se le permettre, ont pensé très fort a nous en l’organisant le WE du 15 aout, dans le midi, avec messe le matin. Le bilan de la voiture dont je faisais partie (avec Colt, Jim et Rigonde) était des plus sombres a midi et demi, heure de notre arrivée : on avait loupe la messe, après s’être levé aux aurores et affronte 5 heures d’embouteillage ! Fort heureusement, le reste de la journée s’est déroulé sans accroc, et tout était parfait ! Au final, on a pas vu le temps passer, même si grosse fatigue quand même !

Par bonheur, on a pu se remettre de toute cette fatigue avec une petite semaine a Pierrefitte, dont il serait bon un jour que j’apprenne l’orthographe exacte, au lieu de toujours la faire au petit bonheur la chance. Pour ma part, c’était seulement trois jours, des détails de l’enterrement de vie de garçon de Dam’s restant a régler. C’était un peu le même délire que dans le Sud : on a absolument rien foutu, si ce n’est se baigner, faire des BBQ, bouffer, picoler et dormir, en gros dans cet ordre. Deux réalisations de taille : les garçons sont plus forts que les filles au Brainstorm™, et on a aidé Phanie a réaliser un magnifique costume pour l’EVG de Dam’s. Merci pour lui (il est beau, non ?) !

La semaine suivante, c’était le gros morceau du séjour, avec l’EVG de Dam’s, a l’organisation sans faille, ou tout le monde s’est trop marré, et parsemés de moments appelés a devenir légendaires, même si c’était vraiment crevant. Trêve de plaisanterie, permettez-moi de jeter un voile pudique sur ce WE, qui ne concerne que les participants, c’est bien connu. Si quelqu’un vous demande comment ca s’est passe, la version officielle ci-dessus contentera largement votre interlocuteur. Si c’est vous qui vous le demandez, allez donc cuisiner quelqu’un d’autre ! Je vous montre seulement une photo de la chute de Mano (ou on voit le coupable de la poussette).

La fin du séjour a été marquée par le mariage dudit Dam’s et de Géraldine. Mariage civil tout d’abord, puis mariage religieux dans le Beaujolais. Tout s’est très bien passe, on a eu un temps super, en dépit d’une météo apocalyptique, et l’endroit de la réception était magnifique. Seule ombre au tableau : la petite forme de certains des Bobos, excusable par leur énorme performance collective a l’EVG. Ca m’a bien fait plaisir de revoir le Wally et le Cou Farci, car ca faisait longtemps, et le Nouchy parce que ca fait toujours plaisir. Bravo a vous, on se retrouve pour le prochain mariage : celui du Dentiste (et vlan ! un gros coup de pression !)

Et ensuite, il était temps de rentrer. Au prochain épisode, tout ce qui a change au Vietnam pendant que j’étais en France, et les premières soirées sur Saigon-la-catin. En fait, elles ont déjà eu lieu, mais il faut bien garder de la matière pour la prochaine fois !

09 juin 2006

Ca bouge... et ca bouge plus !

Salut a tous,

Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas inonde de mes nouvelles – parfaitement ininteressantes au demeurant – dans ce verbiage pretentieux et narcissique qui, bien plus qu’un defaut insupportable, est desormais une veritable marque de fabrique (un peu comme les phrases de plus de 35 mots, quoi). On pourrait penser qu’apres une si longue absence, dont un rendez-vous manque avec la periodicite habituelle de ces messages a haute valeur ajoutee, j’aurais beaucoup de choses fascinantes a dire. Je vous rassure tout de go : il n’en est rien. Cela dit, ceux qui comptent sur un message court en seront pour leurs frais, vu que pour pallier a ce manque d’evenements interessants, il y a toujours la possibilite de broder inutilement sur des details mineurs.

En effet, parler pour ne rien dire n’est pas qu’un art reserve aux animateurs de jeux teles et footballeurs professionnels ; c’est egalement l’un de mes innombrables talents, que je reserve cependant pour les grandes occasions : presentations devant le conseil d’administration, analyse technico-tactique de la superiorite de l’OL au lendemain de son titre annuel de champion de France, discours de mariage, analyse psycho-technique de l’immense merite de l’OL au lendemain de son elimination annuelle en 1/4 de finale de la Ligue des Champions, etc. J’en profite pour signaler que je fais aussi les baptemes et les bar-mitzvahs, a votre bon coeur m’sieur ‘dame.

Cela dit, ces temps-ci ne recelant aucune autre occasion notable qu’une indecente plethore de jours feries en France, je vais essayer de parler de choses qui comptent, pour une fois. Bref, quoi de neuf ? J’aurais envie d’ajouter : “docteur”, mais le coeur n’y est pas. La raison est toute bete, et vous en saurez plus en allant au bout de vos peines et de ce message (Cornu, il etait pour toi, celui-la). Donc quoi de neuf ? Au dernier episode, j’en etais reste a mes festivites d’anniversaire, fete avec autant de pompe que le bicentennaire des USA, et je ne parle pas des etablissements douteux hebergeant le plus vieux savoir-faire du monde, mais bien de l’intensite de la celebration. Et depuis lors, il s’est en fait passe beaucoup de choses qui ont bouleverse le bel ordonnancement de ma vie sous les tropiques. On va y aller dans l’ordre chronologique, alors :

Tout d’abord, votre serviteur se retrouve sur le marche. Non, pas celui du travail (ca change), mais bel et bien “LE” marche, comme il est d’usage de le dire dans les mensuels feminins lorsqu’ils ne traitent pas de regime. C’est vrai que ca n’arrive pas souvent. Je suis donc, a mon grand dam – enfin maintenant, ca va – de nouveau celibataire. Sans trop rentrer dans les details, elle avait trouve un VIE a Hong Kong, et je n’ai pas pese bien lourd face a l’angoissante perspective d’un chomage prolonge. Mon ex-chere et tendre avait donc decide de repondre favorablement a cette proposition, ce qui ne me laissait plutot en plan et donc avec peu de choix quant a l’avenir de cette relation. L’ironie du sort, c’est qu’en fin de compte, elle n’est pas partie, ayant trouve peu apres un boulot chez Big C (Gpe Casino) a cote d’HCM. Je rassure l’inquiet : on reste en des termes qui, sans etre veritablement bons – faut quand meme pas trop en demander – ne sont pas non plus glaciaux.

Parallellement a tout ca, et comme annonce la derniere fois (c’est important de suivre), j’ai egalement demenage. Ca y est, je vole de mes propres ailes et decouvre l’angoisse propre aux expatries vivant sans presence vietnamienne dans leur maison. Il faut dire que c’est tout de meme utile, d’avoir un ressortissant vietnamien chez soi : une femme negocie a votre place, une bonne fait le menage, une nounou se leve pendant la nuit, un gardien ouvre la porte, etc. Vous l’aurez compris, c’est plutot pas mal. Mais la meilleure partie, c’est qu’ils peuvent vous guider dans l’infernale jungle administraitve de ce beau pays, a peu pres aussi logique et comprehensible qu’une interview de Jacques Santini, c’est dire. Ils peuvent egalement traduire des documents aussi precieux que la facture de telephone, l’etat des lieux de la maison, le programme tele, et tout et tout. Cependant, j’ai toutes les raisons d’etre fier de moi, car j’ai quand meme reussi a payer mes factures tout seul comme un grand ! C’etait pas evident, et je sais toujours pas si j’ai paye l’eau ou l’electricite, mais je l’ai fait !

J’ai un petit appart’ bien sympa, pas loin du centre, 2 chambres, et un hall salon-salle a manger qui va bien. Il fait 80 m2 en tout, ce qui doit faire enrager les plus parisiens d’entre vous a la pensee que je l’occupe seul. Les factures ne sont pas trop elevees, et il y a meme des magasins et restaurants au rez-de-chaussee. Vu que je l’ai recupere entierement meuble, je n’ai meme pas eu a me decarcasser pour le remplir. En fait, mon proprio a monte un business de meubles, donc je suis plutot chanceux, sur coup-la. Enfin, il n’est pas trop cher. Mais cette fois, je vais entourer le montant du loyer d’un voile pudique, de peur que les moins provinciaux d’entre vous fassent une syncope et viennent coloniser le pays. Il manquerait plus que ca !

Enfin, derniere nouvelle, qui n’est pas sans importance, je me suis ruine le genou en m’adonnant a mon sport favori (non, pas le barathon), ce qui fait que je suis d’ores et deja forfait pour la Coupe du Monde. Heureusement, me direz-vous, et vous aurez raison ! Le verdict est sans appel, meme si j’ai du voir 5 medecins differents pour en etre sur, ce qui explique ma reticence a leur demander “quoi de neuf ?” Au bout d’un moment, ce n’est plus drole. Donc, apres consultations de deux orthopedistes, deux radiologues, et un osteopathe, il apparait que je souffre d’une rupture du ligament antero-externe (un des deux croises) et d’un menisque endommage. Au niveau du menisque, je dois attendre encore un mois pour etre fixe sur son etat exact, mais vu qu’il y a rupture de ligament, c’est somme toute accessoire.

Je vais donc passer sur le billard cette ete, pour une ligamentoplastie qui aura plusieurs consequences : je vais rentrer debut juillet en France, au lieu du 15-20. Aussi, je risque d’y rester, selon les progres, et de ne pas aller a mon salon professionnel en Allemagne (non-non, pas la Coupe du Monde !). En ce qui concerne les differents mariages et autres EVG, je vais devoir me consacrer uniquement a la picole, ce qui n’est pas la plus mauvaise des nouvelles, sauf pour mon futur voisin, destine a subir mon habituelle logorrhee ethylo-stimulee de fin de soiree. Enfin, je risque de louper un ou deux matches cruciaux de Coupe du Monde, du fait du voyage en avion en plein milieu. Reste plus qu’a prier pour que ca ne soit pas la France…

La Coupe du Monde, parlons-en, tiens ! Voila un evenement qui passionne tout le pays (je parle bien sur du Vietnam) et les emissions, produits derives, supplements speciaux en tout genre, fleurissent partout autour de moi. C’est a peine si on parle de Roland Garros, c’est dire. Pour ma part, je fonde beaucoup d’espoir dans l’equipe de France, meme si c’est le lama marseillais – rien a voir avec Bernard – qui a ete retenu comme titulaire en lieu et place du sosie officiel d’Amelie Mauresmo. De la a taxer Domenech d’homophobie, il y a un pas que je laisserai Mano franchir tout seul, lui, le specialiste officiel des gays et des gardiens de but. Je serais tente de dire un petit mot sur la enieme elimination prematuree de ladite Amelie dans notre grand chelem national, mais les mots me manquant, je vais tenter une onomatopee : Bouuuuuuu ! Je sais, c’est cruel, pas sport, et tout et tout, mais pour une fois que j’y croyais un minimum, c’est vraiment decevant. Puisque j’en suis a remettre des medailles en chocolat a des personnalites qui n’en ont cure, je salue le joli parcours de Juju Benneteau, dont on ne soulignera jamais assez l’appartenance a la Ligue du Lyonnais, ceci expliquant certainement cela.

13 avril 2006

C'etait pas celui d'ma mere !

Salut a tous et toutes,

Je sais, ca fait longtemps, et si j’en juge par le volume de courrier que j’ai recu pendant mon silence, tout le monde s’en bat l’oeil. Qu’a cela ne tienne, vous me connaissez, ce n’est pas parce que personne n’ecoute que ca va m’empecher de parler pour autant. Alors je me demande un peu par ou commencer cette bafouille, certains souvenirs etant assez lointains, et d’autres voiles dans un nuage ethylique.

Beaucoup d’evenements marquants se sont deroules, ces deux derniers mois, et c’est dur de choisir le plus important : la grippe aviaire qui paralyse l’Europe (0 morts, pourtant), les manifs anti-CPE, la double elimination du quintuple champion de France de football, le chikungunya, bref : que des catastrophes aux consequences horribles. Et au milieu de toutes ces mauvaises nouvelles, un rayon de soleil, illuminant l’actualite internationale tel la torche de la Statue de la Liberte sur des immigres ritaliens accoudes au pont de l’Andrea Doria : mon anniversaire.
Je ne vais pas jeter la pierre a tout ceux qui l’ont oublie, ni remercier les 7 personnes qui y ont pense (c’est deja fait), mais plutot vous conter ma soiree, aux relents Jean-Proutiens, ce qui n’est pas peu dire. Vous excuserez l’absence de details croustillants, mais je suis fidele – “moi”, suis-je tente d’ajouter, mais je n’en ferai rien – et j’etais bourre, donc difficile de se rappeler de tout.

Ca a commence le vendredi 3 mars, qui est donc la date de mon anniversaire – pour ceux qui voudraient la noter pour l’an prochain – ou je suis sorti en mini-comite avec Nico, un glorieux ancien combattant, et Pierrot, mon copain mon poto, pour aller etancher une soif apparemment inextinguible et de bon aloi sous ces temperatures tropicales. Ces-dernieres auront eu raison de ma legendaire resistance a l’alcool, en m’incitant a boire bien plus que de raison. Car a l’envie de faire la fete – ce qui pour les hommes et aussi pour Prestige veut generalement dire “se bourrer la gueule” – s’est ajoutee une soif bien legitime qui me faisait alterner un whisky-coke (pour la deconne) avec une biere (pour les oligo-elements).
A ce rythme-la, tres vite, il n’y avait plus personne ! Heureusement pour moi, pas trop de temoins oculaires ou auditifs de ma decheance… c’en eut ete fait de ma reputation deja bien fragile ! Le fait marquant de la soiree, mis a part la cuite que je me suis prise (j’insiste, car ca faisait vraiment longtemps), c’est que j’ai failli me battre avec un jeune, boutonneux et impetueux, qui faisait rien que me bousculer au bar ! Vraiment glorieux jusqu’au bout, j’vous dis… Enfin bon, il ne s’est rien passe d’autre, mes kilos superflus l’ayant certainement impressionne. Comme quoi etre gros, ca sert, des fois. Dire que je ne croyais pas Gaspard et Belette, sur ce point !

Le deuxieme acte du samedi 4 mars – qui est donc le lendemain de mon anniversaire, ce qui permet d’en deduire la date et d’oublier les oublis malencontreux – a ete plus difficile, mon desormais grand age m’interdisant les regenerations express Sup 2 Cons-style (a prononcer a la Bryce) a base de Coca McDo et de McDo. D’ailleurs, y a pas de McDo, ici. Apres un dejeuner reparateur, au restaurant, et a l’eau, ce qui m’a valu nombre de moqueries de la part des convives presents, j’ai passe le plus clair de mon apres-midi a me prelasser au bord de la piscine et a jouer a la Playstation. Comme quoi, avec un an de plus, j’ai vraiment l’impression d’avoir muri et pris du plomb dans la tete ! Mais faute de plomb, j’avais cette meme tete dans un etau que j’essayais vainement d’oublier tout au long de l’apres-midi. Faute d’y arriver, je me suis donc applique a me souvenir de la soiree de la veille, sans plus de succes.

Et la, coince que j’etais entre souvenir et oubli, il etait deja temps de me bouger pour aller au resto avec des potes du boulot. C’est fou comme le temps passe vite, quand on a la gueule de bois ! Donc un bon petit resto, ou j’ai recu des k-dos supers : un gros orque gonflable pour la piscine, et deux bouquins richement illustres sur le foot. Ce resto a ete suivi d’un gros festival au Lush, petite boite branchouille pour expats HoChiMinhois. Au debut, petites motivation et forme, en particulier pour Nico, Pierrot et moi – on se demande pourquoi ! – mais doucement mais surement, on a remonte la pente, 2 bouteilles de Vodka-Redbull nous servant de tire-fesses, sur ce coup. Ca parait abuse, comme ca, mais on a compare le prix du verre et celui de la bouteille, et y avait pas photo !

C’est toujours difficile de raconter ce genre de moments, mais c’etait bien sympa. On a ensuite ete rejoint par quelques gars de l’equipe de foot, pour le plus grand bonheur des celibataires de l’assistance, car les premiers n’etaient pas venus seuls ! Et Thierry, mon equivalent commercial chez Apex, a ete assez present, c’est le moins qu’on puisse dire. Permettez-moi de jeter un voile pudique sur les activites des personnes concernees, mais la Vodka-Toro Rosso commencait a deja bien faire effet… ce n’est que bien plus tard, en compulsant l’album de photos de mon telephone portable, que j’ai pu lever partiellement le voile sur ce moment, qui n’appartient qu’aux personnes concernees. C’est-a-dire pas a moi.

Apres, c’est le drame : enchainement a l’Eden, un bar beaucoup moins branchouille et beaucoup moins propre du quartier routard (le Dentiste s’en souviendra peut-etre), jusqu’a la fermeture. Il parait que j’ai re-pose ma bouteille de vodka, mais je ne me souviens de rien, si ce n’est en avoir bu. La verite doit etre ailleurs, sans doute... En parlant d’ailleurs, nous avons fini la soiree au Allez Boo, qui avait l’immense avantage d’etre ouvert. Cet argument commercial de poids nous a decide a y finir la soiree. Ne me demandez pas l’heure qu’il etait, je n’en sais rien ! La seule chose que je sais, en fait, c’est que quand je suis alle me coucher, il faisait jour. Bon, d’accord, il faisait pas grand jour, mais c’etait quand meme bien l’aube ! Heureusement, je me suis endormi en 2 mns 12, donc c’etait pas trop grave.

Un grand moment de sport, comme vous pouvez le voir, et la conclusion a laquelle j’arrive, c’est qu’il est vraiment temps que je prenne ma retraite ! Tel Roger Murtaugh, je me fais vraiment trop vieux pour ces conneries… Prochaine cuite : Fetes de Bayonne cet ete. Oui ! J’y serai ! Ben quoi ? Je sais bien que j’ai dit que j’etais a la retraite, mais ca n’empeche pas Platoche de jouer des matches avec le Varietes, non ?

A part ca, j’ai pas mal bosse, je me suis langui de ma chere et tendre qui visitait le Vietnam avec ses parents, je suis parti assister a des salons sur Hong Kong. Un voyage tres constructif, puisque je me suis achete un super jouet : plutot que d’en mettre des tartines sur le fait qu’il est trop top-genial-cool, je vous balance un petit lien, qui vous en dira plus : http://www.bestofmicro.com/actualite/12749-Sanyo-XACTI-C6.html Bien sur, je ne vous dit pas combien je l’ai paye – non pas par lyonnitude “vivons heureux, cachons nos richesses” – mais parce que c’est beaucoup moins que le prix annonce sur cette page et que je ne veux faire ni envieux, ni jaloux (oui oui, il y a une difference).

Pour clore ce message, qui est une fois de plus beaucoup trop long et qui ne manquera pas d’intimider toute personne ayant des velleites de reponse, je finis sur une note un peu plus grave, car l’heure est solennelle. Je vais bientot demenager ! Si. C’est vrai. Meme que. En revanche, je ne sais pas encore ou exactement, vu que je n’ai pas cherche. Mais mes parents ont – enfin – pose la dedite de la maison de An Phu-plage et je vais pouvoir etre de nouveau sevir sur mon motobike. Mais je suis pris d’un doute profond : une dedite se “pose”-t-elle ? Aie aie aie…

Bref, on s’en fout – surtout vous, les matheux et autres financiers – l’information essentielle etant que ma famille ne pourra plus m’appeler “Tanguy” dans mon dos, et que je vais recouvrer ma liberte de circulation. A noter, pour ceux qui ne connaissent pas la maniere de circuler des vietnamiens, que le mot “liberte” prend tout son sens, au pays du klaxon survitamine : sens interdit, feu rouge, autoroute a pied... aucune transgression n’est interdite. Il suffit de savoir jouer du portefeuille au cas exceptionnel ou un policier local, arborant fierement son absence de probite sur son visage et son uniforme rose saumon sur son corps, decide de vous arreter. Mais les policiers n’arretent quasiment plus les blancs non-accompagnes, car il suffit de jouer au gars qui comprend rien et de s’armer de patience, et le policier finit toujours par vous relacher. Ce qui me fait dire que la discrimination positive a du bon, en fin de compte. Et ca permet de verifier que cet adage de Benoit Poolevorde dans C’est arrive pres de chez vous n’est pas tombe dans l’oreille de sourds : “je prefere travailler petit, mais que ca rapporte beaucoup !” Et bien ici, c’est pareil : ils ne pratiquent plus que la population locale, beaucoup plus docile, forcement (les pauvres, quand meme !).

07 février 2006

Chuc Mung Nam Moi !

Salut a tous et a toutes,

Meme si, grammaticalement, je ne devrais pas faire la distinction entre Mars et Venus, vu que le masculin l’emporte toujours a la fin, ce qui n’est pas sans rappeler Starsky et Hutch, ma foi. Mais voila que je digresse deja, ce qui est bien entendu le but de ces messages a caractere non-informatif. Cela dit, je vais essayer de vous donner de mes petites nouvelles, entre une divagation et un radotage.

Pour ceux d’entre vous qui s’interrogent devant le titre hautement esoterique de ce message: non, je ne suis pas enrhume ! Ces 4 fantastiques mots veulent en fait dire “Bonne Annee” en vietnamien, ce qui porte a 18 l’hallucinant total des mots vietnamiens que je connais ET arrive a prononcer correctement. On n’arrete pas le progres, et encore moins la Bryce (oui, les chevilles n’ont toujours pas desenfle, et je persiste dans ma voie Alain-Delonesque d’auto-reference a la 3e personne), dont la maitrise du Vietnamien n’a d’egale que la maitrise technique de Christophe Landrin devant son miroir au moment de se coiffer. Encore quelques efforts, et la taille de mon vocabulaire atteindra le nombre des dirigeants figurant sur l’organigramme de l’autre Olympique, celui de Marseille. Mais je n’en suis pas encore la, faut quand meme pas deconner, chaque chose en son temps.

D’autre part, je trouve important de preciser aux indecrottables beotiens incultes (meme si il n’y en a pas dans cette liste, elitiste et bourgeoise, vu que Lyonnaise) que je ne leur souhaite pas la Bonne Annee avec un retard inexcusable. En effet, je parle – cela va sans dire mais encore mieux en le disant – du Nouvel An Lunaire, ou encore Nouvel An Chinois, qui a eu lieu le 29 Janvier. Nous sommes donc entres dans l’annee du Chien, ce qui a toute sorte de repercussions aussi fortuites qu’ininteressantes, et sur lesquelles je ne m’etendrais pas (pour changer un peu ; important de surprendre).

Pour reprendre le fil de mon recit, odieusement interrompu par moi-meme, j’ai donc passe quelques vacances en France, qui etaient tres sympathiques, a defaut d’etre vraiment reposantes. J’ai vu pas mal d’entre vous, ce qui m’a fait extremement plaisir, et pour ceux que je n’ai pas vu, ce n’est que partie remise a cet ete, ou je reviendrais passer un moment, a la faveur des mariages du Dam’s et de Daphoufoune. Je precise, apres m’etre relu (narcissisme, quand tu nous tiens !), que ces deux amis tres chers a mon coeur ne se marient pas l’un avec l’autre, mais l’un apres l’autre, car ce n’etait pas tres clair. Les inities auront bien sur rectifies d’eux-memes.
Bref, un tres bon sejour, ou j’ai pu recenser, en vrac : 54 utilisations du Velo’V, 8 chutes en snowboard, 1 rayon de soleil, 5.7 litres de rouge ingeres, €1259 depenses, -14ºC a la montagne, 48 kgs de restes apres le repas de Noel prepare par ma maman cherie (record battu, apres les 52 kgs de 2003 ; elle devient raisonnable). J’ai egalement passe un excellent Nouvel An chez Marguerite, dont les competences culinaires meconnues meritent bien un grand coup de chapeau public, ce qui est desormais chose faite. Nonobstant (J Dam’s), pour etre tout a fait juste, je me dois egalement de souligner l’apport determinant de Camille, sans la voiture de laquelle ce reveillon n’aurait jamais eu lieu. En bref, pour les celibataires de cette liste, depechez-vous de vous placer, car ces deux cordon-bleus ne vont pas rester longtemps sur le marche ! Avis aux amateurs de bonne chere et de bonne chair…

A peine les poulardes et autres vodka-Redbull evacuees, je reprenais l’avion, direction l’Orient, et ses mysteres insondables: pourquoi tant de bruit ? y a-t-il un soleil, derriere ces nuages de gaz a effet de serre ? a quoi servent les yeux brides ? la corruption: pour ou pour ? Tant de questions auxquelles je me devais de consacrer mon energie… Autant le dire tout net: je n’ai pu repondre qu’a l’une d’entre elles, car d’energie je n’avais point. Je sais, c’est peu. Mais des esprits bien plus brillant que le mien ont essaye sans succes de resoudre ces angoisses existentielles et s’y sont casse les dents ; alors je serais bien pretentieux (enfin, encore un peu plus) de vouloir tout resoudre tout de suite. En fait, mon trajet en avion me l’a enseigne: il y a bien un soleil au-dessus des nuages Saigonnais. Si. Vrai de vrai. Comme quoi, on apprend tous les jours et meme dans l’avion. Si je n’avais pas eu un voisin de siege pesant au bas mot 200 kgs et un gars derriere ronflant comme un sonneur, je n’aurais meme certainement pas fait cette decouverte. Comme quoi, la science, c’est aussi une part de hasard.

Apres mon retour, il ne s’est pas passe grand’chose, vu qu’on etait en plein rush de fin d’annee a l’usine, et que j’ai donc travaille, pour l’essentiel. J’ai quand meme recu la visite de Ahmed et Brigette, mes potes rencontres a Londres, et malgre leur presence, j’ai du diminuer le ratio sortie/jours de la semaine a 4/7. Je crois que je me fait vieux… Bien sympa, meme si epuisant, de revoir des bonnes vieilles tetes de debilos, moins d’un mois apres avoir revu (presque) tous les Bobos. J’en redemande ! La encore, pas vraiment de details a donner, car des sorties en resto et bar, c’est un peu dur a faire vivre, surtout quand on n’a pas de reservoir Jean-Proutien pour fournir du carburant pour anecdotes croustillantes, et si on n’a jamais mis les pieds dans la ville de l’oncle Ho. Je m’abstiendrai donc.

Une fois mes amis anglophones et francophiles deposes dans un avion direction le Nord pour les filles, et l’Europe pour le garcon, j’ai eu le plaisir d’accueillir ma chere et tendre. En effet, elle etait de retour de France, par le truchement d’un timing parfait, et apres moult inquietudes et interrogations au niveau de son visa. Pour ceux qui la connaissent, elle va tres bien, merci pour elle, et pour les autres, je vous renvoie egalement a cet ete (inch’Allah), si ca vous interesse tant que ca.
Apres son retour, et apres les papouilles et mots doux d’usage dans ces situations-la, nous nous sommes attaches a la preparation de nos vacances du Nouvel An aux Philippines. Et ces vacances furent absolument epatantes ! C’est dire: je me suis meme senti repose, alors que ce n’etait pas gagne a la base. Au programme, un peu de trekking dans la montagne pour aller admirer des rizieres en terrasse pluri-millenaires, beaucoup de bus et de jeepneys (sorte de chimere locale nee des amours d’une jeep et d’un minibus) et du farniente intensif sur l’ile de Boracay, veritable petit Eden, niche au coeur de l’archipel. Un powerpoint est a suivre, des que ma chere et tendre revient avec les photos (pour ceux qui ne suivent pas, je n’ai plus d’appareil) et son visa tout neuf, et aussi que je trouve deux secondes pour mettre ca en place. Je previens quand meme les ames sensibles et les frileux : la vue de ce powerpoint risque de vous frustrer enormement et vous faire me detester encore un peu plus, si la longueur de mes mails n’avait pas deja reussi a vous mettre dans cet etat d’esprit. Si vous ne voulez pas le recevoir, faites-moi signe, et je vous epargnerai cette souffrance, malgre mon sadisme legendaire.