30 mars 2007

Amazing Thailand

Salut a tous !

En cette période de nouvelle année, je vous souhaite a tous, toutes, ainsi qu’aux autres une excellente année du Cochon !

Promis, c’est la dernière fois que je présente mes vœux pour la Nouvelle Année, même si je pourrais continuer le mois prochain, vu que nos voisins thaïs et cambodgiens fêtent le Nouvel An au printemps, en vertu d’un calendrier lunaire différent du notre. Bref, on s’en cogne, alors passons au gros morceau : mes vacances au Royaume du Sourire.

Je vous avais quitte avant le Têt (bon d’accord, je l’ai envoyé après, mais c’était rédigé avant… non mais !), fourbu mais content. Content, pour la simple et bonne raison que j’étais désormais en vacances, et que les vacances, c’est cool. Surtout vu l’ambiance de l’usine, avant fermeture du pays pour cause de Nouvel An. En gros, tous les clients veulent qu’on les livre avant de fermer, mais nous on est a la bourre sur tout, car avant de partir en vacances, on pense très fort a ces-dernières, au détriment d’une certaine efficacité… Et a tous ceux qui pensent que j’exagère : repensez en toute honnêteté a votre dernier mois de Juin. Maintenant, imaginez qu’au lieu de 5 semaines de vacances, vous en avez 2 dans l’année. C’est bon ? Et ben voila !

Vous l’aurez compris, la période avant le Têt, c’est la panade, et quand les vacances arrivent, on est bien content de quitter tout ces problèmes ! Pour ma pomme, le menu était copieux, avec 10 jours en Thaïlande, assorti de la promesse d’un isolement total : plus de clients mecontents, plus de fournisseurs attendant leurs paiements, plus de staff démobilisé, plus de cohue dans toute la ville pour les illuminations, etc. En trois mots comme en cent, c’était le pied total.

Tout a commence a Chiang Mai, qui est la capitale du Nord du pays. Elle est située a une centaine de kilomètres du Triangle d’Or, haut-lieu culturel sis sur les frontières Thaïe, Birmane, et Laotienne. Que du beau linge, en somme ! On est arrive assez tard le soir, après une visite pour le moins exhaustive du nouvel aéroport de Bangkok, et nous sommes installes dans une guest-house toute sympathique et charmante. Heureusement, ils avaient des chambres (enfin, une chambre) de libre, vu qu’il n’est pas possible de réserver, aventure oblige. Je voyageais avec Bijou, mon coloc qui fêtait son anniversaire en novembre, pour ceusses et celles d’entre vous qui ont bonne mémoire.

Des le lendemain, nous nous installâmes dans le petit jardin devant un solide petit-déjeuner (poulet curry) fleurant bon la gastronomie locale, et commençâmes a étudier nos options. C’est qu’on avait le choix du roi en matière d’activités ! Apres un rapide comparatif des horaires et quelques arbitrages sur le budget a consacrer, on s’est vite entendu pour essayer de découvrir les trésors culturels de la Thaïlande. C’est pourquoi nous nous sommes inscrits a un cours de cuisine, ainsi qu’un cours de massage. D’ailleurs, et c’était plutôt heureux, le cours de cuisine se déroulait le soir même. On est parti louer une moto, avec pour but l’un des temples les plus sacres de Thaïlande : le Wat Prathat Doi Sutep.

Je vous fais la minute culturelle vite fait : Il y a toute une légende sur la fondation du temple, qui comprend l’omoplate de Bouddha, un moine somnambule, des rois rivaux, et un éléphant blanc. Et si vous voyez pas le rapport, vous n’avez qu’a lui dire que j’ai plus de genou. Je vous avais prévenu, que j’allais le faire vite fait ! Pour plus d’infos, vous avez qu’a aller consulter votre encyclopédie fétiche. Ce temple se trouve donc a flanc de montagne, a une quinzaine de kilomètres du centre, d’où la moto. Apres avoir négocié des obstacles aussi périlleux que la recherche d’une station service et la conduite a gauche, nous arrivâmes a bon port, et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est a couper le souffle !

Non pas que c’est joli – enfin si, ca l’est – mais pour accéder au temple, il faut avaler la bagatelle de 300 marches ! C’est vrai que c’est pas énorme, une volée de 300 marches, mais nos petits poumons, tout encrasses par les cigarettes et la pollution Saïgonnaise, ont eu du mal a tenir le choc… Apres cette visite, ou on en a pris plein les yeux, on est revenu dans le centre, car nous tenions a notre cours de cuisine, sans compter qu’on avait un peu faim, aussi. Au passage, le chemin du retour était beaucoup plus fun : depuis le jour de ma première chute en tire-fesses, je trouve que la montagne, c’est quand même mieux dans le sens de la descente.

La, nous embarquâmes sur le cul d’un pick-up, direction les mille et une saveurs de la Thaïlande, qui font tourner les têtes, les sens, et les estomacs européens depuis Marco Polo, au moins. C’était extrêmement intéressant, mais j’ai connu une petite mésaventure qui m’a complètement gâché le plaisir de manier mon wok… En fait, mon solide petit-déjeuner, couleur locale et tout et tout, est revenu me hanter au pire moment ! Je vous passe les détails techniques, mais je me sentais vraiment pas bien après le premier plat (un Pad Thaï) et même si j’ai continue a cuisiner, plus possible de gouter au fruit de mon labeur. Je vous joins quand même une petite photo qui fera la démonstration de tout mon talent, et vous conduira, j’en suis sur, a l’achat d’un wok dans les plus brefs délais, inspires que vous serez a la vue de cette maestria.

Le lendemain, on s’était inscrits a un mini-trek pour la journée dans les environs de Chiang Mai. Les possibilités d’activité en extérieur sont nombreuses, dans le coin – comme dans tout coin montagneux du monde, je suppose – et on avait le choix entre la promenade a dos d’éléphant (pour se la jouer Livre de la jungle… j’ai toujours adore Mowgli), du rafting (pour avoir une petite pensée pour Dam’s et Mano), la visite d’un village de minorités (pour le cote « routard-authentique-qui-visite-la-vraie-Thaïlande-pas-comme-ces-touristes-de-base-qui-vont-a-Phuket-ces-cons »), et la descente de rivière sur radeau en bambou (pour rien foutre ; ca change). Devant cet éventail d’options, il nous a fallu faire des choix cornéliens, et le processus de décision fut un véritable crève-cœur. Et après moult délibérations, on a choisi de tout faire, en une journée. On est comme ca, nous ! Des vrais oufs !

Vu que j’ai déjà a peu près tout dit sur le contenu de cette journée, je ne m’étendrai pas plus que nécessaire. Si vous voulez vous foutre de ma gueule, car ca fait longtemps que vous en avez pas eu l’occasion, vous pouvez m’imaginer me faire pincer les fesses entre deux bambous sur le radeau mentionne plus haut. Pas de grandes péripéties, comme vous pouvez le voir, mais une journée bien sympa et bien active. Ca fait toujours du bien. Et non content de ce programme Gargantuesque, nous avons continue sur notre lancée avec une réunion de boxe thaïe le soir même. C’était bien marrant, avec des thaïs contre des farangs (occidentaux), et on se laisse rapidement prendre par l’ambiance, une fois qu’on a suffisamment de bières dans l’estomac pour oublier la musique, répétitive et entêtante. Si vous ne vous en souvenez pas, sortez votre vieille console du grenier, et jouer a Street Fighter 2 contre Sagat : c’est exactement la même, tout le long de la soirée. Dépaysement et excitation garantis !

Et le petit plus de notre séjour a Chiang Mai nous attendait le lendemain. Encore un réveil de bonne heure, direction cours intensif de massage thaïlandais. Et oui, toujours soucieux d’en apprendre plus sur la culture locale, il nous a paru important d’apprendre les rudiments de cette technique millénaire et intimement liée au bouddhisme. C’était bien marrant de se tordre mutuellement dans tous les sens. Sur ce coup, Bijou a eu plus de chance que moi : il s’entrainait sur moi, après avoir eu la démonstration par la prof. De mon cote, j’ai du m’exercer sur la prof (pression de malade), et je me suis donc fait torturer par les doigts malhabiles du Bijou… Pauvre de moi ! Cela dit, c’était vraiment très très intéressant, et on est désormais capable de dispenser un massage d’une heure, aux multiples vertus. Avis aux amateurs ! (euh… -trices, plutôt)

Le soir, et bien… on a fait un petit peu la fête, tout en étant raisonnable car on devait partir a Phuket le lendemain. Bon, en fait, on a pas été raisonnable du tout, mais on avait commence tellement tôt et fort qu’on a pas vraiment fait long feu ! Et pour tout vous dire, on s’est même paye une bonne tranche de rire, saouls comme des polonais, a déambuler (« titubuler », plutôt) dans le marche de nuit et a négocier de bon cœur avec les commerçants. Je sais, je devrai avoir honte…

Le lendemain, je me réveille, boucle mon sac et pars prendre mon petit-déjeuner, vu qu’il fallait rendre la chambre a 10h. Le Bijou me suit de près (11h30), et devant un solide petit-déjeuner (œufs, bacon, pommes de terre, faut pas déconner non plus), nous échafaudons nos plans pour Phuket, puis Ko Phi Phi. C’est la qu’on regarde nos billets d’avion, pour se rendre compte qu’il partait dans 5 minutes ! Petite confusion bien naturelle entre notre aller et notre retour de Phuket, entre 11h et 13h, bref, passons, vous voyez le topo. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, on change le programme du tout au tout : ca sera Ko Samet, via Bangkok. Au final, l’opération est juteuse, puisqu‘on économise le trajet vers et depuis Phuket. En effet, la liaison se fait en bus, dans la journée, depuis Bangkok, en passant par l’inénarrable Pattaya (on ne s’est pas arrêté, je vous rassure). On a donc saute dans le premier vol, puis dans le premier bus, puis dans le premier taxi, le tout pour un temps d’attente cumule de 20 minutes ! On aurait voulu le faire expres qu’on n’y serait pas arrives !

Apres une escale a Rayong, qui n’a absolument rien d’intéressante, si ce n’est l’absence quasi-totale d’étrangers, nous nous sommes remis en route : on a saute dans la première navette, puis dans le premier bateau, et nous arrivâmes sur l’ile. Rien de notable, puisque j’ai été malade des le lendemain, pris dans l’étau d’une insolation et d’une infection pulmonaire. Le cote positif, c’est que j’ai pu me ré-arrêter de fumer, série en cours. A part ca, plage, billard, films, et plus généralement : glande. J’ai profite de ma petite faiblesse pour envoyer quelques carte postales. Elles ont du arriver a bon port, depuis le temps.

Apres cet intermède, on a fait le chemin en sens inverse (en une journée, cette fois), direction Bangkok, la Cite des Anges. On retrouvait quelques potes de Saigon, en vacances comme nous, pour faire la fête dans ce haut lieu de la délure, avec l’ambition de faire un maximum de shopping. C’est pas pour dire, mais rien que pour ca, c’est quand même sympa d’être dans un endroit moderne ! A nous le MBK, Patpong, et le Bouddha Couche ! On a applique le triptyque habituel en vigueur lors de visites de toute capitale digne de ce nom : sightseeing, shopping, partying ! Autant dire que toutes ces missions furent remplies, et plutôt trois fois qu’une ! On a pu voir les monuments principaux de la ville, qui ont le bon gout de ne pas être trop éloignés les uns des autres ; on a dépensé a peu près tout ce qu’on avait en fringues de marque et autres t-shirts a messages ; on a peint la ville en rouge, comme disent les anglophones, de Patpong a Soi Nana, tout en fréquentant les lieux de détente de la communauté expat’ locale. Cette mission a Bangkok fut un franc succès et je compte bien approfondir certains points lors d’un prochain séjour.

De retour a Ho Chi Minh, pas le temps de se reposer, car je fêtait mon anniversaire le week-end suivant. Et bien, ce fut assez intéressant, et surtout très calme. En fait, je me réserve pour les 30 ans, quand j’aurai enfin conquis mon titre de vieux prout. Pas beaucoup a raconter, et même si il y avait a dire, personne ne se souvient de ce qui s’est passe, donc ca ne sert a rien de s’épancher. Sachez que j’ai bien aime tous vos messages, plus nombreux que l’an dernier… Ca fait plaisir de voir qu’on ne vous oublie pas, malgré les milliers de kilomètres, les 5 heures de décalage horaire, et une quantité ineffable de points d’avance en championnat pour l’OL. Merci a vous.

Je vous laisse – enfin si vous êtes arrives au bout de ce mail – et vous souhaite une nouvelle fois une bonne année.

Dans le prochain épisode, un énorme cliffhanger : quand vais-je me faire opérer du genou ?